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MALI. Une opération franco-malienne pour libérer les otages ?
Publié le lundi 4 fevrier 2013  |  Nouvel Observateur


Opérations
© aBamako.com par ECPAD, Sirpa Air et Sirpa Terre
Opérations militaires au Mali.
Dans le cadre de la reconquête du nord-Mali,des opérations militaires organisées conjointement par les armées française,malienne et les forces de la CEDEAO,se sont déroulées sur le territoire malien à partir du 11 janvier 2013 sous le nom de l`opération Serval. Crédit photo : ECPAD / EMA


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Si l'Etat-major des armées ne confirme, ni n'infirme cette information, il estime que si une opération de libération des otages devait se préparer, la France "agirait seule".

Le commandant en chef des forces africaines de la Misma, le général Shehu Abdul Kadir, a affirmé à BFMTV qu'une opération franco-africaine était en cours de préparation pour libérer les otages français détenus au Sahel. "Nous y travaillons, nous y travaillons. Je ne peux pas pas vous révéler la teneur de nos plans. On garde ça pour nous, pour l'instant. les autorités compétentes vous préviendront", a-t-il ainsi déclaré lundi 4 février. A la question de savoir si cette opération était seulement française, le général a répondu : "On garde ça pour nous. Ça fait partie de notre plan et on ne pas tout dévoiler maintenant. Mais la Misma est en train de préparer quelque chose, ça je peux vous l'assurer."
Joint par le "Nouvel Observateur", le porte-parolat à l'Etat-major des armées indique qu'il ne peut ni confirmer, ni infirmer cette information. "Le Mali prend part aux opérations militaires qui se déroulent actuellement dans le Nord-Mali. Dans le cas où la France décidait une opération de libération des otages par les services spécialisées, les forces maliennes pourraient sécuriser certains aéroports oui. Mais dire que les forces maliennes y participeraient... Si la France devait agir, elle agirait seule".

Des otages aperçus à Tombouctou ?

Par ailleurs, France Info a indiqué un peu plus tôt dans la matinée, que les otages ont été aperçus fin janvier à Tombouctou. Au micro de la radio, un habitant de cette ville du Nord Mali, reprise aux islamistes par les armées française et malienne, a raconté sous couvert d'anonymat : "On était assis sous cet arbre-là. Ils avaient les yeux bandés : cela sous-entend forcément que ce sont des otages", précisant que la scène avait eu lieu le 22 janvier dernier.

Selon un autre témoignage recueilli par RTL, les otages seraient arrivés à Tombouctou en avril dernier. Naf, un entrepreneur qui vivait là-bas, dit en effet avoir vu débarquer six d'entre eux le 17 avril 2012. "Ils ont été placés en groupes de trois dans les véhicules. Tout le monde sait qu'ils étaient là-bas, personne ne pouvait rien faire", a-t-il raconté.

Dimanche, le président nigérien Mahamadou Issoufou a assuré que les quatre otages français enlevés au Niger en septembre 2010 étaient "vivants". "Les informations que l'on a, c'est qu'ils sont vivants. Probablement, ils sont au Nord Mali, vers la frontière avec l'Algérie dans les montagnes des Ifoghas, selon les informations dont on dispose actuellement", a déclaré le chef de l'Etat nigérien sur TV5 Monde, confirmant les informations à ce sujet déjà révélées par Paris.

La veille, à Bamako, le président François Hollande a lui affirmé que "le moment est venu de libérer les otages" enlevés au Sahel ajoutant que les forces françaises au Mali en sont désormais "tout près". Laurent Fabius assure pour sa part que le gouvernement continue d'agir avec "détermination et discrétion". Sans en dire plus.

Le 16 septembre 2010, cinq Français, un Togolais et un Malgache, collaborateurs du groupe nucléaire public Areva et de son sous-traitant Satom, avaient été pris en otage. La Française Françoise Larribe, malade, un Malgache et un Togolais avaient été relâchés le 24 février 2011. Les Français Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret restent détenus.



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