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L’Indicateur Renouveau N° 1472 du 16/4/2013

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Chouaidou Traoré, candidat à la présidentielle de 2013 : L’homme, son parcours et ses ambitions pour le Mali
Publié le mercredi 17 avril 2013  |  L’Indicateur Renouveau




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Le candidat à l’élection du président de la République de juillet prochain, Chouaïdou Traoré, n’est plus un homme à présenter, tant il a marqué de son empreinte la vie intellectuelle de ces vingt dernières années à travers les journaux qu’il a créés, à partir de 1990.

Né à Sikasso en 1967, Chouaïdou Traore aura 46 ans le mois prochain. Son père, feu Sinaly Traoré, était un commerçant de cola, de sel et de poisson fumé. Sa mère, feue Tènin Sanogo était une femme pieuse, fille d’un marabout.
En décidant de se porter candidat à la prochaine élection présidentielle, Chouaïdou Traoré nourrit l’ambition de conduire notre pays en dehors de la crise qui l’assaille en mettant fin à l’insécurité, en apportant les solutions idoines, en permettant une plus grande participation des populations dans la gestion des affaires locales et publiques, en donnant aux forces armées et de sécurité les moyens nécessaires pour garantir la paix, la stabilité du pays et la sécurité des citoyens.
« J’installerai plusieurs nouvelles bases militaires dans les régions les plus difficiles et les plus hostiles du nord et du nord-ouest. Je donnerai à l’Armée les moyens logistiques terrestres et aériens nécessaires à sa performance sur le terrain. Je créerai les conditions de vie adéquates et dignes pour les militaires. Je créerai également un service public ayant en charge la gestion de tous les besoins des vétérans de la guerre en cours au nord.
Je concrétiserai le projet de création de 19 régions. Je ferai voter, dès mon élection, une loi qui transformera le poste administratif de gouverneur en un poste électif. Les premiers Gouverneurs élus au suffrage universel direct le seront avant la fin de l’année pour un mandat de quatre (4) ans. Un Conseil exécutif régional et un Conseil économique régional seront également élus au suffrage direct dans chaque région pour permettre une implication forte des populations dans la gestion des affaires publiques et locales. Les régions n’auront aucun pouvoir ni en matière de défense et de sécurité, ni dans le domaine des affaires étrangères », a ajouté le candidat Chouaïdou Traoré.
C’est en 1986 que Chouaïdou Traoré a obtenu son baccalauréat au lycée de Sikasso, après des études primaires et secondaires à l’école Tiéba de Sikasso. Titulaire d’un diplôme de reporter-journaliste et d’un BA en sciences politiques, Chouaïdou Traoré a suivi plusieurs stages de formation aux USA financés par le gouvernement américain travers l’Usaid et/ou l’ambassade des USA à Bamako. A ce titre, il a bénéficié des programmes suivants : US International Visitors ; Young African Leaders Project ; Séminaire de formation en Management à Pittsburg University ; plusieurs voyages d’études sur des thèmes variés (le système électoral américain ; la presse américaine ; les minorités aux USA ; les musulmans aux USA après le 11-Septembre, etc…)
De 1994 à 1996, Chouaïdou Traoré a été correspondant de presse à Washington DC, où il était accrédité auprès du National Press Club.
L’un des engagements du candidat est de mettre fin à la corruption et à la dilapidation des biens de l’Etat. À ce propos, le candidat déclare : « Je réduirai les charges de fonctionnement de l’Etat, tout en améliorant les conditions de travail et de vie des fonctionnaires. Je lutterai de toutes mes forces contre la corruption, en renforçant les structures de contrôle des services publics, en moralisant les dépenses de l’Etat. La justice travaillera d’arrache-pied et se saisira de tous les dossiers de mal gestion ouvert ces dix dernières années. En la matière, la Cour d’Assises sera permanente pour dire la loi grâce à des magistrats professionnels et à des jurys populaires. Nul ne sera au dessus de la loi ».

