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Abattoir d’ânes de Sanankoroba : Le promoteur Moussa Diawara décide de fermer boutique
Publié le jeudi 26 mai 2016  |  Le 22 Septembre




Tout est bien qui finit bien. Après le tollé qui a suivi la visite des élus de Kati à l’unité d’abattage d’ânes de Sanankoroba, le promoteur de l’abattoir, Moussa Diawara, décide de fermer boutique. Il l’a annoncé à la presse hier, mercredi 25 mai 2016.

Moussa Diawara dit avoir pris cette décision après consultation de certains imams, dont Adam Sangaré de Magnambougou, qui fut l’un de ses maîtres coraniques, sur la légalité de ces abattages avec les règles musulmanes. En prenant cette décision, le promoteur Moussa Diawara, qui est un Malien de la diaspora chinoise patron de plusieurs sociétés, honore ainsi des propos qu’il avait tenus au cours de la visite des élus.

«Nous sommes des musulmans. Si l’on estime que ce n’est pas normal, nous allons arrêter» avait-il prévenu. En clair, aucun âne ne sera plus abattu dans cet abattoir et Moussa Diawara s’est même engagé à s’investir dans la sensibilisation auprès de ceux qui s’adonnent à des abattages clandestins d’ânes.

Approché, l’imam Sangaré a salué l’esprit de compréhension de Moussa Diawara. Avant de préciser que c’est bonne chose dans la religion que de revenir sur ses pas après avoir compris que l’on était dans l’erreur.

Une bonne nouvelle pour la petite population d’ânes du Mali, à la reproduction lente, et dont le rôle économique est on ne peut plus important dans notre pays. Un esprit de compréhension qu’il faut certes saluer, mais qui cache mal le mépris que certains de nos responsables administratifs ont pour les textes de la République.

En effet, Moussa Diawara, qui s’est toujours défendu des accusations de clandestinité, a bien été autorisé à s’installer dans ce travail, par plusieurs actes administratifs. Des actes pris en violation flagrante de la loi vétérinaire, qui interdit l’abattage d’ânes.

Il s’agit par exemple de la Décision N° 149 du 2 novembre 2015 portant autorisation d’implantation et d’exportation de la ferme d’embouche et d’aviculture de la Société Chinoise Malienne de Commercialisation des Produits Animaux (SCMPA SARL) au capital de 1 000 000 FCFA et d’autres rapports des services d’assainissement.

A ce niveau, n’y a-t-il pas lieu de situer les responsabilités, quand on sait que Moussa Diawara a perdu plusieurs dizaines de millions de FCFA (270, dit-il) dans l’installation de cette unité?

Yaya Samaké
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