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L’Essor N° 17370 du 12/2/2013

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Affaire bérets rouges-bérets verts : Le premier ministre consulte large
Publié le mardi 12 fevrier 2013  |  L’Essor




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Avant de recevoir les protagonistes, le chef du gouvernement écoute les représentants des forces vives, de la société civile, des syndicats et de la presse nationale. Tous ont fait part de leur inquiétude après les affrontements de vendredi au Camp para

Annoncée pour hier, la rencontre du Premier ministre avec les représentants du Régiment des commandos parachutistes et avec la hiérarchie militaire pour trouver une solution définitive au contentieux entre une partie de ce régiment et le reste de l’armée, n’a pas eu lieu. En prélude à cette rencontre, le Premier ministre Diango Cissoko, a rencontré les représentants des forces vives, de la société civile, des syndicats et la presse nationale. Tous étaient venus faire part de leur inquiétude face au regain de tension engendré par les affrontements entre les éléments du 33è Régiment des commandos parachutistes et les forces de la police militaire. Ces malheureux incidents ont causé mort d’hommes, fait plusieurs blessés et des dégâts matériels très importants. Suite à ces événements, le président de la République par intérim, le Pr Dioncounda Traoré, dans une adresse aux militaires avait appelé vendredi au calme et au dialogue pour une solution définitive à cette crise au sein de l’armée. Il a chargé le Premier ministre de recevoir « les représentants du Régiment des commandos parachutistes avec la hiérarchie militaire pour trouver une solution définitive à la crise ».

Les audiences accordées hier aux forces vives par le Premier ministre, s’inscrivent dans cette dynamique de dialogue. Ce fut un ballet incessant à la Primature. Responsables politiques, représentants des institutions (notamment l’Assemblé nationale, le Haut conseil des collectivités territoriales), des anciens combattants, de la presse nationale, de la société civile, des leaders d’opinion, tous étaient venus faire part de leur inquiétude, mais aussi et surtout apporter leurs conseils au chef du gouvernement sur les orientations à donner à la résolution de ce qu’il convient d’appeler « l’affaire des bérets rouges ».

Les visiteurs de la Primature ont, à l’unanimité, salué l’initiative de dialogue du gouvernement. Cependant, le dialogue pour laquelle ont opté les pouvoirs publics ne doit en aucun cas se substituer à la volonté de fermeté nécessaire au respect des règles de l’armée, a souligné Siaka Diakité, le secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). « Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités. L’armée est la grande muette. Ça tout le monde le sait. Mais nous, bas peuple, nous n’avons rien à avoir avec ça. Ce dont le peuple malien a besoin aujourd’hui, c’est sa liberté, c’est la libération du pays des groupes armés. Ce qui s’est passé vendredi est un malheureux incident qu’on ne voudra plus jamais voir dans notre pays », s’indigne le secrétaire général de la centrale syndicale.

Les représentants de la presse abondent dans le même sens. Ils invitent les autorités à s’assumer face à une situation qui annihile tous les efforts consentis jusqu’ici dans la recherche de la paix et de la sécurité dans notre pays. Pour le représentant de la presse, Sambi Touré, la solution à cette crise passe par une volonté politique. « Il est temps que cette crise de bérets rouges et bérets verts soit réglée de façon définitive. Mais pour cela, il faut que l’Etat s’assume. Si c’est un problème militaire, politique ou juridique, et bien qu’on le résolve une bonne fois pour toute par les voies appropriées. Mais qu’on le veuille ou non, le dernier mot revient à l’Etat », analyse notre confrère.

A ces différents interlocuteurs, le Premier ministre a rendu hommage pour leur soutien et leurs précieux conseils. Diango Cissoko a assuré de la fermeté du gouvernement face à des actes qu’il qualifie de très regrettables au sein de l’armée nationale. Pour joindre l’acte à la parole, le chef du gouvernement a annoncé que des mesures seront prises dans les jours à venir. « L’Etat est disposé à résoudre ce problème une bonne fois pour toutes. Pour cela le gouvernement va prendre ses responsabilités dans les jours à venir », a promis le Premier ministre, Diango Cissoko, sans donner plus de précisions. Pour l’instant.

L. DIARRA

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