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Mali : les jihadistes refusent de céder dans leur refuge du nord-est
Publié le jeudi 28 fevrier 2013  |  AFP


© AFP
Djihadistes d`Ansar Dine dans le Nord du Mali


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PARIS, Les soldats français et tchadiens affrontent
désormais dans le nord-est du Mali des jihadistes déterminés qui refusent de
céder du terrain dans cette zone montagneuse où se sont réfugiés les éléments
les plus radicaux, selon le gouvernement et l'état-major des armées.
Devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a
prévenu mercredi que les opérations "se poursuivront pendant plusieurs
semaines, le temps nécessaire pour mettre ces groupes hors d'état de nuire".
Elles se déroulent principalement "dans le Timétrine et la zone montagneuse
de l'Adrar des Ifoghas, où se sont repliés des combattants d'AQMI et d'Ansar
Eddine, et dans la région de Gao" (nord), où subsistent notamment des éléments
du Mujao, a-t-il indiqué lors du débat sur l'avenir et le développement du
Mali.
Sur le terrain, 1.200 soldats français épaulés par 800 tchadiens
poursuivent la traque des jihadistes et de leurs chefs dans la région de
Tessalit, l'ultime localité reprise le 8 février aux islamistes, dans
l'extrême nord-est du Mali. Les soldats maliens à leur côté leur servent
essentiellement de guides.
La principale zone d'opération se situe, selon l'état-major, au sud-est de
Tessalit, dans le massif des Ifoghas. Une zone encore vaste, d'environ 25 km
sur 25 km, que les combattants islamistes tentent de tenir à tout prix. Un
relief de gorges et de vallées encaissées, où l'ennemi peut se dissimuler.
"Nous sommes confrontés à des terroristes extrêmement déterminés qui
s'appuient sur une zone qu'ils connaissent très bien, où ils ont établi des
positions défensives", comme des postes de combat ou des positions enterrées,
a indiqué jeudi le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard,
lors du point de presse de la défense.
Les islamistes conduisent "des actions jusqu'au-boutistes", souligne-t-il,
"l'action n'est pas construite pour permettre un éventuel désengagement.
Manifestement, il n'y a pas dans leur plan de volonté de tenter de
s'exfiltrer".
"Un combat de défense, sans esprit de recul, mais qui est aussi extrêmement
consommateur en vies humaines", analyse le porte-parole.
Résultat, les pertes jusque là très floues côté jihadistes - le ministre
Jean-Yves Le Drian a parlé début février de "plusieurs centaines de morts" -
commencent à grimper. Selon l'état-major, une quarantaine d'islamistes ont été
"neutralisés" dans la région par les soldats français dans la semaine écoulée.
Le 22 février, 25 soldats tchadiens étaient tués lors d'un accrochage qui a
fait, selon le bilan officiel tchadien, 93 morts dans le camp des islamistes.
"Nous ne sommes pas surpris par la détermination de nos ennemis : ils sont
particulièrement organisés, aguerris, et disposent de moyens très importants",
souligne Jean-Marc Ayrault : "Leur mode d'action ne nous étonne pas davantage,
leur entraînement leur permet de faire preuve d'une certaine efficacité".
Les Français conduisent "de petites opérations qui évoluent rapidement"
contre les jihadistes qui "veulent tenir durablement la zone", selon le
colonel Burkhard.
Des armes légères - fusils-mitrailleurs, mitrailleuses lourdes -, ont été
saisies par les soldats français et des éléments des forces spéciales. Des
stocks de vivres et de munitions que les islamistes avaient aménagés pour
tenir le terrain sont régulièrement détruits par les avions et les
hélicoptères de combat.
dch/mad/sd

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