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Les "amis" du Mali veulent donner un rôle à l`ONU pour "gagner la paix"
Publié le mardi 5 fevrier 2013  |  AFP


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Le ministre malien des Affaires étrangères Tieman Coulibaly
Le ministre malien des Affaires étrangères Tieman Coulibaly (L) donne une conférence de presse à l`issue d`une réunion entre les Nations Unies, l`Union africaine et d`autres acteurs mondiaux sur la situation au Mali le 5 Février 2013, au siège de l`UE à Bruxelles.


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BRUXELLES - Le passage de la force africaine déployée au Mali sous l`autorité de l`ONU a été souhaité par de hauts responsables africains, européens et des organisations internationales réunis mardi à Bruxelles pour s`entendre sur les moyens nécessaires à une stabilisation
durable du pays.

"L`objectif est maintenant de gagner la paix", a résumé le ministre
français chargé du Développement, Pascal Canfin, à l`issue de la réunion du
Groupe de soutien au Mali. "Les opérations militaires continuent mais il
s`agit de voir plus loin" car "il n`y aura pas de sécurité durable du Mali
sans développement".

Une quarantaine de responsables des pays d`Afrique de l`ouest, d`Europe et
des grandes organisations comme l`ONU, l`Union Africaine, la Communauté
économique des États d`Afrique de l`Ouest (Cedeao) ou la Banque Mondiale ont
participé à cette troisième réunion à huis clos du Groupe de soutien au Mali.

Sans prendre de décisions, ils ont débattu des conditions matérielles et
financières du déploiement de la force africaine (Misma), chargée d`aider
l`armée malienne à reconquérir la partie nord qui était contrôlée par des
groupes islamistes armés jusqu`à l`intervention française.

La France et les États-Unis avaient exprimé lundi leur souhait que la Misma
soit progressivement placée sous l`autorité des Nations unies, devenant ainsi
une mission de maintien de la paix.

Représentant son pays à la réunion, le ministre malien des Affaires
étrangères, Tiéman Coulibaly, a indiqué que son pays n`était "pas contre"
cette évolution mais qu`il était auparavant "nécessaire de définir le mandat"
de cette mission. Passer sous l`autorité de l`ONU "permet de dégager des
moyens", a-t-il déclaré.

"Le vu des pays de la Cedeao et de l`UA est que les Nations unies soient
impliquées" car le maintien de la sécurité dans l`ensemble du Mali sera "un
énorme travail", a dit le président de la Commission de la Cedeao, Désiré
Kadré Ouedraogo. Cette question "fera l`objet d`échanges au sein de l`ONU pour
voir quel pourrait être le mandat le plus approprié", a-t-il ajouté.

Pour M. Canfin, "le plus important, dans l`immédiat, est que la Misma se
déploie". "Il y a un soutien des acteurs clés pour qu`elle évolue vers une
mission de maintien de la paix", selon lui.

Par ailleurs, des "progrès importants" ont été réalisés mardi dans la
formation de la mission européenne de formation de l`armée malienne (EUTM).
"La plupart des besoins ont été fournis" et les derniers, évalués à quelques
dizaines de postes, devraient l`être "dans les prochains jours", a indiqué un
responsable européen.

Au moins 16 pays, la France et l`Allemagne en tête, contribuent à cette
mission composée d`environ 500 hommes, dont près de 200 formateurs, pour un
mandat de 15 mois.

Une équipe technique d`environ 70 personnes devrait rejoindre le Mali
vendredi, la mission devant être officiellement lancée le 12 février, a-t-on
indiqué de même source.

Les responsables réunis à Bruxelles ont également discuté des moyens
d`aider les autorités maliennes à organiser des élections d`ici au 31 juillet,
comme l`a promis le président malien par intérim Dioncounda Traoré. "C`est un
calendrier ambitieux, qui nécessite la mise en oeuvre de moyens importants", a
souligné un responsable européen.

Les pays européens ont lié la reprise progressive de l`aide publique au
Mali, en bonne partie gelée depuis le coup d`Etat militaire du 22 mars 2012, à
la concrétisation de la "feuille de route" pour le retour à la stabilité
politique récemment adoptée par le Parlement malien. L`UE envisage ainsi de
débloquer quelque 250 millions d`euros.
jri/aje/ai

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