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L’Indicateur Renouveau N° 1465 du 5/4/2013

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Candidat à la candidature de l’Adema : Iba Ndiaye, une abeille pourvoyeuse pour la Ruche
Publié le vendredi 5 avril 2013  |  L’Indicateur Renouveau


© aBamako.com par A S
Douzième conférence nationale de l`Adema-PASJ
Bamako, le 23 mars 2013 au CICB. L`Association pour la Démocratie au Mali, Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema-PASJ) a tenue sa 12è conférence nationale qui a réuni tous les membres et sympathisants du parti.


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Du social à la politique, l’homme aura marqué son parcours de pierres blanches. Le sens du consensus, il en a à en revendre et l’a démontré l’année dernière quand il s’était agi de trouver un compromis autour de Dioncounda Traoré. Ibrahima Ndiaye dit Iba semble être l’abeille qui a le plus apporté des provisions à la production du bon miel dans la Ruche.

Il y a des hommes qui sont parfois indispensables pour la bonne marche d’un parti politique, tant ils ont le sens de l’écoute, du consensus et de la responsabilité. Ce sont là des valeurs qu’Ibrahima Ndiaye, aujourd’hui président de l’Adéma par intérim incarne.
Des valeurs qu’il a sans doute héritées politiquement des pères fondateurs du PASJ que sont les Abdrahamane Baba Touré, Alpha Oumar Konaré, etc., mais aussi de ses parents qui l’ont mis dans ce monde.
Ibrahima Ndiaye dit Iba, ex-ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, naquit à Kayes de feu Boubacar Ndiaye ex-négociant auprès des compagnies de commerce Vezia et Morel & Prom et de Fatou Ndiaye. Il est descendant de Jam Ndiaye, fils de Guirandou Ndiaye.
L’immense culture du père fut un véritable tremplin pour les enfants. Cela a beaucoup bénéficié au jeune Iba qui, dès l’âge de 5 ans, fréquenta l’école d’abord à Ambidédi, ensuite à Kayes puis à Bamako et plus tard en Tunisie et en France.
Avant son inscription au cours préparatoire, le père Boubacar lui inculqua les rudiments de la lecture en lui apprenant à lire le « Syllabaire ». Cela lui procura un avantage certain, une fois sur les bancs de l’école.
Il obtint le prix d’excellence dans presque toutes les classes de l’école primaire et fut toujours parmi les meilleurs jusqu’au DEF qu’il réussit en 1966 pour venir à l’Ecole normale secondaire de Badalabougou, d’où il sortit 2e de sa promotion. L’homme ne tardera pas à exprimer le penchant social qu’il porte dans ses vaines.
Les différentes fonctions exercées par Iba, l’ont amené à connaître le pays profond sous toutes ses coutures. Vous avez dit que le candidat de l’Adéma doit être celui qui a une connaissance avérée du Mali, alors suivez notre regard… S’il est vrai que c’est à l’œuvre que l’on reconnaît l’artisan, sans risque de se tromper, on peut dire qu’Iba est un intrépide travailleur.
C’est par Kéniéba qu’il entamera sa fonction sacerdotale comme professeur de maths-physique, puis à Kayes N’di, ensuite à Kayes Khasso pour venir enfin appuyer M Ismaël Konaté dans son projet de création de l’Institut des jeunes aveugles du Mali. Il fut avec Mme Konaté les tout-premiers enseignants de l’Institut jadis logé dans la cour de l’actuelle mairie du district.
Comme s’il savait qu’un jour son parti l’Adéma allait exiger de son candidat d’avoir un niveau de formation requis Iba s’envolera pour Tunis en 1974 pour une formation de 2 ans en écriture Braille.
A son retour à Bamako, il continuera l’enseignement du Braille en plus de l’appui qu’il apportera à M Konaté dans beaucoup d’autres secteurs tels que le Centre d’apprentissage des aveugles du Mali, l’unité de production de craie et serpillières, la création de l’école des aveugles de Gao, la formation en braille des nouveaux enseignants…
En 1982, il obtint une bourse pour la France. Il étudiera successivement à Bordeaux et à Paris-X Nanterre. Dès son retour, il s’implique dans le social à travers la direction nationale des affaires sociales. A ce titre, il fut membre fondateur de l’Association malienne pour la promotion sociale des aveugles (AMPSA) devenue plus tard l’Union malienne des aveugles (Umav).
