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Mali: l’armée renforce la sécurité à Gao après un premier attentat suicide
Publié le samedi 9 fevrier 2013  |  AFP


© aBamako.com par Autre presse
L`armée malienne entrant à Kidal.


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GAO (Mali), Les soldats maliens renforçaient samedi la
sécurité dans la région de Gao, dans le nord du Mali, après l’arrestation de
deux jeunes portant des ceintures d’explosifs et au lendemain du premier
attentat suicide recensé dans le pays.
A Bamako, le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a vivement
condamné vendredi soir les "tirs fratricides" entre soldats maliens, survenus
au camp des Bérets rouges, qui ont tué deux civils, lançant un nouvel appel à
"l’union sacrée indispensable", en pleine reconquête du nord du Mali contre
les groupes islamistes armés.
Ces derniers, qui ont refusé le choc frontal avec les soldats français et
maliens, semblent avoir opté pour un recours aux attentats suicides et à la
pose de mines sur les routes.
Deux jeunes portant des ceintures bourrées d’explosifs ont ainsi été
arrêtés samedi matin à 20 kilomètres au nord de Gao, au lendemain du premier
attentat suicide au Mali, survenu dans cette même ville située à 1.200 km au
nord-est de Bamako et récemment reprise aux groupes islamistes armés.
"Nous avons arrêté tôt aujourd’hui deux jeunes, un Arabe et un Touareg. Ils
avaient une ceinture d’explosifs et ils étaient sur le dos de deux ânes", a
déclaré à l’AFP Oumar Maïga, le fils du chef du village local.
Les deux jeunes ont été arrêtés sur la route menant à Bourem et à Kidal, à
20 km de l’entrée nord de Gao, où un homme s’est fait exploser vendredi dans
un attentat suicide visant des militaires maliens, blessant légèrement l’un
d’entre eux.
L’attentat a été revendiqué par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en
Afrique de l’Ouest (Mujao), l’un des groupes armés qui occupait depuis des
mois le nord du Mali, y multipliant les exactions.
Jeudi, le Mujao avait dit avoir créé "une nouvelle zone de conflit",
promettant d’attaquer des convois, de poser des mines et "d’organiser des
kamikazes".
Plus grande ville du nord du Mali, Gao a été reprise le 26 janvier par les
soldats français et maliens aux islamistes. Mais depuis vendredi, la ville
semble en état de siège: aussitôt après l’attentat suicide, soldats et
gendarmes maliens se sont affairés à renforcer les postes aux entrées de la
ville, a constaté un journaliste de l’AFP.
Sacs de sable empilés autour des postes de contrôle, arbres rasés pour
améliorer la visibilité, mitrailleuses lourdes en batterie, renforcement des
patrouilles des soldats nigériens: les mesures traduisent l’inquiétude des
militaires, qui prennent très au sérieux les menaces de nouvelles attaques.
"Dès qu’on sort de plus de quelques kilomètres de Gao, c’est dangereux", a
confié a l’AFP un officier malien. Selon des sources militaires, française et
maliennes, plusieurs des villages entourant Gao sont acquis à la cause des
islamistes.

Divisions au sein de l’armée

Des mines ont été découvertes sur les routes alentours: quatre civils
maliens ont été tués mercredi par une mine au passage de leur véhicule entre
Douentza (centre) et Gao. Le 31 janvier, deux soldats maliens avaient déjà été
tués dans une explosion similaire, sur la même route.
Dans la capitale malienne, le calme était revenu samedi après les
affrontements survenus la veille dans l’attaque par des militaires du camp
d’une ancienne unité d’élite de l’armée malienne, les Bérets rouges.
Au moins deux personnes, des adolescents, ont été tués et treize blessées,
selon un bilan du gouvernement, dans cette attaque qui a suscité la colère du
chef d’état malien.
"Je vous demande d’arrêter définitivement ces affrontements répétés au sein
de l’armée malienne qui doit tout faire pour se ressaisir et se hisser à
hauteur de mission", a déclaré vendredi soir Dioncounda Traoré, lors d’une
allocution empreinte de gravité à la télévision publique ORTM.
Le président malien a précisé que le Premier Ministre Diango Cissoko
recevrait lundi les représentants des Bérets rouges "pour trouver une solution
définitive à cette crise".
Cette attaque, qui illustre les divisions au sein de l’armée malienne
laminée par les groupes islamistes armés et les rebelles touareg en 2012, a
été motivée par le refus des Bérets rouges de quitter leur camp à Bamako et
d’être réaffectés dans d’autres unités pour aller combattre les islamistes
dans le Nord.
Les Bérets rouges sont les membres du Régiment des commandos parachutistes,
un corps d’élite de l’armée malienne jusqu’au coup d’Etat ayant renversé, le
22 mars 2012, le président Amadou Toumani Touré, un ancien de cette unité.
Fin avril 2012, les Bérets rouges avaient vainement tenté de reprendre le
pouvoir après le coup d’Etat mené par les hommes du capitaine Amadou Haya
Sanogo, membres d’un autre corps d’armée, les Bérets verts.
L’attaque a coïncidé avec l’arrivée à Bamako d’un premier contingent de 70
militaires européens, chargés de former l’armée malienne, qui est "en état de
délabrement avancé", selon le général français François Lecointre, qui dirige
la mission de l’Union européenne.
bur-thm/de

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