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Chronique : Pourquoi les Accords d’Alger n’aboutiront pas
Publié le lundi 27 juin 2016  |  Le Pays
Cérémonie
© aBamako.com par DR
Cérémonie de signature de l`accord de paix au Mali.
Bamako, le 20 juin 2015 au CICB. La rébellion à dominante touareg du nord du Mali a signé à Bamako l’accord de paix entériné le 15 mai par le camp gouvernemental et la médiation internationale.




L'une des plus grandes catastrophe au sud du Sahel se déroule au Nord du Mali sous la complicité d'une communauté internationale, la France. En réalité les intérêts des puissances occidentales et américaine masqués sous l’intervention de l'ONU est en train de créer une hécatombe dans la région Nord de notre pays. Le long chemin vers la paix parcouru par le peuple malien s'avère aujourd'hui être un piège infernale qui se referme sous les pieds des centaines voire des milliers de Maliens morts pour une guerre dont ils connaissaient à peine les véritables enjeux. Un pays entier, mieux organisé qu’une bande de terroristes isolés est mis en déroute par quelques jeunes opportunistes Touaregs formés à l'étranger. Et pour cause, l'idée de la rébellion n'a jamais été aussi pesante dans les esprits des autorités du pays qu'en 2012. La crise au Mali ne trouvera nullement de solutions durables en dehors du Mali.
C'est pourquoi nous répétons à qui veut l'entendre, que les Accords d'Alger qui ne sont qu'une simple caisse de raisonnable des intérêts d'une minorité n'aboutiront pas. Les différents Accord signés de par le passe ont prouvé à maintes reprises leurs limites, parce que tout simplement les intérêts individuels étaient au-dessus des intérêts nationaux.
Pour une résolution définitive de la crise au Nord il nous apparaît évident de réconcilier les cœurs des Maliens avec eux même et accepter la vérité historique qu’une minorité ne saurait imposer sa volonté et sa vison a une majorité, fut elle noire.
Ensuite les solutions d'une sortie de crise, à l'instar d'un dialogue inter ivoirien qui a semé les germes de la paix contrairement aux multiples accords précédant Marcoussis qui n’ont rien apporté, se trouveront en terre malienne.
L’option militaire doit être un choix stratégique des autorités pour créer un véritable rapport de force, un contrepoids aux mouvements sécessionnistes. Car quand on veut gagner des négociations contre des bandes armées, il faut être militairement fort et politiquement flexible. L’Etat malien doit donc revoir sa copie, au risque de s’embourber dans une spirale de chantages dont les hommes du désert ont le secret. Ils ont déjà fait chanter plusieurs d’anciens présidents.
Modibi Keita, lui seul semblait avoir des yeux pour trouver une solution, en matant sévèrement les rebelles avant de consacrer plus de moyens au développement du Nord. Dans ses ambitions, le premier président a mené et encouragé une politique d’intégration des peuples nomades. « Epousez leurs enfants, ramenez les au Sud, intégrez-les dans l’administration », tel était la vision de l’homme.
Les Accords d’Alger risquent d’accoucher d’autres accords dans le futur. Pour éviter selon, IBK, de concert avec l’armée malienne doit repenser une véritable solution militaire. Comment contrôler militairement toute l’étendue de notre territoire et faire taire une fois pour toute, les velléités indépendantistes ? En tout cas ni la France, ni les Américains encore moins les Chinois ne nous aideront à trouver une réponse à cette question.
Pour venir à bout de cette rébellion, il faut un Etat fort. Et dire que le Mali manque de moyens pour devenir fort, cela signifie que l’Etat a failli dangereusement à sa mission principale. Si les budgets alloués à l’armée étaient exécutés convenablement, notre pays, en l’espace de 20 ans, auraient eu les moyens de combattre efficacement la rébellion et sceller définitivement la paix.
Henri Levent


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