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Nomination d’un gouverneur à Kidal - La nouvelle provocation du MNLA?
Publié le vendredi 29 mars 2013  |  Le Pays.bf


© AFP
Première rencontre de la rébellion malienne du MNLA avec le médiateur Compaoré
Ibrahim Ag Mohamed Assaleh (R), leader d`une équipe du Mouvement de libération nationale de l`Azawad (MNLA) parle a un meeting avec les délégués touareg Ibrahim Ag Mohamed rebelles Asseley (C) et Hassane Ag Mehdy (L) à Ouagadougou


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Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) vient de jeter un pavé dans la mare.
En effet, il vient de nommer un nouveau gouverneur à Kidal au moment même où l’administration malienne s’employait à se redéployer dans la zone. Mohamed Ali Ag Albassaty, ainsi s’appelle-t-il, affirme cependant n’avoir aucun lien avec le mouvement indépendantiste. Soit.
Mais pourquoi avoir accepté de composer avec un mouvement rebelle qui n’a aucune reconnaissance officielle et qui, disons-le clairement, est voué aux gémonies par l’opinion publique nationale pour avoir été à l’origine des maux dont souffre aujourd’hui le Mali ? Mohamed Ali Ag Albassaty voudrait desservir son pays qu’il ne s’y prendrait pas autrement.
Peut-être aurait-il pu faciliter l’arrivée des soldats maliens à Kidal plutôt que d’accepter une nomination qui, ni plus ni moins, ressemble fort à un pied de nez fait à Bamako.
On croyait qu’avec tout ce que l’on a dit de lui, le MNLA allait faire mauvaise fortune contre bon cœur en renonçant à ses ambitions sécessionnistes et faire son mea culpa. Fort malheureusement, le mouvement, avec une obstination à nulle autre pareille, continue de mettre les pieds dans les plats.
Il est peu de dire qu’il fait de la provoc. Il défie l’autorité de Bamako et ne semble, pour rien au monde, prêt à renoncer à son projet indépendantiste. Autant dire qu’il n’est plus dans une logique de dialogue ou de négociation. Il veut marquer son territoire avant d’aller au dialogue que lui proposent les autorités de Bamako. Mais le MNLA oublie volontier qu’il s’agit là d’une démarche suicidaire, d’autant qu’elle risque in fine d’irriter et de braquer Bamako qui, jusque-là, semble faire profil bas.
Le MNLA, pour tout dire, donne des verges pour se faire fouetter. Déjà, on parle d’une très prochaine expédition de l’armée malienne à Kidal pour, dit-on, « mettre fin à ces agissements du mouvement. » C’est dire donc que si rien n’est fait, l’on va vers un affrontement entre l’armée malienne et les éléments du MNLA. Et le perdant de cette guerre qui s’annonce sera sans doute le MNLA qui risque de mourir aussi bien militairement que politiquement.
En fait, le MNLA ne se permettrait pas pareille paillardise vis-à-vis de Bamako, si, en vérité, il ne bénéficiait pas de la sympathie de l’armée française. C’est cette dernière qui est son rempart. Pourtant, on se rappelle que la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), elle-même s’était montrée ferme vis-à-vis du mouvement, en déclarant que tout groupe armé qui refuserait de rentrer dans la république malienne serait considéré comme un mouvement terroriste et donc traité comme tel.
C’est à croire qu’au-delà de Bamako, le MNLA nargue toute la sous-région ouest-africaine. Décidément, le Nord-Mali ne finira pas de nous révéler l’incurie des Maliens. Car, pendant que des soldats étrangers, notamment français et tchadiens, se battent au prix de leur vie dans le massif montagneux des Ifoghas pour libérer le pays, eux se livrent à des querelles de positionnement. Tout cela parce que le MNLA pense avoir finalement eu le pied à l’étrier.
Par Boundi OUOBA

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