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Commissions de négociation et de médiation : Les femmes maliennes exigent leur représentation
Publié le mercredi 27 fevrier 2013  |  Le Reporter


© aBamako.com par as
Table ronde des femmes WANEP pour le Nord du Mali
13/122008. Bamako. Centre Aoua Keita.


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Les femmes et les organisations féminines du Mali réclament la représentation systématique, à hauteur minimum de 30% des femmes dans les différentes Commissions de négociation et de médiation, au plan national ainsi que dans les fora et rencontres internationales.
La treizième édition du Forum de Bamako a eu lieu les 12 et 13 février 2013. La conférence a tenu une dernière session, à la fin des travaux, pour formuler et harmoniser des propositions d’action. Celles-ci ont été résumées dans la déclaration finale.
Pour les femmes et les organisations féminines du Mali, leur représentation systématique doit être prioritairement prise en compte, à plusieurs niveaux. C’est ainsi qu’elles ont recommandé, entre autres, leur représentation systématique à hauteur minimum de 30% dans les différentes Commissions de négociation et de médiation au plan national, ainsi que dans les fora et rencontres internationales (groupe de suivi et de soutien du Mali, Cédéao, UA, pays du Champs, UE, Nations Unies, France, Etats-Unis).
Elles exigent également leur intégration à hauteur minimum de 30% dans les forces militaro-civiles nationales et internationales, en prenant en considération les questions de genre dans leurs interventions, à travers notamment la désignation de points focaux Genre. De même que la mise en place d’une stratégie vigoureuse d’appui direct aux femmes engagées en politique, visant à maintenir les élues actuelles et à atteindre la parité dans le Parlement post-transition et lors des élections locales (Maires, conseillères municipales).
En outre, elles demandent la prise en compte dans les accords négociés, y compris les accords de cessez-le-feu, des viols et autres violences basées sur le genre, engendrés par le conflit, et n’incluant aucune amnistie pour les auteurs de viols, considérés comme crime contre l’Humanité.

Elles sollicitent l’initiation de l’organisation des cadres d’insertion, d’éducation et de prise en charge des enfants nés des viols durant le conflit, en vue d’alléger la souffrance des survivantes et d’éviter aussi d’éventuels infanticides; la réinsertion économique des femmes déplacées et réfugiées, notamment l’activation du Fonds d’appui à l’autonomisation des femmes et des enfants, avec une contribution du gouvernement et de tous les partenaires techniques et financiers, amis du Mali.
Enfin, elles réclament l’octroi à hauteur de 15% de tous les fonds de soutien au processus de sortie de crise des partenaires nationaux et internationaux, notamment l’appui aux opérations économiques des femmes pour faire face aux différentes crises.
Oumou DIAKITE

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