Journaliste, entrepreneur et diplomate
Le candidat Chouaïdou Traoré estime que nous devons apprendre à gérer avec efficacité le peu de ressources dont dispose l’Etat. Cette conviction s’est renforcée chez lui lorsqu’il a été nommé chef de poste consulaire à Djeddah.
En effet, de 2003 à 2010, Chouaïdou Traoré a occupé les fonctions de consul général du Mali en Arabie saoudite. Cette expérience de gestion des ressources publiques durant sept (7) années a renforcé ses convictions que les ressources publiques peuvent et doivent être gérées avec conscience et efficacité. Il promet de s’y employer dès qu’il sera élu.
Il promet également de soutenir les agriculteurs individuels et familiaux qui constituent la base de l’agriculture au Mali, en accordant la propriété foncière agricole aux paysans, en développant et en diversifiant le crédit agricole, en mettant en place une politique de mécanisation des moyens de productions agricoles, en modernisant les circuits de distribution.
C’est dans la presse que Chouaïdou Traoré a accompli, jusqu’ici, la plus large partie de sa carrière professionnelle.
Journaliste, rédacteur en chef et directeur de « L’Aurore » de 1990 à 1992, Chouaïdou Traoré a créé le journal « Nouvel Horizon » en 1992, puis « Le Soir de Bamako » en 1996, qui sont tout deux des journaux quotidiens qu’il continue de diriger. Il est également propriétaire d’une entreprise de communication, Cicom Group SARL, qu’il a créée en 2004. Il est aussi propriétaire d’une imprimerie, Cicom Imprimerie, qui a été installée en 2012.
Cette expérience de création et de gestion d’entreprise, le candidat entend en tirer les enseignements nécessaires pour développer et promouvoir le secteur économique privé et en faire le moteur du développement de notre pays, en soutenant la création d’entreprises et des emplois pour les jeunes.
Justement, la création d’emplois ainsi que le renforcement des moyens logistiques, humains des hôpitaux, de la police, de la gendarmerie et de l’armée sont des engagements que le candidat Chouaïdou Traoré promet de réaliser grâce à la réduction du train de vie de l’Etat et aux ressources additionnelles que son gouvernement va développer.
Le candidat est père de cinq (5) enfants dont trois (3) filles et deux (2) garçons. Les deux premières filles ont obtenu leur baccalauréat en 2011 et 2012 au lycée français de Bamako et poursuivent actuellement leurs études à l’Université de Paris 8 en France. La troisième fille est en classe de seconde (10e année dans le cycle malien) au lycée français de Bamako, tout comme le premier garçon, qui est en classe de 4e (8e année dans le cycle malien). Le dernier garçon est élève au primaire.
C’est dire que l’éducation et la formation revêtent à ses yeux une importance capitale. C’est pourquoi, il promet d’améliorer la qualité de l’enseignement, les conditions d’études des élèves et étudiants, ainsi que les conditions de vie des enseignants.
A ce titre, le candidat envisage d’introduire dans les programmes l’étude des langues étrangères et de l’informatique dès le 1er cycle fondamental, de sécuriser les conditions d’études, d’introduire des programmes de DEF et de bac professionnels, de créer une bibliothèque dans chaque école du Mali, de réintroduire l’uniforme au primaire et au fondamental sur l’ensemble du territoire national, etc…
Connu comme un gros travailleur, méthodique, intègre et sérieux, Chouaïdou Traoré est aussi un homme de foi, un musulman modéré et tolérant qui a fait le pèlerinage à la Mecque (Hadj) au moins huit (8) fois.
Il est marié depuis 22 ans à Hanane Kéita, écrivaine et auteur d’un roman (Femmes sans Avenir) et d’un essai (Et si on relisait le Coran), tous deux publiés chez L’Harmattan et La Sahélienne.
Le staff de communication de campagne pour le Mali
Email:campagnepourlemali@gmail.com

