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Tensions GATIA-HCHUA : Près de 2000 combattants islamistes pour appuyer le HCUA
Publié le mercredi 3 aout 2016  |  L’enquêteur
Combattants
© Autre presse par DR
Combattants du groupe Ansar Dine près de Tombouctou au Mali, avril 2012




combattants islamistes ayant rejoint le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (Hcua), à Kidal, pour l’appuyer dans son combat fratricide face au Gatia, proche d’El Hadj Gamou. En attendant la reprise des hostilités entre les parties en belligérance, ces islamistes venus essentiellement de Libye et d’Algérie essaiment les rues de la capitale de l’Adrar que les civils tentent de fuir.

En attendant ce que les observateurs de la crise malienne prédisent comme l’ultime bataille de la reconquête de Kidal, les populations civiles, prises entre les deux feux, tentent de fuir le théâtre des opérations. Les combats s’étant transportés dans les rues mêmes de la ville. Pourtant, à la demande des Forces Barkane et de la Minusma, censées servir de forces d’interposition entre les parties en conflit, le Gatia a retiré ses hommes mais encerclerait la ville de Kidal depuis le jeudi 21 juillet 2016 ; date de la dernière bataille qui a fait plusieurs dizaines de victimes de part et d’autre mais aussi des civils.
Dans la foulée du retrait des troupes de Gatia, le très rusé chef militaire du Hcua, non moins bras droit du terroriste Iyad Ag Ghaly, Cheick Ag Awissa, qui règne d’ailleurs en maître des lieux, s’est autoproclamé vainqueur de la bataille du 21 juillet. A en croire des témoins, les hommes du Hcua, qui ont reçu l’appui des terroristes venus de Libye et d’Algérie principalement depuis la bataille du 21 juillet, sont toujours visibles à Kidal, vidée de sa population civile.
En effet, les exactions et pillages qui ont visé les proches du Gatia après le retrait de ses combattants contraignent les civils à fuir la ville pour notamment Gao et la frontière algérienne, de crainte d’être pris entre les feux des combattants des deux mouvements qui se disputent la gestion de la ville. Les boutiques et autres commerces de la ville ont également fermé ou sont pillés depuis les derniers combats.
Quid d’Iyad Ag Ghali lui-même?
Le légendaire chef de guerre touareg, tantôt islamiste, tantôt narcotrafiquant, tantôt rebelle, est signalé du côté de la frontière Tchad-Libye. Une zone en proie à un conflit intercommunautaire ayant récemment opposé Toubous et Touaregs du sud libyen.
L’on pense que depuis la frontière Tchad-Libye où il se cache, l’ombre d’Iyad Ag Ghaly plane sur la ville de Kidal. Les 2000 combattants islamistes venus appuyer les rebelles de Kidal contre le groupe armé touaregs imghads et alliés (Gatia) seraient d’ailleurs, selon des sources dignes de foi, des fidèles du leader d’Ançar-Eddine.
Boniface Dembélé
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