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Soutien tacite à IBK après le premier coup de pioche de la route de Tamani : Ousmane Madani Cherif Haidara sur la voie de Mahmoud Dicko
Publié le vendredi 2 juin 2017  |  Infosept
Cérémonie
© Présidence par DR
Cérémonie de clôture du Mawlid 2016
Bamako, le 18 Décembre 2016 SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’État a pris part à la cérémonie de clôture du Mawlid 2016. La cérémonie était organisée par le Guide Spirituel Ansar-Dine El Hadj Ousmane Cherif Madani HAIDARA au Stade du 26 Mars de Yirimadio
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Le guide spirituel d’Ansardine fait partie des leaders religieux les plus populaires et les plus crédibles, à cause de sa neutralité, de son indépendance et de son franc-parler en tout lieu et en toute circonstance. Connu pour ses diatribes véhémentes, le Cherif noir qui pendant plus de dix ans n’avait pas fléchi face aux pressions du régime militaire du Général Moussa Traoré, va-t-il accepter de perdre sa crédibilité et son aura face à un régime qui cherche éperdument une base électorale ? Haidara va-t-il préférer soutenir IBK pour le seul intérêt de son village au détriment de celui de ses milliers de fidèles dont beaucoup végètent aujourd’hui dans la misère ? Est-il sûr d’être suivi par ses adeptes qui broient du noir à cause de la mauvaise gouvernance ?
Au lancement des travaux de construction de la route Baraouéli-Tamani, Chérif Ousmane Haidara a dit tout le bien qu’il pense de son bienfaiteur du jour, le président de la République. Il a ajouté que tous les musulmans du Mali sont avec IBK. Après avoir publiquement dévoilé la vieille complicité entre lui et le président Keita lors du Maouloud 2016 au Stade du 26 Mars plein à craquer, le Chérif est-il en train de rejoindre Mahmoud Dicko qui assume sans complexe son amitié avec IBK.
Avec cette collusion entre leaders religieux et gouvernement, ne s’achemine-t-on pas vers un discrédit des autorités religieuses qui devraient être les derniers remparts d’une société en perte des valeurs et de repères ? Ces autorités religieuses, qu’elles soient musulmanes ou chrétiennes avaient su jouer leur rôle de médiateurs pour apaiser des situations difficiles, voire dramatiques. Elles ont su dire plus haut ce que le malien lambda murmure plus bas aux hautes autorités, parce qu’elles étaient neutres.
Qui ne se rappelle pas les vérités crues de l’Archevêque de Bamako d’alors Mgr Luc Sangaré à Moussa Traoré ? Que dire des propos de l’imam Mahmoud Dicko à ATT lors des présentations des vœux à l’occasion de nouvel an ? L’imam Dicko était l’un des plus grands défenseurs des plus démunis sous ATT. Aujourd’hui, il présente une autre image celle du défenseur d’IBK, au nom de la vielle amitié qui les lie. Pour bon nombre de fidèles musulmans du Mali, le Président du Haut Conseil Islamique n’a-t-il pas préféré son amitié avec IBK à la défense des intérêts des milliers de maliens ?
Quant au guide spirituel d’Ansardine, il aurait jusque-là adopté une position de neutralité vis-à-vis des hommes politiques. On dit de lui qu’il aurait non seulement refusé de donner de consigne de vote à ses adeptes, mais aussi et surtout qu’il leur aurait dit de voter en leur âme et conscience pour le candidat de leur choix en 2013.
C’est cette position de neutralité qui lui a permis de critiquer certaines actions des autorités actuelles sans sourciller. Mais aujourd’hui, pour avoir bénéficié de la construction de la route allant à Tamani, son village natal, Cherif Ousmane Madani Haidara semble être conquis. N’est-il pas du devoir régalien du Président de la République de poser les bases du développement harmonieux du Pays ?
Ce qu’il faut faire comprendre au Cherif et à tous les autres qui croient à la bienfaisance d’IBK, c’est que l’argent utilisé provient de leurs impôts et taxes et son action ne saurait être une faveur. Il a été élu pour tracer la voie du développement, mais le bilan qui est le sien n’est guère reluisant. Il est à la limite le plus catastrophique depuis l’avènement de la démocratie au Mali. Les propos tenus par le Cherif Ousmane Madani Haidara et qui ont été relayés par la presse ont valeur de consigne de vote à ses fidèles.
Il a été jusque-là exemplaire et exempt de tout reproche d’appartenance à tel ou tel parti ou de proximité avec tel leader politique, ce qui lui a valu un respect total. Donc pour ne pas subir le même discrédit que certains leaders religieux, il devra continuer sur sa lancée, celle d’un guide neutre et à équidistance de tous les responsables politiques, et ainsi préserver son image d’antan.
Youssouf Sissoko
youssouf@journalinfosept.co
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