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Retrait des troupes françaises du nord : Le Gouvernement pour une prolongation de l’opération Serval
Publié le jeudi 28 mars 2013  |  Le Prétoire


© aBamako.com par A S
Réunion du comité de suivi de la feuille de route de la transition.
Bamako, le 25 mars 2013 à la primature. Le premier ministre Diango Cissoko a présidé la réunion du comité de suivi de la feuille de route de la transition.


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Il y a quelques semaines, le président de la République française, Hollande, annonçait un début de retrait des troupes françaises en Avril. A cette date, de l’avis du chef de l’Etat français, notre pays aura recouvré la quasi-totalité de son intégrité territoriale. Une information qui, en son temps, avait provoqué, à juste raison, des grincements de dents chez bon nombre de nos concitoyens qui doutent en la capacité des forces africaines, la Misma notamment, à faire face à cette guerre asymétrique que nous imposent les terroristes.

L’inquiétude de nos concitoyens est d’autant plus légitime que depuis le début les hostilités, en janvier dernier, seule l’armée française, appuyée aujourd’hui par les troupes tchadiennes, s’est lancée dans une offensive sans merci contre les narco. Les forces de la Misma se bornant à sécuriser les zones libérées. De nos jours, le gouvernement du Mali, conscient des conséquences que le retrait des troupes françaises peut avoir sur le reste du processus de libération et de sécurisation de nos territoires, semble bien émettre des inquiétudes.

En effet, le Premier ministre Diango Cissoko a clairement exprimé le vœu que l’armée française reste sur place jusqu’à ce que notre pays recouvre son intégrité territoriale. C’était lors de la première réunion, lundi, du Comité de suivi de la mise en œuvre de la Feuille de route pour la transition. Ce souhait gouvernemental se justifie, selon le chef du pouvoir exécutif, par le fait que le Gouvernement est déterminé à organiser les élections, présidentielle et législatives, à la période indiquée par le président de la République et conformément à la Feuille de route pour la transition, en juillet 2013. Or, tout en disant ne vouloir contrarier qui que ce soit, Diango Cissoko a reconnu que la libération totale des zones occupées et en même temps leur sécurisation dans un délai court, reste l’un des défis majeurs à relever. Au même titre que la libération à temps des ressources financières nécessaires à la tenue de ces élections. Par la même occasion, le Premier ministre Cissoko a plaidé en faveur du déploiement total de la Misma et sa transformation en Mission intégrée des Nations unies au Mali (Minuma) ainsi que le démarrage, en avril 2013, des activités de la mission de formation de l’Union européenne au Mali (Eutm) en cours d’installation, entre autres.

Par ailleurs, le locataire de la Primature avait auparavant brièvement fait le point des actions menées sur le terrain. A ce jour, a-t-il fait savoir, grâce à l’aide des forces armées françaises et celles africaines de la Misma, la quasi-totalité des zones jadis sous contrôle des groupes terroristes ont été libérées et les opérations de sécurisation se poursuivent pour permettre le retour rapide de l’Administration et des populations réfugiées. Mieux, sur le plan politique, une Commission de dialogue et de réconciliation a été créée et la préparation des élections, présidentielle et législatives, se poursuit avec notamment la création récente, sous la houlette du chef du Gouvernement, d’un Comité interministériel de suivi de la préparation de ces élections.

Il importe de rappeler qu’après l’adoption par l’Assemblée nationale, en janvier dernier, de la Feuille de route pour la transition, le gouvernement a validé un plan d’actions de sa mise en œuvre. Le Comité de suivi de la mise en œuvre de la Feuille de route, chargé d’évaluer périodiquement l’état d’exécution de ce plan, se veut une instance privilégiée de dialogue entre le Gouvernement et ses partenaires. A ce titre, il comprend quatre commissions : Défense, sécurité et paix ; Mobilisation, Action sociale et humanitaire ; Relance économique et enfin Suivi du processus électoral.

Bakary SOGODOGO

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