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L’Essor N° 17372 du 14/2/2013

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Gao : La sécurisation se poursuit
Publié le jeudi 14 fevrier 2013  |  L’Essor


© aBamako.com par A S
Libération de la ville de Gao.


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Les regards sont toujours rivés sur Gao où la tension reste vive avec l’infiltration de terroristes à l’intérieur de la ville et les craintes d’attentats-suicide. L’armée française a désamorcé hier matin une bombe artisanale composée de 600 kg d’explosifs dans le centre de la ville. Installé dans la cour d’une maison abandonnée, au vu et au su de tous, l’engin, composé de quatre fûts métalliques remplis d’explosifs d’où dépassaient des fils pour la détonation, se trouvait non loin d’un hôtel où logent des journalistes étrangers. Des cartouches de mitrailleuse lourde traînaient également sur le sol de la cour, ainsi que quelques obus à l’intérieur de la maison. L’arsenal appartiendrait au MUJAO, le groupe terroriste qui occupait la Cité des Askia et dont certains éléments s’y sont infiltrés pour mener une attaque dimanche dernier.

Au moment où les forces armées maliennes, françaises et nigériennes tentent d’assurer la sécurité à Gao, l’ONU dit redouter une spirale de « violence catastrophique » dans notre pays. La Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, a lancé mardi un appel solennel à tous les protagonistes du conflit pour qu’ils « empêchent les représailles », estimant que « les attaques et les ripostes risquent d’entraîner notre pays dans une spirale de violence catastrophique ».

Par ailleurs, deux Mauritaniens ont été inculpés et écroués mardi soir à Nouakchott pour avoir tenté de rejoindre Al-Qaïda dans notre pays. Les deux hommes ont été « inculpés d’appartenance à une organisation terroriste », et ont été écroués pour avoir essayé de rejoindre Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) dans le nord malien et combattre à ses côtés les forces maliennes et étrangères.

Le premier inculpé est Brahim Ould Hmeida, qui avait été inculpé pour terrorisme il y a quelques années et avait bénéficié d’une grâce présidentielle. Il est le frère aîné d’Abdallahi Ould Hmeida, membre du commando qui a mené en janvier la prise d’otages meurtrière sur le site gazier d’In Amenas, dans le Sahara algérien.

Le second inculpé est Mohamed Lemine Ould Cheikhani, qui avait été arrêté en 2006 également pour terrorisme et qui avait été innocenté par la Cour criminelle de Nouakchott en 2007.

Plus tôt mardi, le ministre mauritanien de la Défense, Ahmed Ould Ideye, s’exprimant lors d’un colloque sur le terrorisme à Nouakchott, avait assuré que son pays avait « démantelé un grand nombre de cellules terroristes dormantes » dans sa lutte contre les groupes islamistes au cours des dernières années. Des Mauritaniens sont présents dans les « katibas » (unités combattantes) d’Aqmi, y compris à des postes stratégiques.

Selon des sites d’information mauritaniens rapportant régulièrement des communiqués ou déclarations de groupes islamistes armés, Abdallahi Ould Hmeida était un des porte-parole des « Signataires par le sang », katiba dirigée par l’Algérien Mokhtar Belmokhtar ayant revendiqué la prise d’otages d’In Amenas.

Sur un autre plan, l’on apprend que la Russie a livré des armes à notre pays et que des négociations sont en cours pour de nouvelles livraisons. L’information a été donnée hier par le directeur de l’agence publique russe chargée des exportations d’armes Rosoboronexport. « Nous avons livré des armes à feu. La dernière livraison a d’ailleurs été effectuée il y a deux semaines. Des négociations sur des livraisons supplémentaires en petites quantités sont en cours », a déclaré Anatoli Issaïkine, cité par des agences de presse.

De son côté, le ministre canadien des Affaires étrangères John Baird, a répété que son gouvernement n’enverrait aucune troupe de combat. « Je me dois de rester prudent à propos de l’envoi potentiel de centaines de militaires canadiens sur le sol malien, comme certains l’ont réclamé », a déclaré Baird lors d’une audition devant le comité permanent des Affaires étrangères et du Développement international de la Chambre des communes du Canada.

En outre, il a indiqué que son gouvernement n’avait « pas pris de décision sur le fait de fournir ou non de la formation militaire », alors que l’Union européenne doit déployer ces jours-ci 450 soldats européens, dont 200 instructeurs. « J’aurais des inquiétudes à fournir une formation à des militaires qui ont mené un coup d’Etat et renversé un gouvernement démocratiquement élu », a fait valoir Baird.

Le Canada dispose en revanche de forces spéciales au Niger où elles participent à la formation de l’armée de ce pays où plusieurs sociétés canadiennes effectuent de la prospection minière.

Par ailleurs, John Baird a refusé de dire ce qui adviendrait de l’avion de transport militaire C-17 mis à disposition de la France par Ottawa, mais dont la mission dans notre pays doit en principe s’achever demain.

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