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Le Mali a perdu la face : Faut-il exiger la démission d’IBK ?
Publié le jeudi 16 mars 2017  |  Le Pays
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© aBamako.com par A.S
Lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita
Bamako, le 11 juin 2015, le CICB a abrité la cérémonie de lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita, c`était sous la Haute présidence de SEM, Ibrahim Boubacar KEITA
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Merde. Voilà le seul état d’esprit de désolation qui résonne partout. Du Mali intérieur à la diaspora, les Maliens ne veulent plus entendre le nom d’Ibrahim Boubacar Keïta, ce Président au destin sombre.
Des campagnes à son installation, la lueur d’espoir illuminait le Mali. Les slogans de campagne synonymes de rupture avec les anciennes pratiques se sont avérées en fin de compte un leurre. Toutes les stratégies sont mises en œuvre pour achever le Malien qui est déjà à l’agonie. Dans cette aventure machiavélique, la famille, compagnons politiques et amis ont envahi les postes de responsabilité avec pour unique objectif : Se remplir les poches.
Le Peuple, qu’il crève ! Sur le terrain, les manifestations sont illustratives. Dans presque tous les domaines, le cri y en a marre se fait sentir. Les syndicats des travailleurs se disent déterminés à en finir avec cette dictature imposée par les gouvernants qui n’écoutent personne et sont insensibles aux conditions de vie du peuple.
Scandale en scandale, voilà à quoi le peuple malien fait impuissamment face. Et dans sa folie de s’éterniser au pouvoir le régime IBK ose évoquer sa volonté de toucher la constitution arrachée dans une rude épreuve suite à la révolution de 1991. Le régime veut rendre l’Etat malien plus dépensé avec la création d’autres structures comme le SENAT.
Un SENAT pour quoi faire ? Ils sont les seuls mieux placés à répondre la question. Nos institutions qui fonctionnent déjà soufflent difficilement compte tenu du manque de moyen ou de la corruption comme c’est le cas de l’Assemblée Nationale qui refuse de payer ses factures d’électricité au point de se voir arracher son compteur à cause de 200 millions.
IBK avec cette révision constitutionnelle veut satisfaire de manière totale la revendication des rebelles du nord. Ces hommes ennemis du Mali, amis d’IBK sont aujourd’hui les enfants gâtés de la République. Ils ont tué, détruit tous les biens de l’Etat malien pour enfin être récompensés au prix d’un héros ou un messie qui vient de sauver sa Nation.
Les Maliens de l’extérieur ne veulent pas du tout entendre le nom d’IBK. A cause de la connivence du Président IBK avec les pays Européens et autres, les Maliens de la diaspora sont sous la menace de tout perdre et se retrouver au Mali les mains vides. Cette politique étrangère avec à la clé l’accord de réadmission a fait que les dirigeants actuels sont vomis à l’extérieur.
Tout le temps, il y a des manifestations et des clubs se créent partout afin de mettre un terme à cette gestion maléfique en 2018. En France, les Maliens s’apprêtent à marcher ce samedi à venir pour dénoncer la trahison de nos autorités. Elles (autorités) ont promis mais n’ont pas respecté l’exécution de l’ensemble des points de leur doléance.
Aujourd’hui au regard de l’extrême déception, partout, on n’exclut pas la demande de démission du président de la République. Car à l’allure où vont les choses, l’après IBK en 2018 sera pire. Il léguera au peuple une Nation en lambeau qui exigera une reconstruction à 100 pour 100.
Cet état de fait nous rappelle la plainte du BIPREM contre IBK pour ‘’Haute Trahison’’. Malheureusement, le peuple n’avait pas compris ce regroupement et aujourd’hui l’histoire lui donne raison.
Boubacar Yalkoué
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