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Suite aux surfacturations d’EDM S.A : L’Etat malien doit s’inspirer de la Côte d’Ivoire
Publié le mardi 24 mai 2016  |  La Sentinelle
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© Autre presse par DR
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C’est beaucoup plus dans le souci de réparer une injustice que le président ivoirien a décidé de rembourser les surfacturations dont s’est rendue coupable la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE). Les mêmes causes doivent produire les mêmes effets au Mali, car ici, EDM vole et triche !
Face à la grogne des Ivoiriens, le chef de l'Etat, Alassane Ouattara a procédé non seulement au gel, voire à l’annulation de l’augmentation tarifaire, mais aussi, ordonné le remboursement des trop-perçus par la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE). Ladite société a, en effet, et de manière exponentielle, augmenté les factures des abonnés souvent du simple au triple.
Et le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan a annoncé les modalités des remboursements en question : «Le concessionnaire du service public, à savoir la CIE, a été instruit à l’effet d’informer largement les populations sur les modalités pratiques de remboursement à compter de ce jour. Les montants des avoirs seront communiqués aux intéressés à partir du lundi 23 mai 2016». Voilà ce que l’on appelle la bonne gouvernance.
EDM S.A : le vol et l’arnaque organisés
Que ce soit avec le compteur classique ou ISAGO, la société EDM procède au vol. Et la technique consiste à fixer des paliers de consommation très superflus et à partir desquels commencent des augmentations expliquées certes, mais injustifiés.
Avec les compteurs ISAGO, les unités varient, selon la période de rechargement et le montant. En clair, 5.000 F CFA de crédit doivent donner les mêmes unités.
Ce n’est pas le cas à EDM S.A où un chat n’est pas forcément un chat. 5.000 F CFA, ça peut valoir 57; 60 ou 39 unités. De la magie ? Non du vol ! Et l’on tente de le justifier avec des tranches de consommation défiant les règles élémentaires de l’offre et de la demande. En somme, il est de notoriété, du moins dans les secteurs autres qu’EDM S.A, que plus l’on consomme, moins on paie. C’est tout le contraire ici.
Aussi, le tarif de l’éclairage public sur les factures varie, du moins sur les reçus. Il oscille entre 203 F CFA, 119 et 171 F CFA. Pourquoi une telle fluctuation pour des consommations fixes constantes ?
Les compteurs classiques
La même pratique est de mise avec les compteurs classiques. Il existe, en effet là-aussi des paliers allant de 05; 10; 15 ampères, voire plus. Et plus on consomme et plus on débourse…
Admettons que l’augmentation de l’ampérage s’explique par l’intensité du courant électrique fourni selon les besoins du consommateur. Il se trouve cependant que le compteur classique, qu’importe l’ampérage, tourne selon la capacité de la résistance. En somme, l’aiguille tourne plus ou moins vite et qu’importe l’ampérage, selon que vous utilisez un climatiseur ou une ampoule.
En clair, l’aiguille à elle- seule pointe efficacement la consommation. Elle roule plus vite pour un clim et moins pour une ampoule. En facturant donc d’un côté l’ampérage et de l’autre la consommation directe, EDM S.A fait deux profits au dépens du consommateur.
Voilà l’arnaque !
En clair, que ce soit avec ISAGO ou le compteur ordinaire, la classification par tranches est la base de l’escroquerie d’EDM S.A.
A défaut de rembourser les consommateurs, l’Etat doit s’appliquer à arrêter la pratique.
B.S. Diarra
Source: La Sentinelle
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