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En prélude au Ramadan : Le trop plein de produits de consommation
Publié le mercredi 11 mai 2016  |  L’Informateur
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© aBamako.com par Androuicha
Journée de la solidarité 2014 de la Fondation Orange Mali
Bamako, le 28 octobre 2014 au siège d`Orange Mali. La Fondation Orange Mali a procédé à la cérémonie de remise de dons aux différentes associations de la société civile à l`occasion de sa 3è édition de la journée de la solidarité.




Il y a suffisamment de stocks concernant les produits de première nécessité. Donc ? Il serait inutile de voir les prix s’augmenter à niveau inacceptable durant ce mois béni de Ramadan.

C’est le constat général qui s’est dégagé à cette traditionnelle réunion du Conseil National des Prix (CNP), qui se tient à chaque trimestre. Ainsi, sur invitation du ministre Abdoul Karim Konaté, ont répondu présent quelques opérateurs économiques, appelés commerçants grossistes, à savoir Modibo Keita du groupe GDCM, Oumar Niagadou dit pétit Barou de la Société SODIMA et Amadou Djigué. Etaient également présents, les commerçants détaillants à travers leurs Secrétaire Général, l’ASCOMA, l’UNTM, le Conseiller Technique du ministre de l’Economie et des Finances Modibo Maiga, quelques membres du cabinet du ministère de commerce et de l’industrie et les hommes des médias.

L’honneur est revenu au Ministre de prendre en premier la parole pour situer la rencontre dans son contexte. S’agissant de ces produits sur le marché, Abdoul Karim Konaté assure l’auditoire d’une maîtrise adéquate de la situation. De ce fait, le riz importé à grande consommation est vendu au détail entre 320 et 375F CFA/Kg. Celui du riz local varie entre 350 et 450F CFA/Kg. Ce qui fait que le stock disponible sur le territoire national est évalué à 59 676 tonnes, donnant une situation supérieure au seuil d’alerte à 43 350 tonnes.

Quant au sucre, son prix par détail est compris entre 375 et 500F CFA/Kg. A ce niveau, le stock disponible sur l’ensemble du territoire national est de 117 600 tonnes, soit pour une consommation de 254 jours. Celui-ci est largement supérieur au seuil d’alerte avec 20 642 tonnes Par rapport au lait en poudre, le prix du Kg par détail est compris entre 2 200 et 3000F CFA, avec un stock de 1 851 tonnes sur le territoire national. Ce stock est largement supérieur au seuil d’alerte d’un tonnage de 744.

Pour l’huile alimentaire, le prix par détail est compris entre 600 et 800F CFA/litre. Le stock disponible à ce niveau est estimé à 20 024 tonnes, soit 74 jours de consommation nationale. Ce stock est largement supérieur au seuil d’alerte avec 2 532 comme tonnes. Dans le même registre, le prix de la farine de blé par détail est arrêté entre 250 et 450F CFA/Kg Celle-ci à 7 356 tonnes comme stocks disponibles, soit 63 jours de consommation nationale. Ce chiffre est supérieur au seuil d’alerte évalué à 699 tonnes.

S’agissant de la viande avec os, elle est vendue par Kg entre 1800 et 2500F CFA. Pour cela, les prix de la viande du bœuf avec os et sans os est respectivement fixé à 2 000 et 2 300F CFA/Kg sur la plupart des marchés du District de Bamako. Ce prix presque abordable et à la porté d’une majorité de la population, s’explique par les efforts consentis par les acteurs de la filière bétail-viande. Ces efforts ont pu être obtenus grâce à l’accompagnement du ministère en charge de commerce et de l’industrie. Egalement les prix et les stocks des hydrocarbures restent relativement maîtrisables sur toute l’étendue du territoire nationale. Et des efforts ont se poursuivre pour maintenir la situation dans ce sens.

Prenant à tour de rôle la parole pour exprimé leurs opinions, l’ensemble des participants trouvent très salutaire la démarche du ministère de commerce et de l’industrie. Chacun à ce qui le concerne sort très optimiste de cette réunion. L’UNTM par son Représentant a tiré chapeau au Ministre Abdoul Karim Konaté pour sens élevé d’écouté à leur problème et surtout par la qualité rédaction du rapport de la réunion précédente. Par sa vocation de syndicaliste, l’UNTM n’est pas l’habitude de remercier une structure de l’Etat, de surcroit un Département ministériel. Mais, après ce constat appréciable, elle vient de le faire, chose rare dans son vocabulaire.

Diakalia M Dembélé
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