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Marche de l’opposition : Un concentré de revendications socio-politico-economiques, carburant de la mobilisation
Publié le lundi 23 mai 2016  |  L’Essor
Marche
© aBamako.com par Momo
Marche de l’opposition
Bamako, le 21 mai l`opposition a organisé une marche




Les partis politiques de l’opposition exigent pêle-mêle l’organisation des assises nationales pour la refondation de l’État ; le retour de l’ancien président Amadou Toumani Touré une meilleure dotation des FAMAs en moyens, l’allègement de la souffrance quotidienne des ménages ; la fin de la gestion patrimoniale de l’État…

Le doux climat qui enveloppait la capitale le week-end dernier suite la forte pluie du jeudi a été quelque peu réchauffé par l’effervescence politique avec l’imposante marche organisée par les partis politiques de l’opposition.
Initialement programmée pour le 23 avril dernier puis suspendue en raison de la convalescence du président de la République à Paris, « la marche pour le Mali » s’est finalement tenue samedi. L’initiative de la dizaine de formations politiques de l’opposition a été soutenue par des organisations de la société civile et des organisations professionnelles.
C’est vers 09h15 mn, Place de la liberté que côte-à-côte au devant de plusieurs manifestants (15.000 ou 16.000 selon un organisateur tandis que le commissariat du 1er Arrondissement parle de 2000 à 2500 marcheurs) que Soumaïla Cissé, le président de l’URD et chef de file de l’opposition, Tiébilé Dramé du PARENA, Oumar Hammadoun Dicko du PSP, Daba Diawara du PIDS, Djibril Tangara de la FCD, Souleymane Koné des FARE, Sadou Diallo du PDES et bien d’autres leaders de l’opposition ont donné le départ de la marche en direction du monument de l’Indépendance en passant par la place OMVS.
Les exigences de l’opposition sont nombreuses. Elle demande au gouvernement l’organisation des assises nationales pour la refondation de l’État ; le retour de l’ancien président Amadou Toumani Touré pour une vraie réconciliation nationale ; la fin de la dilapidation des ressources publiques ; la promotion de l’emploi des jeunes ; une meilleure dotation des FAMAs pour la défense de l’intégrité du territoire et la sécurisation des personnes et de leurs biens ; une gestion transparente des ressources allouées aux FAMAs.
Et ce n’est pas tout. L’opposition exige « l’allègement de la souffrance quotidienne des ménages » ; « la fin de la gestion patrimoniale de l’État » ; « une meilleure présence de l’État et de ses démembrements (éducation, santé, administration…) sur toute l’étendue du territoire national et le retour au dialogue pour contenir un malaise social grandissant.
Tout le long du parcours, les marcheurs ont scandé des slogans hostiles au régime, reprenant les mots d’ordre inscrits sur les énormes banderoles.
A la fin de la marche, le chef de file de l’opposition a fait une déclaration : « Nous sommes là parce que ça ne va pas ! Et pourtant nous avons alerté ! Sans cesse alerté ! Oui nous avons toujours dénoncé toutes les dérives qui caractérisent la gouvernance de notre pays ! Et pour toute réponse nous avons eu le mépris des autorités et la diffamation publique nous avons été traités d’apatrides, de « hassidi » ! », a dénoncé Soumaïla Cissé.
Et de poursuivre : « Notre pays est en terribles souffrances sociales, en persistances déviantes affairistes, en misères économiques grandissantes et en méfiances inquiétantes de la communauté internationale et des investisseurs ».
Pour Soumaïla Cissé, « plus de 30 mois d’immobilisme, voire de recul ont anéanti l’espoir, le bonheur et l’honneur tant promis. Or, notre peuple n’aspire qu’à la paix, à la quiétude dans la solidarité et le partage. C’est pourquoi nous avons invité les Maliennes et les Maliens de tous bords, ce matin à la Marche pour le Mali pour faire entendre le cri de désespoir de notre peuple. Le cri du peuple est notre cri à tous et c’est ensemble que nous devons désormais nous engager au chevet de notre pays pour le bien-être des populations, au-delà de tous les clivages politiques ».
L’orateur a par ailleurs informé les milliers de manifestants que les Maliens de France devaient organiser un sit-in le même samedi dans l’après-midi devant l’ambassade du Mali à Paris.
Auparavant, le président du PARENA, très en verve avait martelé que «le peuple souffre, le peuple est humilié et quand le peuple est mécontent c’est comme ça qu’il manifeste. La manifestation d’aujourd’hui est un immense succès démocratique, c’est un immense succès politique ».
Tiébilé Dramé ajoutera que « ce régime d’IBK est un fiasco et que ses dirigeants sont atteints d’autisme, c’est pourquoi ils n’entendent pas la souffrance du peuple », avant de brandir un carton jaune en guise d’avertissement.
Du côté des organisations de la société civile ayant pris part à la marche, la satisfaction était au rendez-vous. Le coordinateur national de la Plateforme « Ras-le-bol », Mamadou Sissoko dit « Papmam » a dit se reconnaître dans la défense de certains sujets du rassemblement de l’opposition comme la cherté de la vie, les problèmes d’eau et d’électricité, la gabegie, la mauvaise gouvernance.
« Nous sommes très satisfaits parce que l’appel que nous avions lancé à l’ensemble de nos camarades et à nos adhérents a été entendu. Des milliers de Maliens sont sortis aujourd’hui pour venir s’exprimer et montrer que l’amertume est là, que ça ne va pas, nous sommes très fiers de notre participation».
Quelques mètres plus loin, le ton n’était pas fondamentalement différent. Affichant une détermination de battante, la présidente de l’association « Gnouman-Kè » (faire du bien en langue nationale bambara), Mme Diop Adam Niamé Bah a confié : « Je ne suis ni de la majorité ni de l’opposition. Je suis sortie pour réclamer mon Kidal. Rien ne bouge dans le pays, il n’y a pas de charbon et le gaz est pratiquement introuvable, bref la vie est chère. Les autorités doivent faire quelque chose ».
La marche était encadrée par un important dispositif de sécurité et c’est aux environs de 11heures qu’elle s’est achevée sans incidents.
M. SIDIBÉ
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L’Essor N° 17187 du 17/5/2012

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