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Sommet humanitaire mondial d’Istanbul : definir de nouvelles strategies contre les risques encourus par les populations
Publié le lundi 23 mai 2016  |  L’Essor
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© Présidence par Presidence
Le président Ibrahim Boubacar Keïta en Turquie




Les dirigeants du monde inviteront à une amélioration de l’assistance humanitaire pour une meilleure gestion des crises humanitaires qui sévissent dans le monde. Ils échangeront sur les mécanismes de prévention de ces phénomènes à mettre en œuvre

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, est arrivé samedi sous un temps pluvieux et frisquet à Istanbul, la mégapole économique et culturelle de la Turquie, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis près de trois décennies. Cette ville au style architecturale séduisante respire la modernité.
Sur les bords du Bosphore (à Istanbul), un détroit qui communique la Mer noire à celle de Marmara, le chef de l’Etat prendra part au premier sommet humanitaire mondial des chefs d’Etat et de gouvernement qui s’ouvre ce matin.
Le président Ibrahim Boubacar Keïta est accompagné de son épouse Mme Keita Aminata Maïga. Certains membres du gouvernement, notamment les ministres de la Solidarité de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, Hamadoun Konaté et du Commerce et de l’Industrie, Abdel Karim Konaté, sont également du voyage.
La rencontre humanitaire mondiale à laquelle est attendue la participation de plus de 80 pays et une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement tentera de définir de nouvelles stratégies pour mieux répondre à l’urgence humanitaire liée aux conséquences des conflits et catastrophes naturelles, entre autres. Ce sommet mondial pourrait constituer un tournant majeur dans la gestion des crises humanitaires qui représentent un véritable casse-tête à l’échelle planétaire.
Les responsables d’organisations humanitaires s’indignent des crises humanitaires qui sévissent dans le monde, notamment dans les pays confrontés à des conflits internes et autres tragédies comme le nôtre. Ils ne cessent d’interpeller les décideurs du monde sur ces crises humanitaires. Pour rappel, des milliers de nos compatriotes vivent toujours dans des camps de réfugiés dans des pays voisins depuis l’éclatement de la crise en 2012.
Il ressort du rapport du secrétaire général des Nations unies, pour le premier sommet mondial humanitaire que les guerres et autres conflits internes entrainent une souffrance humaine et une instabilité politique dans nos pays. Il faut donc agir et vite pour améliorer l’assistance humanitaire dans le cadre de la prise en charge des personnes en situation de crise humanitaire sur la planète terre.
De nombreux pays sont concernés, soit directement ou indirectement, par des situations humanitaires catastrophiques qui interpellent la conscience humaine. Il faut que les pays s’inscrivent dans une dynamique de coopération sincère pour apporter une réponse globale à la question des crises humanitaires.
Le premier sommet humanitaire mondial tentera donc de sonner l’alarme sur les risques encourus par les populations dans cette situation. Selon des statistiques mondiales, plus de 145 millions de personnes vivent une crise humanitaire et chaque semaine la situation s’aggrave.
Dans ce climat de crise humanitaire, nombre de pays redoutent des conséquences un peu plus sérieuses sur la qualité de vie des populations en situation de crise humanitaire. Des mesures efficaces, pensées à l’échelle globale, s’imposent de la part des dirigeants du monde pour mieux cerner les crises humanitaires. La Turquie de Recep Tayyip Erdogan, pays hôte du sommet, en est bien convaincue. A Istanbul les dirigeants du monde dont le président Ibrahim Boubacar Keïta auront des propositions intéressantes à faire pour l’amélioration de l’assistance humanitaire en faveur des personnes en situation de détresse.
Sur les crises humanitaires, il y a eu certaines négociations politiques intergouvernementales en vue d’agir sur les risques des conflits et catastrophes. Ces concertations doivent amener les pays à s’inscrire dans une posture d’amélioration des politiques de développement durable, de prévention des conflits et catastrophes. Ce défi immense requiert le leadership politique des chefs d’Etat et de gouvernement mais aussi l’implication des organisations humanitaires et autres acteurs de la société civile.
Au cours de ce premier sommet humanitaire, le chef de l’Etat aura un agenda hyper chargé. Il participera à des tables rondes de haut niveau sur les catastrophes naturelles et les changements climatiques pour une gestion différente des risques et des crises et l’exercice des responsabilités politiques pour mettre fin aux conflits. Il coprésidera avec le Premier ministre néerlandais, la table ronde sur le thème : changer la vie des populations de la fourniture d’une aide à l’élimination des besoins. En outre, Ibrahim Boubacar Keïta aura également un tête-à-tête avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Les deux personnalités s’apprécient bien et discuteront certainement de questions stratégiques au plan international et de notre coopération embryonnaire mais prometteuse.
En marge du sommet humanitaire mondial, la Première dame Mme Keita Aminata Maïga assistera, sur invitation de l’épouse du président turc Emine Erdogan, à l’inauguration du marché d’artisanat et de la maison de la culture africaine à Ankara, à l’occasion de la journée de l’Afrique.
Envoyé spécial
B. DOUMBIA
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