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Commercialisation des intrants : Les barrières identifiées
Publié le mercredi 20 juillet 2016  |  L’Essor
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© Autre presse
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Le groupe PAN (Groupe d’action politique « marché ») de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) a organisé, samedi dernier, dans la salle de conférence de la Direction des finances et du matériel du ministère de l’Agriculture un atelier de validation des résultats de l’étude sur les barrières aux commerces national et régional des intrants.

Il faut rappeler que dans notre pays, l’approvisionnement des producteurs en intrants agricoles s’inscrit dans le cadre de la politique globale caractérisée par le libéralisme économique. La Loi d’orientation agricole, adoptée en 2006 par l’Assemblée nationale, traite dans ses chapitres 7 et 8 des intrants et équipements agricoles et le financement de l’Agriculture au Mali. Cette volonté politique se justifie par les problèmes de productivité et de production qui se posent dans les zones agro-écologiques et se caractérisent par la faiblesse de la fertilité des sols et la faible utilisation des semences de qualité.

Les intrants couramment utilisés au Mali sont les engrais, les semences et les produits phytosanitaires. Malgré les efforts déployés par les autorités, les producteurs continuent de subir les difficultés d’approvisionnement en intrants agricoles. Ces difficultés sont le plus souvent liées à la chaîne de distribution. Or, les intrants agricoles constituent dans l’ensemble les éléments entrant dans la production agricole ou nécessaires au fonctionnement de l’exploitation agricole. Dans une vision plus globale, les intrants comprennent aussi les amendements, le matériel, les équipements et le carburant pour les faire fonctionner ainsi que l’eau d’irrigation.

L’engrais est utilisé pour augmenter la productivité agricole en apportant aux cultures des compléments d’éléments nutritifs, de façon à améliorer leur croissance et leur qualité. Ils peuvent être regroupés en trois types : organiques, minéraux et organo-minéraux. Les semences sont classées aussi en trois catégories : les semences de pré-base, les semences de base et les semences certifiées. En dehors des semences de riz, de mil, sorgho et un peu de maïs, les autres semences sont généralement importées. Les produits phytosanitaires sont aussi généralement importés et font l’objet de réglementation stricte. Les amendements sont des matériaux utilisés pour améliorer la qualité agricole des sols en vue de les rendre plus productifs. La chaux agricole est utilisée pour amender les sols.

Les engrais sont, dans leur grande majorité, importés de diverses sources et origines. Ces importations sont organisées par les Offices de développement agricole comme la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT), l’Office du Niger, les zones encadrées par les projets, les organisations professionnelles paysannes et le secteur privé. L’Etat intervient depuis quelques années pour subventionner l’approvisionnement des producteurs en intrants (engrais, semences et équipements agricoles).

Cependant l’approvisionnement des producteurs rencontre des contraintes liées au commerce national et régional des intrants. Ainsi, l’étude a relevé, entre autres, la mauvaise qualité des infrastructures de transport, notamment les routes qui favorise l’augmentation des coûts de transport et par conséquence celle du prix de cession des intrants. L’étude a également relevé la surévaluation du Franc CFA par rapport au dollar, la monnaie d’achat des intrants sur le marché international, qui renchérit le prix interne des intrants aux producteurs. Le manque d’organisation des acteurs, le trafic des intrants et le déficit de communication notamment à destination des producteurs résidant dans les zones éloignées, la faiblesse des données statistiques pour l’évaluation des quantités nécessaires en intrants, la faible capacité de stockage dans les zones, le non-respect des calendriers de livraison sont, entre autres, les barrières constatées au commerce des intrants.

A l’issue des travaux en groupes, les participants ont convenu de doter le pays d’un incinérateur de pesticides, de tenir compte de la santé des sols dans le cadre de la commercialisation des engrais, de faire un plaidoyer pour établir la carte de fertilité des sols pour une meilleure gestion des engrais, de doter en moyens les institutions de recherche et de mieux organiser la production locale de semences.
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