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Boubacar Mintou Koné, parti Frasfisna face à la presse : «L’installation des autorités intérimaires sans une relecture de l’accord consacrerait une partition de fait de notre pays»
Publié le mardi 16 aout 2016  |  Le Reporter
Boubacar
© Autre presse par DR
Boubacar Mintou Koné




L’accord pour la paix et la réconciliation nationale, l’installation des Autorités intérimaires, la défense du territoire national, l’opération de déguerpissement à Bamako. Ce sont des sujets évoqués par le président du parti Front africain des forces pour l’intégration et la solidarité dans une nouvelle Afrique (Frafisna) à la faveur d’une conférence de presse qu’il a organisée le mercredi 10 août 2016 à la Pyramide du Souvenir.

Parlant de l’accord pour la paix, le conférencier a, d’entrée de jeu, rappelé qu’une année après la signature en fanfare, sa mise en œuvre piétine toujours. Il a expliqué que l’armée malienne continue de payer le lourd tribut pour la défense de l’intégrité territoriale ; les déplacés n’ont toujours pas quitté les camps de réfugiés ; l’école, l’administration et les services socio-sanitaires sont inexistants dans les zones d’occupation. Selon le président du parti Frafisna, Boubacar Mintou Koné, l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger est «une constitution type» proclamant la IVème République, qui a été rédigée en Algérie.

Quant à la mise en place des Autorités intérimaires, il dira que la démocratie est remplacée par une aristocratie des armes qui s’exprime par la dévolution du pouvoir local et régional aux groupes armés, avant leur cantonnement et leur désarmement. À l’en croire, l’installation des Autorités intérimaires, sans une relecture de l’accord, consacrerait une partition de fait de notre pays, car les collectivités territoriales seront gérées différemment à l’Est, à l’Ouest, au Centre, au Sud et au Nord-ouest Mali.
Au regard de tout ce qui précède, le parti Frafisna salue la résistance de la jeunesse martyre de Gao qui est tombée sous les balles des forces militaires étrangères d’occupation et séparatistes, et encourage toutes les formes d’indignation et de résistance de notre jeunesse contre la partition de notre pays.

En ce qui consterne la défense militaire, le conférencier salue la nomination du général Didier Dakouo à la tête de l’état-major général des armées et encourage le président de la République à porter son choix sur les chefs militaires intègres, valeureux et loyaux vis-à-vis de la République. Le parti Frasfisna, à travers son président, se réjouit également du fait que la dernière promotion de l’Emia porte le nom de feu capitaine Sékou Traoré dit «Bad», tombé à Aguel Hoc le 23 janvier 2012, et réclame l’érection d’un monument en la mémoire des soldats assassinés à Aguel Hoc.

Par ailleurs, Boubacar Mintou Koné exhorte les autorités à ouvrir des négociations directes avec les ravisseurs pour obtenir la libération des soldats pris en otage ces derniers jours, suite à l’attaque du camp de Nampala et de la localité de Ténenkou, afin d’épargner à leurs familles respectives tout traumatisme. Il propose également au président de la République de s’approprier le portefeuille du ministère de la Défense et de nommer deux Secrétaires d’Etat, l’un chargé de la Défense militaire et l’autre chargé des Anciens combattants.

Depuis quelques jours, la ville de Bamako connaît une vaste opération de libération des voies publiques. Pour le président du parti Frasfisna, cette opération de salubrité, qui n’est pas une nouveauté dans notre pays, doit s’étendre et ne doit point épargner tous ceux qui, au nom de «l’argent est Roi», ont construit sur les espaces publics, dans le lit du fleuve ou de façon anarchique. «Il est tant que la ville de Bamako soit comme les toutes grandes capitales africaines», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter qu’Ami Kane ne fait qu’exécuter des instructions du président de la République.
En outre, le conférencier propose la mobilisation, par l’Etat, de fonds pour la mise en œuvre d’un schéma d’urbanisation et d’assainissement de la ville de Bamako et invite l’ensemble du peuple à se mobiliser pour faire échec à tout projet de partition de notre pays.

Diango COULIBALY
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