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Loi sur la promotion du genre : FANA adhère
Publié le mardi 7 juin 2016  |  L’Essor
ONU-FEMMES:
© aBamako.com par Momo
ONU-FEMMES: Forum des Femmes pour la Paix et la Sécurité
Bamako, le 3 Avril l`ONU-Femmes en partenariat avec la MINUSMA et le NDI a organisé le forum des femmes sur la paix et la securite à l`hôtel Salam.




En marge de sa revue annuelle des politiques et programmes 2015-2016, qui s’est tenue du 2 au 4 juin à Fana (voir article de M. F. Diabaté), le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a initié une conférence débat sur la loi 052 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives. La rencontre a eu pour cadre la grande cour du groupe scolaire Badjan Diakité de Fana. L’activité entre dans le cadre de la vulgarisation de ladite loi menée par le département. Elle a regroupé beaucoup de monde : élus locaux, femmes leaders, leaders politiques et notabilités et de nombreux citoyens. L’exercice était animé par Moussa Guindo, le conseiller technique juridique du ministère de la Promotion de la Femme, entouré par la directrice régionale de Koulikoro, Mme Haïdara Bernadette Keïta, et la directrice exécutive de l’Organisation panafricaine des femmes (OPF), Mme Kama Sakiliba.
Moussa Guindo a expliqué que la loi, qui comporte 4 articles, accorde désormais 30% des postes nominatifs et électifs aux femmes. Ce qui permettra à celles-ci de participer activement à la vie publique et à la construction de la démocratie dans notre pays.
Plus spécifiquement, les Maliennes vont désormais bénéficier de 30% au moins des nominations dans les institutions de la République ou dans les différentes catégories de services publics par décret, arrêté ou décision. La nouvelle loi détermine également les catégories électives, y compris les conditions dans lesquelles la recevabilité d’une liste de candidature est soumise à la proportion maximale de 70% de femmes ou d’hommes.
Le conférencier a évoqué les trois amendements apportés par l’Assemblée nationale avant son quitus. Le premier exige qu’à l’occasion de l’élection des députés à l’Assemblée nationale, des membres du Haut conseil des collectivités ou des collectivités territoriales, aucune liste d’au moins trois personnes, présentées par parti politique, groupe de partis politiques ou groupe de candidats indépendants, n’est recevable si elle présente plus de 70% de femmes ou d’hommes.
Le second précise que la présente loi ne s’applique pas aux élections au niveau des chefferies traditionnelles, des conseillers de village et de fraction, des associations religieuses, de culte ou à caractère confessionnel ou encore tout autre regroupement disposant de statuts et règlements qui lui sont propres. Le dernier amendement indique que les listes de candidature aux élections locales doivent respecter l’alternance des sexes de la manière suivante : si deux candidatures du même sexe sont inscrites, la troisième doit être de l’autre sexe.
Moussa Guindo a insisté sur le fait que les uns et les autres doivent comprendre qu’il ne s’agit pas, à travers cette loi, de favoriser les femmes mais de promouvoir le genre dans toutes les instances nominatives et électives. Par conséquent, cette loi ne concerne pas que les femmes. Il s’agit donc de voir dans quelle mesure les hommes et les femmes peuvent, de façon équitable, participer à la gestion de l’Etat.
Le décor ainsi planté, la parole a été donnée à l’assistance. Beaucoup d’intervenants, voulaient savoir comment le département allait faire appliquer cette nouvelle mesure. Plusieurs femmes ont demandé à être formées et davantage informées pour une meilleure application de la loi. Les débats ont montré que les femmes fondent des espoirs sur cette nouvelle mesure afin de faire de la promotion de la Malienne, de son autonomisation et de sa participation à la gestion de l’Etat et de sa communauté, une réalité.
A. TRAORE
(MPFEF)
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