Il deviendra par la suite, expert-consultant du BIT en réadaptation professionnelle et mènera des études dans beaucoup de pays africains dont la République centrafricaine, le Burundi, la Guinée, le Tchad…
Cet homme affable et plein d’humilité est un travailleur hors norme. Sa compétence, sa rigueur et son acharnement au travail font de lui un véritable manager des temps modernes. Il laisse ses traces partout où il passe.
Sa carrière constitue un exemple de réussite professionnelle comme l’atteste le parcours ci-après :
Octobre 1972-juin 1974 : maître du second cycle chargé des cours de mathématiques à Kayes N’di, Kéniéba et Kayes Khasso.
Octobre 1974-décembre 1978 : maître de second cycle chargé des cours de mathématiques à l’Institut des jeunes aveugles du Mali
Décembre 1978-fécembre 1983 : secrétaire général adjoint et chef de la division de la réadaptation
Décembre 1983 : élu vice-président Umav
Décembre 1984-décembre 1989 : secrétaire général adjoint et conseiller spécial Umav
A partir de 1989 : expert-consultant du BIT en réadaptation des personnes handicapées
Avril 1989-janvier 1991 : vice-président et conseiller spécial Umav. 1991-1993 : chef de la Cellule d’appui aux projets de la Fédération malienne pour la promotion des personnes handicapées. 1993-1995 : directeur national de l’action coopérative et du développement à la base.
1995-1998 : mise en disponibilité (secrétaire général de l’Adéma). 1998-2003 : mise en détachement (maire du district de Bamako).
Novembre 2004 à octobre 2007 : directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE). Octobre 2007-mars 2011 : ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Voilà déjà un CV qui fait aussi de l’homme celui qui connait le mieux l’administration malienne. Mais n’a pas connu que ça. De la politique il en a forgé une personnalité. Et pour cause :
Vint 1990, l’année de l’ouverture du débat démocratique:
Un jour de mars de cette année, Iba et d’autres patriotes se sont illustrés lors d’un débat animé par Djibril Diallo, secrétaire politique de l’UDPM de l’époque, dans la salle des spectacles du stade Omnisports de Bamako. Ce jour-là, nonobstant tous les risques qu’ils encourraient, prirent la parole pour prôner l’ouverture politique, l’instauration du multipartisme et fustigèrent les tares et avatars du monopartisme et du monolithisme.
Ce fut le lancement de la fameuse « Lettre ouverte » qui, comme un glaive, sonna le tocsin de la fin inéluctable de l’autocratie.
Enfin le 26 mars 1991 !
Le peuple malien est enfin libre, libre pour décider de son avenir, libre de son choix politique, libre du choix des femmes et des hommes qui doivent conduire sa destinée.
Les associations comme l’Adéma dont Iba est membre, se muent en partis politiques après la déconfiture de la dictature. Iba fut secrétaire adjoint à la solidarité dans le 1er bureau puis successivement secrétaire général, 2e vice-président et 1er vice-président, poste qu’il occupe aujourd’hui.
Par probité morale et honnêteté intellectuelle, il n’a pas hésité un instant après sa nomination au poste de secrétaire général de l’Adéma/PASJ sur demande du président Alpha Oumar Konaré, de démissionner de son poste de directeur national de la coopération pour se consacrer à l’expansion et à l’enracinement du parti.

Un parcours très riche
1990 : président du Comité de l’Association Adéma de Faladié. 1991 : président de la coordination de l’association Adéma de la Commune VI. 1991-1994 : secrétaire adjoint à la solidarité de l’Adéma/PASJ lors du congrès constitutif du 25 mai 1991. 1994-1999 : secrétaire général de l’Adema/Parti africain pour la solidarité et la justice (PASJ). 1998-2003 : maire du district de Bamako. Octobre 1999 : Elu 2e vice-président du parti. 2008 : Elu 1er vice-président du parti. 2000-2004 : président de l’Association des municipalités du Mali (AMM) (activités associatives).
Des qualités et un parcours qui pourraient beaucoup profiter à l’Adéma et au Mali.

Abdoulaye Diakité

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