Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article
Société

Campagne en faveur de la scolarisation: Les partenaires de l’Education intensifient leurs efforts d’amener plus d’enfants à l’école
Publié le vendredi 18 novembre 2016  |  Le Matin
Comment


Dans le cadre de la campagne «Chaque Enfant Compte» , le gouvernement et ses partenaires comme l’Unicef et l’USAID ont organisé une Journée de plaidoyer visant à intensifier les efforts de promotion de l’éducation et amener de plus en plus d’enfants à accéder à l’éducation notamment dans les régions de Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou, Kidal. C’était le jeudi 10 novembre 2016 sous la présidence du ministre de l’Education nationale.
Intensifier les efforts de promotion de l’éducation dans le nord et dans le centre du pays ! Tel est l’objectif principal de la campagne «Chaque Enfant Compte» du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

Ainsi, une Journée de plaidoyer a été organisée le 10 novembre 2016 pour intensifier les efforts de promotion de l’éducation et amener de plus en plus d’enfants à accéder à l’éducation notamment dans les régions de Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou, Kidal.

Une initiative pertinente pour qui sait que, selon l’enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS 2015), 47,8 % des enfants en âge d’être scolarises ne vont pas à l’école dans notre pays. Ainsi, 288 écoles ont été fermées au début de la rentrée scolaire 2015-2016 dans les régions de Gao, Tombouctou, Ségou, Mopti et Kidal. Dans la région de Kidal, 71 écoles ont été répertoriées, mais seules 21 d’entre elles ont été ouvertes.

«Le gouvernement du Mali a pris l’engagement ferme d’inverser la tendance, en faisant l’effort nécessaire afin que tous les enfants en âge scolaire puissent avoir accès à une éducation de base de qualité. Notre but ultime est de voir toutes les écoles du Mali, du nord au sud, de l’est à l’ouest, ouvertes pour accueillir les enfants en âge d’être scolarisés» a déclaré M. Kenekouo dit Barthelemy Togo, ministre de l’Education nationale du Mali, lors de la Journée de plaidoyer.

Avec l’appui de l’USAID, l’Unicef œuvre donc à appuyer le gouvernement malien pour améliorer les taux de scolarisation des filles et de garçons, notamment au Centre et au nord du pays.

«La stratégie pays de l’USAID vise à aider les Maliens à se forger un avenir démocratique, résilient et prospère, à travers des objectifs de développement comme la gouvernance démocratique, la résilience et la prospérité», a rappelé Paul Folmsbee, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Mali.

Le diplomate a ajouté que «les investissements du gouvernement américain dans l’Education appuient cette stratégie à travers l’amélioration des compétences fondamentales en lecture des enfants et l’appui au relèvement de l’éducation au nord».

Depuis le début du mois d’octobre, plus de 1.700 enfants formés comme «Ambassadeurs de la Rentrée Scolaire» dans les régions de Gao, Tombouctou, Ségou et Mopti sont allés de maison en maison pour expliquer aux parents le rôle prépondérant de l’éducation et leur demander d’inscrire et de maintenir leurs enfants à l’école.

Et des sessions de dialogue communautaire sont aussi organisées afin de discuter des obstacles empêchant l’accès à l’éducation pour des milliers d’enfants et des solutions pour les surmonter. Ces mêmes activités devront bientôt être menées à Kidal.

«Tous les enfants, sans distinction d’ethnie ou de sexe, doivent avoir accès à l’éducation à travers tout le pays. Aucun effort ne doit être ménagé pour que les enfants en âge d’être scolarisés soient inscrits et maintenus à l’école. L’éducation est un droit, mais aussi et surtout un gage de normalité pour tous les enfants, notamment ceux affectés par les conflits», a défendu Fran Equiza, Représentant résident de l’Unicef au Mali, lors de la Journée du plaidoyer.

Pour l'année scolaire 2015-2016, les partenaires de l'éducation au Mali, dont l'Unicef, ont aidé 344.000 enfants à accéder à des services d'éducation formelle dans les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Mopti et Ségou, affectées par la crise.

Moussa Bolly
Commentaires