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Grève illimitée du secteur de la santé au Mali: Le statu quo après 15 jours de grève, Le service minimum non respecté dans des centres de santé
Publié le vendredi 24 mars 2017  |  Le Républicain
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© Autre presse par DR
Hôpital Gabriel Toure
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Déclenchée depuis le 09 Mars 2017 sur toute l’étendue du territoire national, la grève illimitée des agents de la santé continue au grand dam des malades. Les syndicalistes, auprès desquels défilent la société civile, des partis politiques (majorité et opposition) pour décanter la situation, sont déterminés à continuer la grève jusqu’à la satisfaction de leurs doléances.
Après les magistrats, les enseignants, c’est au tour des médecins de bander les muscles pour l’amélioration de leurs conditions de vie plongeant, du coup nos hôpitaux et centres de santé, dans un état comateux.

Les blouses blanches ne sont point prêts à lever leur mot d’ordre de grève et le calvaire des patients maliens continue de plus belle. Selon Dr Mamadou Tangara, le deuxième secrétaire administratif du Syndicat National de la Santé, de l’Action Social et de la Promotion de la Famille (SNS-AS-PF), ils ont été reçus le lundi passé, par le gouvernement en séance d’évaluation. « Mais rien de concret n’est sorti de cette évaluation », signale-t-il.

Dr Mamadou Tangara a rappelé la longue liste des intervenants qu’ils ont reçus et qu’ils continuent de recevoir dans le but d’apaiser la situation. « Nous avons reçu les partis politiques de l’opposition, nous avons aussi reçu le parti au pouvoir et la délégation était dirigée par Issey Doucouré l’ancien secrétaire général de l’UNTM. Nous avons aussi reçu d’autres partis. Il y a des intervenants autour du dossier peut être que quelque part le gouvernement pourrait faire un clin d’œil et en attendant la grève continuera », explique le syndicaliste. Selon lui, après 14 jours de grève, « on ne peut plus retourner bredouille auprès de nos militants ». « Donc la grève continuera jusqu'à la satisfaction de nos doléances », déclare-t-il.

Le service minimum non respecté dans des centres de santé
Dans les centres de santé de Sébénicoro (Asakoseck) et de Siribirigou (Asacosekasi), les agents de la santé font plus qu’appliquer le mot d’ordre de grève. Ils ne respectent pas le service minimum. Aucun agent de ces deux structures de santé n’était à son poste, au moment ou passait notre équipe de reportage, hier matin. Les malades et leurs accompagnateurs sont ainsi laissés à eux-mêmes.

À 10 heures, les cours des deux centres étaient vides. Aucun médecin ou aide soignant n’était visible. Toutes les portes étaient fermées à part les grandes portes. « Il n’ya pas de travail car les médecins sont en grève illimitée », répondent les gardiens aux patients et à ceux qui veulent prendre des renseignements. « Mon enfant souffre beaucoup, il est vraiment malade. Je ne sais pas ce que nous avons fait aux médecins. Cela fait une demi-heure que je suis là. Les agents de la santé ne doivent pas aller en grève à mon avis car c’est la vie des milliers de personnes qu’ils mettent en péril chaque jour. Moi personnellement je ne suis pas contente et je m’arrête là, se te djon ye », déplore une dame rencontrée au Centre de santé de Sébénicoro.

Les revendications du Syndicat National de la Santé, de l’Action Social et de la Promotion de la Famille (SNS-AS-PF) et de la Fédération des Syndicats de la Santé et de l’Action Social (FESYSAM) tournent autour de ces points : l’augmentation substantielle des primes de fonction spéciale et de garde ; l’octroi d’une prime de monture aux travailleurs socio-sanitaires et de la promotion familiale ; l’intégration des émoluments des bi-appartenant dans le salaire ; le maintien et l’extorsion des ristournes à toutes les structures génératrices de ressources ; la prise à 100% des soins médicaux des travailleurs socio sanitaires assujettis à l’assurance maladie obligatoire ; l’abrogation de mutation abusive de syndicalistes en cours de mandat ; le payement des primes de garde des agents de santé chargés du contrôle sanitaire de la maladie à virus Ebola etc.

Moussa Samba Diallo
Emmanuel Diarra, stagiaire
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Le Républicain N° 4380 du 7/5/2012

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