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Les Arabes du Mali tentent de s’unifier
Publié le lundi 8 avril 2013  |  AFP




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NOUAKCHOTT,Des mouvements et personnalités des
communautés arabes du nord du Mali ont créé une nouvelle organisation qui
affirme représenter l’ensemble des Arabes maliens, a appris l’AFP lundi auprès
d’eux à Nouakchott.
La "Convergence des mouvements et associations arabes pour l’unité et le
développement de l’Azawad" (nord du Mali) a été créée à l’issue d’une réunion
tenue les 5 et 6 avril dans la capitale mauritanienne, selon une déclaration
de ses membres dont l’AFP a obtenue copie.
Elle a été formée par "les leaders, cadres, notabilités et responsables des
mouvements et associations de la communauté arabe de l’Azawad", affirme ce
texte.
La réunion a rassemblé des délégations d’Arabes de l’Azawad venus du Mali,
mais aussi de l’Algérie, du Burkina Faso, du Niger ainsi que de la Mauritanie,
quatre pays voisins du Mali, a précisé à l’AFP le porte-parole de cette
"Convergence", Boubacar Ould Taleb.
"La Convergence constitue le cadre unique de représentation légitime des
aspirations de notre communauté", affirment également les signataires dans
leur déclaration.
Parmi les membres du directoire de ce nouveau cadre unitaire, figurent le
chef du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), Ahmed Ould Sidi Mohameda, d’anciens
parlementaires et diplomates arabes maliens qui résident à Bamako, dont Sidi
Mohamed Ould Oumrani et Baba Ould Sidi Wafi, a indiqué M. Ould Taleb.
Selon lui, la convergence ne comprend aucun aucun membre des groupes armés
ayant occupé pendant plusieurs mois le nord du Mali en 2012, qu’il s’agisse de
la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA,
ayant déclenché l’offensive qui a conduit à l’occupation du Nord malien) ou
des organisations jihadistes liées à Al-Qaïda.
Elle est clairement "pour l’unité et l’intégrité territoriale du Mali", a
insisté le porte-parole: "Aucune personnalité parmi les mercenaires qui ont
cherché la division de notre communauté et de vivre sur le dos de notre peuple
n’en fait partie, ni personne en relation avec les mouvements accusées de
liens avec Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et le MNLA".
"Nous sommes prêts à intégrer la commission nationale de réconciliation et
à toute forme de négociations avec le gouvernement malien sur l’avenir de ce
territoire" qu’est le Nord malien, a-t-il ajouté.
Le gouvernement malien a créé début mars dernier une "Commission dialogue
et réconciliation" (CDR), ayant pour mission de "rechercher, par le dialogue,
la réconciliation entre toutes les communautés maliennes".
Dans leur déclaration, les Arabes maliens s’inquiètent aussi "des risques
de marginalisation de (leur) communauté par rapport à toutes les grandes
questions de l’heure, notamment la participation au dialogue politique".
Ils condamnent le "terrorisme sous toutes ses formes", "le banditisme
transfrontalier", trafics en tous genres et "activités illicites et
criminelles". Ils dénoncent des "dérapages" dont sont victimes selon eux des
civils dans les régions de Tombouctou (nord-ouest du Mali) et de Gao (nord-est
du Mali).
Les Arabes sont une minorité dans le territoire de l’Azawad, berceau des
Touaregs, eux-mêmes minoritaires dans l’ensemble du Mali.
hos/cs/hm

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