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Référendum du 9 juillet prochain : Les universitaires se prononcent
Publié le mardi 20 juin 2017  |  Le Tjikan
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L’ex-ENA a abrité le jeudi 15 juin dernier, une conférence-débatsur le thème : « dialogue interne sur le referendum constitutionnel ». La conférence était animée par le Professeur Bakary Camara, Doyen de la Faculté du Droit Public, qui avait à ses côtés, Dr Paul Traoré, professeur de finances publiques et plusieurs de leurs collègues.
A l’entame de ses propos, le Pr Bakary Camara a déploré la lenteur des juristes de l’université à donner leur point de vue par rapport au nouveau projet de loi portant révision de la constitution du 25 février 1992.
Selon lui, la révision constitutionnelle suscite toujours de vives réactions à cause de la complexité du droit. Ce qui fait que les avis restent partagés entre les partisans du ‘’oui et ceux du ‘’non’’ pendant que les commentaires vont bon train sur les réseaux sociaux.
Pour Dr Paul Traoré, chaque génération peut changer la constitution pour l’adapter à la réalité du temps. Et la procédure en la matière a été respectée. D’après lui, la révision de la constitution est une impérieuse nécessité pour répondre aux exigences du moment, puisque la Constitution du 25 février 1992 est le reflet de la constitution française de 1956. Et l’article 118 n’a pas été violé car les occupants du Mali sont les Maliens même s’ils ont prix des armes contre leur pays.
Selon lui, quand il y’a contrariété juridique en la matière, c’est la Cour Constitutionnelle qui tranche. Et celle-ci a tranché en affirmant que l’occupation interne n’est pas une atteinte juridique à l’intégrité territoriale du Mali, car les frontières du Mali restent intangibles.
Contrairement à lui, Dr Souleymane Dehdira que la révision de la constitution doit être une œuvre populaire et une révision ne doit pas être l’initiative du seul président de la République. Pour lui, le contenu du nouveau texte renforce les pouvoirs du président de la République. Et par ailleurs, soutient-il, la question des populations déplacées n’est pas toujours pas résolue tandis que les élections communales n’ont pas pu se tenir sur l’ensemble du territoire national en raison de la situation sécuritaire.
Mais qu’à cela ne tienne, il dira que la révision constitutionnelle est un exercice démocratique et le referendum, un moyen d’expression du peuple. C’est pourquoi, il a souligné que le dernier mot revient donc au peuple le 9 juillet prochain.
Adiarra Coulibaly (stagiaire)
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