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Résultats de l’enquête Modulaire et Permanente de L’INSAT : Plus de 47 % de maliens vivent en dessous du seuil de pauvreté
Publié le mercredi 7 septembre 2016  |  Nouvelle Expression
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L'Enquête Modulaire et Permanente auprès des Ménages vise à recueillir un large éventail d'indicateurs socio-économiques nécessaires pour suivre et évaluer les progrès réalisés dans l'amélioration des conditions de vie des ménages. L’enquête est conçue pour mettre à jour les indicateurs du Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté, arrimés à ceux des Objectifs du Millénaire pour le Développement ainsi qu’aux objectifs des programmes sectoriels mis en œuvre par le gouvernement.
La phase de collecte des données de cette enquête s’est déroulée en quatre passages du 1er avril 2015 au 31 mars 2016. Les informations recueillies au cours de cette opération sont relatives à la démographie, au logement, à l’éducation, à la santé, à l’emploi, à la sécurité alimentaire, aux dépenses de consommation etc.
Les résultats sont significatifs au niveau des cinq régions, du District de Bamako ainsi qu’au niveau des deux milieux de résidence.
Les principaux résultats obtenus à partir de ces informations sont présentés dans les rapports de passage. Le présent rapport, focalisé sur l’analyse de la pauvreté, résulte de l’exploitation des données consolidées des dépenses de consommation des différents passages.
Il ressort du document que L’incidence de la pauvreté était estimée à 47,2 % en 2015. Il s’agit de la proportion de la population malienne qui n’arrive pas à dépenser 177 000 FCFA nécessaire pour satisfaire ses besoins de base.
Il faut noter que la pauvreté est plus accentuée en milieu rural qu’en milieu urbain et représente 53,1 %. Les ménages dirigés par les hommes contiennent plus de pauvres que ceux dirigés par les femmes ; 48,3 % contre 28,5 %.
Aussi, les dépenses annuelles de consommation pour l’ensemble du pays sont estimées à 3 887 milliards de FCFA. Les résultats montrent également qu’en moyenne, un ménage dépense annuellement 1 817 725 FCFA. Quant à la dépense par tête, elle est estimée à 267 843 FCFA.
Selon l’INSTAT, les ménages maliens mettent 56,9 %). de leurs dépenses dans l’alimentation. Cette part est plus importante dans la région de Tombouctou avec 69,4 % et moins élevée à Bamako, 38,8 %.
Autrement dit, si les ménages de toutes les autres régions ont mis plus de la moitié de leurs dépenses dans l’alimentation, Bamako en a mis un peu plus du tiers.
Ce résultat est d’autant plus plausible que la grande majorité des ménages aisés résident à Bamako, majorité qui privilégie les dépenses sur d’autres biens au détriment des biens alimentaires.
Environ 12 % des dépenses des ménages sont affectées au logement, 7,0 % au transport, 6,0 % vont dans l’habillement et 3,7% aux meubles, articles de ménages et entretiens. Bamako a la plus forte proportion de toutes les dépenses citées avec 19,6 % d’allocation des dépenses pour le logement, 11,3 % pour le transport et 6,2 % pour les articles d’habillement et de chaussures.
D’autre part, l’enquête révèle que la proportion de ménages ayant accès à l’eau potable est passée de 78,7 % à 84,6 % entre 2006 et 2015 tandis qu’en matière d’hygiène, on note une augmentation de l’utilisation de la nature comme moyen d’aisance en milieu rural entre 2014 et 2015. On passe ainsi de 10,8 % à 11,7 %.
Le bois reste la principale énergie utilisée par les ménages comme moyen de cuisson mais la proportion des ménages ayant recours à ce combustible a connu une baisse en passant de 83,8 % à 75,3% entre 2006 et 2015.
Ce sont les ménages ruraux qui sont les plus grands utilisateurs de ce moyen avec 87,7 % alors qu’en milieu urbain, ce taux est de 42,5 %. L’analyse révèle enfin un progrès significatif quant à l’accès à l’électricité en réseau. Le taux d’accès est passé de 20,1 % en 2006 à 44,8 % en 2015.
Adama DAO
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