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Désengorgement des prisons : Plus de 1417 prisonniers graciés par le président IBK en moins d’un an
Publié le vendredi 12 mai 2017  |  Le Tjikan
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© aBamako.com par A S
Lancement des travaux de la route Banconi - Nonsombougou
Lancement des travaux de la route Banconi - Nonsombougou par le Président de la République IBK, le Mercredi 3 Mai 2017.
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Selon un communiqué du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme en date du 8 mai 2017, le président de la République Ibrahim Boubacar Keita, pour la 3ème fois en moins d’un an, a procédé à des remises partielles ou totales de peines au profit de personnes condamnées et détenues dans les prisons. Il s’agit d’une grâce présidentielle accordée à quatre cent quatre-vingt-six (486) prisonniers. Cette grâce intervient après celle de janvier 2017 avec 360 prisonniers et de septembre 2016 avec 569 prisonniers. Ce qui porte le nombre à plus de 1417 prisonniers graciés en moins de 12 mois.

Selon nos sources, seules les personnes condamnées ont bénéficié de cette grâce présidentielle qui se justifie par leur comportement et leur conduite en prison. Mais aussi la nature de leurs infractions commises sauf quelques cas d’infractions comme le trafic d’armes, de drogue, la pédophilie, le viol et les enlèvements d’enfants.



Cette mesure de grâceprésidentielle, selon le communiqué du Ministère de la Justice, outre le désengorgement des prisons participe ainsi à la politique d’humanisation et de socialisation de la vie en milieu carcéral.

« Dans un souci évident de professionnalisation du travail en milieu carcéral, le personnel du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée dispose désormais d’une loi portant statut des fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation, d’un Décret de mise en œuvre de la loi et d’un Code de déontologie. Toutes choses qui améliorent leurs conditions de vie et de travail. Le département de la Justice désormais amputé des Droits de l’Homme, travaille à élaborer une Politique Nationale Pénitentiaire, Carcérale et de Réinsertion Socioprofessionnelle à soumettre très prochainement au Gouvernement. Cette politique assurera une gestion optimale de l’architecture carcérale, en tenant compte de la situation carcérale et de l’environnement judiciaire des détenus », ajoute le communiqué.

Selon nos sources, après ces grâces présidentielles, les prisons contiennent encore plus de 7800 prisonniers

A l’annonce de la nouvelle, les internautes étaient divisés sur les réseaux sociaux. Ceux qui soutiennent cette mesure estiment que cela est à féliciter de la part du président de la République. Par contre, la tendance opposée sinon hostile à cette mesure s’interroge sur les bénéficiaires de ces grâces présidentielles et les circonstances dans lesquelles, ils ont été choisis. C’est le cas de notre confrère Abdoulaye Koné du journal ‘’le Procès-verbal’’ qui nous a fait part de ces inquiétudes par rapport à cette grâce. Il s’est interrogé d’abord si les personnes graciées ne sont pas des prisonniers qui ont pris les armes contre le pays. A savoir les terroristes de la CMA ou d’autres groupes armés. Il s’est interrogé également si certains n’ont pas profité de cette grâce pour accorder la liberté à certains criminels en contrepartie de quelque chose. C’est pourquoi, il a demandé que la liste des prisonniers ayant bénéficié de cette grâce soit rendue publique pour que le public puisse connaitre leur identité.

Il n’est pas le seul à être dans cette position. Il y’a également Daouda Kinda, spécialiste des relations internationales et très actif sur les réseaux sociaux.

« Qu’on nous donne l’identité des tas de détenus qui ont été graciés par le président de la République!. On désengorge les prisons en construisant plus de prisons ou en déversant dans la nature des centaines de condamnés ?», s’est-il demandé.

M.D

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