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FOCUS: Gouvernorat du district de Bamako : encore une femme gouverneure
Publié le lundi 6 juin 2016  |  L’Inter de Bamako




Bamako, notre capitale, est en effervescence permanente, confiée sa gestion à un contrôleur général de police est une fuite de responsabilité des plus hautes autorités du pays. Tout le monde sait que Bamako est «mélangé», une policière décriée ne saurait relever le défi de la magouille du foncier et de l’insécurité. Le contrôle général de police, Aminata Kane, serait impliquée dans un réseau de trafic d’enfants entre Bamako et Paris et serait propriétaire d’une maison en France. Est-ce sa part de gâteau pour service rendu ?
Le scénario de 1991 risque de se répéter ; c'est-à-dire Bamako à feu et à sang, selon les conservateurs de notre tradition : lorsqu’un Coulibaly est ministre de la Défense, un Sako gouverneur (Mme Sako Aminata Kane), Bamako brulera pour la simple raison, les Sako sont les oncles de Mamary Biton Coulibaly, roi de Ségou, fils de Sounou Sako qui fabriquaient le plomb.

GINNA- Dogon : une force politique ou une association pour la promotion des cadres Dogons ?
Notre pays n’est pas à l’abri d’une guerre civile, le coup de semonce cette aventure meurtrière a été donné par la création de Tabital Pulako par Adam Bah Konaré, alors première dame du Mali. Et depuis, on a assisté à une pléthore d’associations de ce genre avec des objectifs qui se ressemblent dont Ginna-Dogon qui vient de loin mais ayant les objectifs que Tabital Pulako, récemment, c’est la rencontre des Soninkés d’Afrique qui fait son chemin.
La création de Tabital pulako a été suivie de la création des associations de patronymes (Touramakanchi, Diarra, etc.). Le gouvernement n’a jusqu’ici pas réagi mais laisse faire. La réalité est qu’aujourd’hui GINNA-Dogon serait sur le point de devenir une association pour la promotion des cadres dogons. Faites un tour dans les départements dirigés par les ministres de l’ethnie Dogon.
La preuve ? Elle est palpable. Une liste de cadres dogons a été remise au ministre de l’Education nationale. Quant à celui des Sports, allez savoir. De tels actes créent des sentiments de frustrations ou de haine dans la mesure où les pères de l’indépendance prônaient la compétence et le patriotisme. Notre pays est une entité plurielle.

Pour qui roule le Conseil national des jeunes (CNJ) ?
La jeunesse, dit-on, est le fer de lance de la démocratie. Malheureusement, cette assertion est battue en brèche par le comportement du Conseil national des jeunes (CNJ) inféodé à la mouvance présidentielle. Son illustration flagrante fut sa participation au meeting organisé pour la réconciliation nationale. Ce jour-là, les transports en commun, Sotrama, ramassaient les groupes de jeunes massés sur les artères pour des billets de 2.000 à 3.000 FCFA par jeune. D’où venait cet argent ? Lorsqu’une jeunesse offre ses services pour des strapontins, il faut prier fort ! Quel est le rôle du Conseil national des jeunes dans une démocratie gangrenée par la délinquance financière ?

L’école primaire de Niaréla : une cuisine pour les repas de fête
Notre pays est une nation en décomposition, tous les secteurs sont attaqués par l’homme ravageur qu’est le Malien. Certains Maliens insouciants de ce que demain sera remettent en cause le bien public. L’école publique de Niaréla est devenue la cuisine publique des riverains du quartier qui viennent préparer les mets pour les cérémonies de baptême, de mariage et de décès pour des raisons dit-on d’exiguïté de leur maison. Interloqué par les faits, plusieurs parents d’élèves ont transféré leurs progénitures dans d’autres établissements scolaires. Ne dit-on pas chez nous que poisson pourrit par la tête ?

La pouponnière de Bamako : la vache laitière pour la directrice et certains agents

S’il est une structure qui reçoit le plus de donation, c’est la pouponnière de Bamako. Depuis sa création, elle a toujours été dirigée par des femmes. Cependant, la pouponnière qui est au cœur des préoccupations de nos plus hautes autorités a été transformée par ses différentes directrices en un centre de collecte de dons. Les poupons de la pouponnière de Bamako vivent dans des conditions inhumaines (manque de nourriture). Les salaires de leurs berceuses dépassent à peine le Salaire minimum Interprofessionnel Garantie (SMIG) malien. Toutes les directrices de la pouponnière se sont bougrement enrichies sur les dons des poupons, nous apprend-t-on.
Source: L'Inter de Bamako
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