Lettre à mes compatriotes
Pourquoi je suis candidat a l’election du president de la republique de cette annee 2013
Mes chers compatriotes
Au sortir des évènements du 26 mars 1991, j’avais à peine 24 ans.
Le journal dont j’étais, à l’époque, l’un des fondateurs et le rédacteur en chef, l’historique « Aurore », avait été l’un des acteurs de ces événements du 26 mars.
Il était venu jouer, avec « Les Echos » et « La Roue », m’a confié quelques années plus tard Alpha Oumar Konaré, un rôle déterminant et décisif dans le combat que nos populations menaient depuis plusieurs décennies contre la dictature d’un homme et de son clan.
J’ai été profondément marqué par tous ces cris de désespoir et toutes ces aspirations que mes collègues et moi-même avions, à l’époque, transcrits dans les colonnes de l’ »Aurore ».
J’entends encore aujourd’hui, comme si elle avait eu lieu hier seulement, l’expression vive de joie, d’espoir de changement, d’aspirations à de meilleures conditions de vie, de travail de ces millions de maliens qui ont applaudi la rupture survenue le 26 mars 1991.
22 ans après, j’aurais 46 ans au mois de mai prochain.
Au cours de ces 22 années, j’ai été un observateur critique des actes que nos aînés, ceux-là auprès desquels nous nous étions battus contre la dictature, ont posés dans la gouvernance des affaires publiques.
J’ai été un témoin de leurs ambitions et, surtout, de leurs limites, de leurs échecs.
Puis, le putsch militaire contre la démocratie est arrivé le 22 mars 2013. Il est arrivé comme une sanction contre des actes maladroits que nos aînés ont posés.
Il est arrivé comme une vive réprobation à l’absence d’imagination, d’engagement, de responsabilité dont nos aînés ont fait montre en laissant l’injustice et l’impunité s’installer, en mettant en marge du développement social et économique de notre pays la frange jeune, dynamique et la plus importante de nos populations actives, en laissant la corruption, la gabegie, l’incompétence et l’inconscience prendre le dessus sur toutes les valeurs fortes qui ont constitué le socle de la nation malienne, depuis Ouagadou jusqu’au départ du dernier colon.
Le putsch du 22 mars a révélé une cassure en profondeur de la société malienne, une cassure née de multiples frustrations. D’où les soutiens divers dont ce putsch militaire a bénéficié, malgré l’instauration de la démocratie depuis vingt ans, malgré l’aversion que les populations de notre pays ont pour les coups d’Etat.
La fracture que le coup d’Etat du 22 mars 2013 a révélée doit être interprétée comme un appel profond de nos populations laborieuses et imaginatives au changement.

Un changement réel, profond, vrai.
Un changement dans la façon dont leurs dirigeants s’occupent de leurs intérêts, de leurs ressources, de l’avenir des plus jeunes, des conditions de vie des bras valides, des conditions de retraites de ceux qui ont tout donné à ce pays, de la place du Mali dans le concert des nations souveraines, respectées et dignes.
J’estime que ce changement auquel nos populations aspirent tant impose l’émergence d’un leadership nouveau, dont les pieds sont profondément enracinés dans nos valeurs et traditions et la tête immergée dans les concepts nouveaux de gouvernance, de développement social et économique, de modernisation des structures et pratiques sociales, des moyens de production.
Ce leadership nouveau doit être constitué par des hommes et des femmes, qui, comme le prophétisait Cheikh Hamidou Kane dans « L’aventure ambiguë », ont appris « à attacher le bois au bois » et qui, comme « Kerfa le fou » dans « Sous l’Orage » de Seydou Badian Kouyaté, possèdent une vision qui va au-delà de l’horizon et rêvent d’un Mali nouveau, moderne où l’équité et la justice permettent à chaque citoyen de notre pays d’aspirer, de prétendre et de jouir du meilleur pour lui-même et sa famille.
J’estime être un de ces hommes.
A 46 ans le 9 mai prochain, dont sept (7) années de gestion des affaires publiques comme consul général du Mali et seize (16) années comme journaliste et entrepreneur dans le secteur privé, j’estime avoir les qualités, les compétences et la vision nécessaires pour conduire le changement, pour conduire les Maliens et les Maliennes en dehors des crises majeures qui assaillent notre pays aujourd’hui.
Voilà pourquoi je suis candidat à l’élection du prochain président de la République de notre pays.
Mes chers compatriotes,
J’en appelle à votre soutien, pour que vous et moi, ensemble, nous nous engageons à bâtir dès aujourd’hui le Mali de demain, le Mali de nos enfants, le Mali où il fait bon vivre, où chaque malien a sa place, où chaque chef de famille peut soulever la tête, avec fierté et dignité, pour regarder les siens, les yeux dans les yeux.
Je vous appelle tous, vieux et jeunes, hommes et femmes, noirs ou blancs, tous citoyens de ce pays béni de Dieu, à vous joindre à moi pour entamer la marche vers la victoire, vers le succès. Le Mali a besoin de chacun de nous ici et maintenant, dès aujourd’hui.
J’ai besoin de chaque malien pour réussir le changement.
Que Dieu garde chacun d’entre vous pour vous-même et pour vos familles.

Chouaïdou Traoré
Candidat à l’élection du président de la République

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