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Commerce: Une batterie de mesures non tarifaires pour lever les obstacles
Publié le jeudi 9 juin 2016  |  Le 22 Septembre
CCIM
© aBamako.com par A.S
CCIM : la Foire de Fin d’année 2013 au Mali
Bamako, le 20 décembre 2013 au CICB. le ministre du Commerce, Abdel Karim Konaté, a procédé, à la coupure du ruban symbolique marquant l’ouverture officielle de la Foire de Fin d’Année organisée par la Chambre de commerce et d’industrie du Mali.




Organisée sous l’égide du ministère du Commerce et l’Industrie avec l’appui du Centre International pour le Commerce (ITC) la table ronde sur les mesures non tarifaires a été sanctionnée par une batterie de mesures visant à lever les obstacles sur le commerce entre le Mali et ses partenaires aux niveaux régional, international et mondial.

Opérationnaliser le Guichet Unique (GU) dont la mise en œuvre est en cours au niveau de la DNCC afin de centraliser la délivrance des documents commerciaux nécessaires à l’importation et à l’exportation, améliorer la communication et la dissémination de l’information sur les réglementations et procédures commerciales (internationales, régionales et nationales) notamment grâce à la création d’un portail en ligne pour les entreprises et renforcer la discussion au niveau de la CEDEAO et de l’UEMOA en ce qui concerne l’application effective des textes adoptés dans la sous-région notamment en matière d’inspection et de contrôle des marchandises, des droits et taxes, ainsi que de l’harmonisation des documents requis à l’exportation et à l’importation, telles sont les principales recommandations qui ont sanctionné la table ronde sur les mesures non tarifaires dont les travaux se sont déroulés le 26 mai dernier à l’hôtel Salam.

S’y ajoutent la réalisation d’une campagne de sensibilisation visant à informer les opérateurs des lois et dispositifs existants en matière d‘inspection et de contrôle des marchandises ainsi que des droits dont disposent les entreprises, le développement des systèmes de signalements des obstacles au commerce (téléphone et email) pour récolter les plaintes des opérateurs relatifs aux contrôles et procédures, commerciales tout en assurant le suivi et la publication de ces plaintes et le renforcement des programmes de lutte contre la corruption au niveau des agences impliquées dans le contrôle et l’inspection des marchandises aux frontières ainsi que les systèmes de sanction et de répression.

« Les résultat de l’enquête que nous vous présentons aujourd’hui font partie du domaine de création d’un environnement propice aux affaires. L’identification et la compréhension des obstacles au commerce sont, en effet, primordiales pour améliorer les performances commerciales d’une manière générale et les exportations en particulier. Si de nos jours l’information disponible sur les tarifs ont permis des réductions sans précédent pour l’accès aux marchés en développement, les mesures non tarifaires se révèlent beaucoup moins transparentes et il est beaucoup plus difficile d’évaluer leur impact sur le commerce » a souligné Franck Bonzemba, Responsable pays du Bureau pour l’Afrique à l’ITC (Centre International pour le Commerce) dans son adresse à l’ouverture des travaux.

Le représentant de l’ITC, organisme dont l’appui fut décisif dans l’organisation de l’atelier, a saisi l’occasion pour présenter brièvement sa structure. L’ITC, a-t-il laissé entendre, est une agence de coopération technique dont les deux parents sont l’Organisation Mondiale du Commerce et les Nations Unies. L’ITC est entièrement dédié à l’aide au développement.

Sa principale mission, a-t-il poursuivi, est d’apporter une assistance technique aux entreprises, aux agences de promotion des exportations et aux décideurs des politiques commerciales afin qu’ils puissent mieux bénéficier des avantages issus de l’intégration au commerce mondial que sont l’accroissement des exportations, la hausse des revenus générés par le commerce, les effets du commerce sur la création d’emploi, la réduction de la pauvreté et le développement.

Le Responsable pays au Bureau pour l’Afrique de l’ITC a terminé son intervention non sans remercier auparavant le gouvernement britannique (DFID) pour le soutien financier qu’il apporte à ce projet et tous les partenaires du Mali, notamment le ministère du Commerce pour son implication dévouée tout le long du projet et en particulier M. Ichrach, l’APEX-Mali pour son soutien et ses conseils, en particulier, Abdoulaye Sanoko, son Directeur Général.
Ouvrant les travaux de l’atelier, le Secrétaire Général intérimaire du ministère du Commerce et de l’Industrie, Adama Satigui Sidibé, a rappelé qu’il ressort de l’enquête effectuée sur les mesures non tarifaires que globalement, les entreprises qui effectuent uniquement des opérations d’exportation sont les plus affectées.

En effet, 71% des entreprises exportatrices enquêtées sont confrontées aux obstacles au commerce contre seulement 32% pour les entreprises importatrices. Les résultats de l’enquête établissent, en outre, que 57% des mesures non tarifaires contraignantes auxquelles les exportateurs maliens sont confrontés proviennent des faits suivants : les exigences sur l’évaluation de la conformité des produits, les procédures d’inspection, les règles d’origine et les certificats ainsi que les redevances et taxes à l’importation.

Yaya Sidibé
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