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L’Assemblée nationale : L’eau l’électricité et la mise en œuvre de l’accord en vedettes
Publié le dimanche 24 avril 2016  |  L’Essor
Première
© aBamako.com par mouhamar
Première session de la nouvelle législature
Bamako, le 22 janvier 2014 à l`hémicycle. Les nouveaux députés issus des dernières législatives étaient en session extraordinaire pour l`élection du président de l`assemblée nationale et la composition des groupes parlementaires.Photo: Assemblée Nationale du Mali.




Ces sujets qui sont en prise directe avec le quotidien des Maliens étaient hier au centre de la séance de questions d’actualité Le problème d’eau et d’électricité et les difficultés de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation sont les deux questions d’actualité sur lesquelles les députés ont entendu hier le gouvernement.
C’est le ministre de l’Energie et de l’Eau, Mamadou Frankaly Kéita qui répondait aux questions pour le premier sujet alors que cinq ministres étaient sur le banc du gouvernement pour le deuxième sujet compte tenu de sa transversalité : Hamadoun Konaté (Solidarité, Action humanitaire et Reconstruction du Nord), Mohamed Ag Erlaf (Décentralisation et Réforme de l’Etat), Zahabi Ould Sidi Mohamed (Réconciliation nationale) et Tiéman Hubert Coulibaly (Défense et Anciens combattants).

Sur ces deux sujets, les élus de la nation (majorité et opposition) ont interpelé le gouvernement sur les difficultés quotidiennes aux quelles les populations font face en ce moment. Ils ont soulevé les problèmes d’eau et d’électricité en cette période de grande chaleur. Pour nombre d’élus, il est inacceptable qu’en 2016 encore, des gens manquent d’eau potable dans la capitale. En plus du problème d’accès, l’eau consommée par la majorité des Maliens ne serait pas de bonne qualité.

Les élus ont aussi interpelé le ministre sur l’absence ou l’état défectueux des adductions d‘eau dans plusieurs localités du pays. Une situation qui oblige les femmes à parcourir des centaines de kilomètre à la recherche d’eau.

Quelles sont les dispositions pratiques envisagées par le département pour mettre fin au calvaire des populations ? Pourquoi malgré tous les moyens financiers injectés dans le secteur, le problème persiste t-il ? Quels sont les résultats apportés par la reforme du secteur de l’eau ? Voilà entre autres questions posées par les élus de la Nation.

Pour ce qui est de l’électricité, les députés ont voulu savoir les raisons des coupures intempestives auxquelles les Maliens font face depuis des semaines. Certains ont fait remarquer que sans électricité n’y a pas de sécurité encore moins de développement. D’autres ont demandé pourquoi les factures continuent de gonfler alors que le prix hydrocarbures ne cesse de baisser.

Les interruptions de courant actuellement observées sont-elles de simples coupures ou s’agit-il d’un programme de délestage qui ne dit pas son nom ? L’AMADER ayant montré ses limites pourquoi n’envisage-t-on pas une autre solution pour l’électrification rurale ?

Dans ses réponses le ministre de l’Energie et de l’Eau a expliqué que le problème global des pénuries se situe à deux niveaux : l’insuffisance des investissements et le manque de financement.

En ce qui concerne l’eau Mamadou Frankaly Kéita a rappelé que le gouvernement avait adopté en 2000 un schéma directeur pour Bamako et environs qui devrait permettre d’avoir de l’eau à suffisance à partir de 2010. Malheureusement, les bailleurs de fonds n’ont pas suivi exigeant au préalable des reformes. C’est à partir de là qu’une autre étude a été menée et qu’un schéma directeur a été adopté suite à la réforme du secteur qui a vu la séparation des secteur de l’eau et l’électricité et la création de deux sociétés : la SOMAPEP et la SOMAGEP. La situation actuelle de pénurie s’explique par le retard accusé pendant dix ans.

Le ministre de l’Energie et de l’Eau a précisé qu’aujourd’hui, malgré la réalisation de stations compactes dans certains quartiers de Bamako, il y a un déficit cumulé de 50 millions de litres par jour pour les abonnés raccordés à la SOMAGEP.

Le ministre s’est réjoui du retour des bailleurs de fonds avec le financement de la première tranche du projet de Kabala à hauteur de 170 milliards de Fcfa. Avec la réalisation de ce projet, les Bamakois ne manqueront plus d’eau à partir de la fin 2018.

En attendant pour gérer l’urgence, les autorités ont pris des dispositions avec les distributions d’eau dans les quartiers à partir de camions citernes, la réalisation de forages et l’augmentation du nombre des stations compactes.

En ce qui concerne l’électricité, le ministre assure qu’il n’y aurait pas eu de problème à Bamako cette année n’eût été le décès du chef de projet qui devait faire la révision de la station de Darsalam et la réhabilitation de la centrale du barrage de Sélingué. Ce dernier a perdu la vie dans l’attaque du Radisson. Son remplaçant est arrivé cette semaine et va se mettre rapidement au travail afin que les mois de mai et juin se passent sans problème.
Répondant à la question relative à l’AMADER, Mamadou Frankaly Kéita dira que le problème se situe au niveau du coût de production qui est très élevé par rapport à la rentabilité. Le thermique n’étant le fort des zones rurales, il y a en projet des initiatives pour le combiner avec le solaire. Plusieurs financements sont en attente dans ce cadre pour la couverture de plus de 100 localités en électricité.

Les difficultés de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation étaient le deuxième sujet abordé hier à l’Hémicycle. Les députés ont évoqué entre autres, le non respect du chronogramme pour rendre effectifs le cantonnement et le processus de DDR, le timide redéploiement de l’administration dans les régions du Nord, la question du retour des refugiés. Mais la question cruciale reste l’insécurité.

C’est le ministre de la Solidarité et de la Reconstruction du Nord Hamadou Konaté qui a répondu à cette série de questions. S’agissant de l’état de mise en œuvre de l’Accord, il dira que des avancées ont été obtenues, en évoquant la mise en place des dispositifs institutionnels chargés de la coordination des activités. Du Comité de suivi de l’Accord, à l’installation des Agences de développement régionales avec dotation, la nomination des gouverneurs des régions de Ménaka, Taoudéni et Kidal et l’adoption de projet de loi sur l’installation des autorités intérimaires. Pour Hamadoun Konaté, la mise en place prochaine du mécanisme opérationnel de coordination, la relecture de la loi électorale et la révision de la Constitution permettront de faire un grand bond en avant.

En matière de défense et de sécurité, le ministre s’est réjoui du fait que depuis la signature de l’accord d’Anéfis aucun affrontement direct n’a eu lieu entre les différents protagonistes. Mieux, des patrouilles mixtes ont commencé à se déployer. Aujourd’hui, 24 sites ont été identifiés pour le cantonnement et les listes pour l’intégration sont en passe d’être approuvées.

En matière de développement économique et social, tous les projets ont redémarré à l’exception du chantier du barrage de Taoussa. Reconnaissant qu’il reste encore beaucoup à faire, le ministre Konaté a indiqué que la mise en œuvre de certains projets suppose un accord durable et une réconciliation définitive.

L. ALMOULOUD
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Source: Essor
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