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Apurement de la dette intérieure du Mali : Les fournisseurs nationaux de l’Etat réclament plus de 110 milliards de FCFA
Publié le lundi 11 juillet 2016  |  Le Pays
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© aBamako.com par A.S
Ministre de l’Industrie et des Mines, Dr Boubou Cissé




Face au refus du ministre de l’Économie et des Finances, Dr Boubou Cissé de payer la dette des créanciers nationaux, estimée à plus de 110 milliards de francs CFA, les responsables de l’Association des opérateurs économiques et fournisseurs de l’État ont animé, hier jeudi 30 juin, au Quartier du fleuve, une conférence de presse. Objectif : dénoncer cette décision du ministre qu’ils jugent injustice et discriminatoire.
Ladite conférence était animée par le secrétaire général de l’association, Mohamed Bah, en présence de nombreux militants et sympathisants de l’association. Le conférencier a, dans son exposé, rappelé que suite à la grave crise qui secoue notre pays depuis 2012, les bailleurs de fonds avaient instruit au gouvernement malien l’apurement de sa dette intérieure afin de permettre à l’économique malienne de tourner. Il ajoutera que suite à cette exigence des bailleurs de fonds, l’État, après un appel d’offres, avait confié l’audit de ladite dette entre 1995 et 2012 à un Cabinet d’audit français, EGCC international.
Selon le conférencier, les conclusions de l’audit ont établi que l’État malien doit plus de 120 milliards de FCFA à ses créanciers nationaux et internationaux. « Pour l’épurement de cette dette, une commission d’élaboration des termes de référence (TRD), composée des représentants de tous les services intervenant dans le système financier, a été mise en place », a-t-il précisé.
À le croire, la commission avait conclu que les dettes contractées sur la base des documents, notamment les factures proforma, les bordereaux et les bons de livraison sont considérés comme des dossiers non budgétisés, estimés à plus de 110 milliards de FCFA et celles contractées sur la base des contrats simplifiés et des marchés visés par le contrôle financier sont des dossiers budgétisés. Et de poursuivre que la commission avait également conclu que 60 % les dossiers non budgétisés seront payés et ceux considérés comme budgétisés seront en totalité (100 %).
Aux dires du conférencier, leur surprise fut grande lorsque l’actuel ministre de l’Économie et des finances, Dr Boubou Cissé et son conseiller technique d’alors chargé de la dette intérieure, Ben Bouillé, ont décidé de fouler aux pieds les conclusions des travaux du Cabinet d’audit payé à coût de centaines de millions de nos francs.
À l’en croire, les ministres Boiré Fily Sissoko et Mamadou Igor Diarra avaient commencé à payer les créanciers de l’État en respectant l’esprit des termes de référence du Cabinet d’audit. « L’actuel ministre Dr Boubou Cissé avait même commencé à payer. Car, il avait autorisé la signature de certains dossiers. C’est à la nomination de l’ancien directeur général du trésor, Ben Bouillé, au poste de conseiller technique chargé de la dette intérieure que nous avons constaté le blocage dans le paiement. Ce dernier est décidé à régler ses comptes avec les fournisseurs de l’État. Car, il dit qu’il n’a reçu la visite d’aucun opérateur économique après qu’il ait été désavoué par le ministre Igor », a-t-il laissé entendre.
De sa lecture, rien ne justifie le refus du ministre et son conseiller technique d’autoriser le paiement de cette dette. Avant d’ajouter que « les dossiers ont épuisé tout le circuit financier et ont même été validés par une commission mise en place au niveau du budget avant d’être acheminés au ministère pour paiement ». Il convient de noter que les responsables de l’association des opérateurs économiques et fournisseurs de l’État comptent saisir les bailleurs de fonds afin de leur expliquer la teneur de ce qui prévaut sur l’épurement de la dette intérieure.
Pour finir, il dira que l’État malien fait semblant de se soumettre aux exigences des bailleurs de fonds car tous les créanciers internationaux ont été soldés. « Alors que l’épurement de la dette au profit des nationaux est tout simplement annulé par le locataire de l’hôtel des Finances », a-t-il conclu.

Mama PAGA
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