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Construction de marchés modernes à Bamako : La CCIM et les mairies des communes III et IV signent une convention
Publié le vendredi 15 juillet 2016  |  Le Tjikan
Election
© aBamako.com par A.S
Election à la CCIM
Bamako, le 14 septembre 2015 Youssouf Bathily a été élu président de la CICIM




La salle de réunion de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) a servi de cadre hier jeudi 14 juillet pour la cérémonie de signature de conventions entre la CCIM et les Communes III et IV du District de Bamako. C’était en présence du président de la CCIM, Yousssouf Bathily, du secrétaire Général du Ministère du Commerce, du Maire de la commune III Bakary Sémega et celui de la commune IV Samuel Diarra.
Dans son intervention, le président de la CCIM Youssouf Bathily a indiqué que face à la recrudescence des incendies dans les marchés, le gouvernement a mis en place depuis 2010, une commission nationale de lutte contre les incendies dans les marchés. Selon lui, suite à la persistance de ces incendies, en 2013, la dite commission a été redynamisée par le ministre du Commerce et de l’Industrie sur recommandation du gouvernement.
Pour faire face à cette situation et éradiquer le phénomène dit-il, le gouvernement avait pris un certain nombre de mesures pour prévenir et lutter efficacement contre les incendies dans les marchés. C’est ainsi qu’il a dégagé des mesures urgentes à savoir l’organisation d’une campagne nationale d’information, d’éducation et de communication sur la prévention et la lutte contre les incendies, le désengorgement des voies d’accès et de servitudes des marchés, le renforcement des capacités d’intervention des services de la Protection Civile en véhicule spécial et en équipements et le recasement des déguerpis, a ajouté M. Bathily. Qui poursuit que pour financer ces mesures urgentes, le ministre de l’Economie et des Finances a prélevé 600 millions FCFA sur le Fonds TRIE dont 300 millions FCFA consacrés au recasement des déguerpis.
« Ce montant sera destiné à la réalisation de 710 étals dont 440 pour la commune III et 270 pour la commune IV. La gestion de ce fonds a été confiée à la CCIM sous l’autorité du Ministère du Commerce » a-t-il expliqué. Avant de remercier les maires de la communes III et IV pour avoir accepté ce partenariat avec la CCIM en vue de mutualiser leurs moyens en faveur des commerçants détaillants qui en sont les principaux bénéficiaires.
A sa suite, le maire de la commune III Bakary Semega s’est réjoui de la signature de ces conventions. Selon lui, l’on est dans une sous région concurrentielle. Et la construction de ces marchés ne peut se faire sans vexer certaines personnes. C’est pourquoi, il a lancé un appel à la population de bien vouloir comprendre la situation car c’est pour le bien de tout un chacun. Dans les marchés dit-il, l’accès est difficile dans certaines zones. Il a exhorté les commerçants à accepter de quitter les trottoirs pour rendre l’accès aux des marchés facile.
« Nous demandons à la CCIM de l’électricité dans nos marchés et aux commerçants d’accepter la modernisation », a-t-il conclu.
Pour sa part, le secrétaire général du Ministère du Commerce expliquera que Bamako est en train de devenir la troisième ville de l’Afrique de l’Ouest après Abidjan et Dakar.
Il a déploré le fait que la situation des marchés qui sont le premier centre économique du pays ne suit pas la modernisation de la ville.
« L’état de nos marchés ne suit pas l’augmentation de la population, ne participe pas à sécuriser suffisamment les acteurs de nos marchés. Il est déplorable que la moitié des grands marchés de Bamako soient encore en tôle, il est déplorable que l’on ne puisse pas circuler dans nos marchés, il est aussi déplorable que quand quelqu’un ouvre une boutique, d’autres personnes viennent s’installer et encombrer l’accès, il est déplorable que les marchés ne puissent pas disposer ni d’électricité suffisante, ni de sécurité, ni de bouche d’incendie. », a-t-il laissé entendre. Avant d’ajouter qu’ils vont accompagner l’élan de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) dans la recherche des fonds, des conseils, de l’assistance pour que Bamako puisse disposer de marchés à la hauteur de son activité économique.

Aoua Traoré
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