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L’économie malienne en attente de relance sous IBK : Les compatriotes subissent l’effet de Damoclès !
Publié le jeudi 14 avril 2016  |  Le Progres
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© aBamako.com par Androuicha
Visite du président IBK en 4e région: Inauguration du château d`eau de la ville de Macina.
Macina dans le cercle de Macina dans la région de Ségou, le 08 décembre 2015. Dans les activités marquant sa visite effectuée en 4è région, le président Ibrahim Boubacar KEITA a procédé à l`inauguration de l`ouvrage de fourniture d`eau potable de la ville de Macina.




Jamais un régime n’a été sous le coup d’accusation de ses populations. Ces dernières qui croyaient tourner les douloureuses pages de la crise de l’occupation doivent prendre leur mal en patience pour voir la relance de l’économie locale. Entrepreneurs, commerçants, vendeuses de condiments au marché attendent impatiemment la relance de l’économie locale qui se fait toujours attendre.
Si le pouvoir se targue d’avoir une macro économie qui se porte en forme, force est de constater que la microéconomie qui soutient l’économie locale laisse à désirer. La majorité des concitoyens qui vivent de cette économie locale, attendent depuis belle lurette sa relance par les autorités. C’est toujours l’attente. En attendant, le panier de la ménagère en fait les frais de cette situation peu confortable. En faisant un tour dans nos marchés vous êtes frappés par le manque de la clientèle devant les commerces ou vendeuses de condiments. Les propos de ce commerçant d’articles divers frisent avec la réalité : « nous passons des journées entières à scruter la venue de potentiels clients pour payer nos produits mais en vain. Non seulement les clients manquent et quelques-uns qui viennent retournent sans rien payer. Après avoir marchandé, ils retournent sur leurs pas arguant que les produits sont chers et ne sont pas à leur portée. On ne les en veut pas, car la crise est là. Si les autorités ne font rien pour dénouer la situation, les petits entrepreneurs disparaitront des écrans et le pays va en pâtir ». Même son de cloche chez cette vendeuse de condiments au Marché Bomboli en commune II du district de Bamako : « auparavant je finissais de vendre mes condiments avant 11h00. Toutes celles qui arrivaient après cette heure trouvaient mon étal fermé. Aujourd’hui, je passe presque une bonne partie de la journée sous écouler la moitié des condiments. C’est la décadence chez nous vendeuses de condiments. Nous ne savons où se donner la tête, la crise est présente », a dit en soupir notre interlocutrice. Ce banquier de la place déplore la crise économique en ces termes : « le secteur bancaire souffre de plus de cette crise économique que connait le pays. Les dépôts d’argent se font rares. Ceux qui plaçaient des sommes de 10 millions avant la crise arrivent à peine à placer 4 millions voire 5 millions. Ceux qui étaient dans la fourchette de 40 à 80 millions ont régressé en revenant dans la fourchette de 10 à 20 millions de nos francs. Cette situation est due à la crise socioéconomique qu’a connue le pays et jusque-là, on n’est pas parvenue à la juguler. Si la situation évolue de la sorte, on peut craindre une crise bancaire aux conséquences fâcheuses dans notre pays. Il revient aux autorités à trouver la solution avant que la situation ne s’empire », a martelé notre banquier. Comme vous pouvez le constater, la crise économique est loin d’être jugulée par le régime en place. Quoi qu’on dise les citoyens maliens dans leur majorité souffre de cette crise. Ceux qui exercent des activités libérales tels que les artisans, les entrepreneurs, commerçants … sentent de plus la crise. Partout, des gens poussent des cris de détresse afin qu’on les vienne à l’aide. Toutes les localités du pays vivent le phénomène à des degrés divers avec une toile de fonds au panier de la ménagère touché de plein fouet. Les prix de denrées de première nécessité ne cessent de grimper dans l’indifférence totale du pouvoir en place qui se complait à dire que tout va bien. C’est le lieu d’interpeller les autorités du pays à jeter un œil sur le citoyen lambda qui souffre beaucoup de cette crise. Cela s’appelle relance de l’économie malienne. Par Hassane Kanambaye
Source: Le Progrès
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