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L’honorable Soumaïla Cissé lors de la 8eme conférence nationale de l’URD : «Au-delà de la pauvreté et l’insécurité, nos compatriotes sont tenaillés par la peur nourrie par le manque de vision»
Publié le samedi 25 novembre 2017  |  Aujourd`hui
Conférence
© aBamako.com par A S
Conférence nationale de l’URD
Bamako, le 19 novembre 2019 l`URD a tenu sa Conférence nationale au palais de la culture
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L’Union pour la démocratie et la République (Urd) a tenu, les 17 et 18 novembre, au Palais de la Culture, sa 8ème Conférence nationale placée sous le signe : ” Restaurer l’espoir “. Les travaux d’ouverture étaient présidés par le président du parti, l’Honorable Soumaïla Cissé, en présence des représentants de plusieurs formations politiques.
Après la projection d’un documentaire qui peint un tableau sombre de l’actuelle gouvernance, le président du parti de la poignée de main a enfoncé le clou avec un discours rappelant les tares et les dérives du régime IBK.



À l’entame de ses propos, l’Honorable Soumaïla Cissé a remercié les délégués présents à la 8ème Conférence nationale du parti. “Votre présence massive, imposante, enthousiaste et dynamique, prouve votre attachement indéfectible aux? valeurs de l’Urd comme définies par sa devise : Unité, Justice, Travail. Pour réussir ensemble demain, votre mobilisation plus que généreuse et solidaire vise à? proposer à? notre pays plus qu’une alternative, plus qu’une alternance, mais un véritable projet de gouvernance à travers un programme de développement solide et réaliste et un pacte national de solidarité? sociale et de justice égalitaire”, a-t-il déclaré.

Besoin d’une vision claire et affirmée pour plus d’équité et de justice sociale

Selon le chef de file de l’opposition, notre pays a besoin d’une vision claire et affirmée pour plus d’équité et de justice sociale. Aussi, dit-il, les résultats largement positifs obtenus depuis la dernière Conférence nationale par le remarquable travail de mobilisation et de formation prouvent, à souhait, que l’Urd poursuit inexorablement sa marche vers la victoire en 2018 pour le salut du Mali.

Il a saisi l’occasion pour rendre un vibrant hommage aux députés des groupes parlementaires de l’opposition (Vrd et Adp-Sadi) pour la pertinence de leurs interventions lors des plénières et dans les commissions de travail ainsi que leurs actions auprès de la Cour constitutionnelle et de la Cour suprême. “Je les félicite également pour leurs interpellations des ministres et leurs motions de censure contre le gouvernement. Ils ont fait largement honneur à l’opposition. Les Députés du groupe Adp-Sadi méritent véritablement notre respect et notre admiration” a-t-il martelé.

À ses dires, les présentes assises constituent une étape décisive dans la marche de l’Urd. “Cette année, nous avons invité les délégués statutaires et les élus venus de toutes les communes du Mali pour un dialogue large et direct avec la direction du parti sur des sujets d’actualité, notamment la dégradation continue de la situation sécuritaire, la situation sociale délétère, le retrait du projet de révision constitutionnelle, les élections locales et régionales, le débat relatif aux élections générales de 2018. Les élections communales de novembre 2016 ont prouvé, s’il en était encore besoin, la vitalité de notre parti”, a-t-il laissé entendre.

Évoquant la question relative à l’insécurité, il dira que notre pays se meurt à petit feu car la situation sécuritaire se dégrade chaque jour un peu plus. Aussi, ajoute-t-il, l’agriculture, la pêche, le commerce, le tourisme et l’artisanat sont devenus des activités en détresse sur une bonne partie du territoire national. Et de poursuivre que la corruption est endémique. Pour lui, la dernière reculade du gouvernement dans l’application de la loi sur la lutte contre la corruption illustre parfaitement le manque réel de volonté politique pour éradiquer ce fléau qui gangrène notre économie et pour lequel les plus pauvres payent un très lourd tribut. “Entre l’enfer du centre et du nord et le purgatoire du sud, que reste-t-il à notre peuple meurtri, trompé et ballotté entre les professions de foi sans lendemains et les promesses fallacieuses d’un avenir meilleur, sans cesse repoussé ?”, s’est-il interrogé.

Le chômage et l’exode des jeunes angoissent les familles

À en croire l’orateur, les affaires claniques et les dérives étatiques défraient l’actualité. Aussi, le chômage et l’exode des jeunes angoissent les familles, car la mauvaise et désastreuse gouvernance est criarde à travers la confiscation des médias publics tels l’Ortm, au profit du gouvernement et de la majorité présidentielle.

Il a également dénoncé les violences perpétrées contre les médias privés. Et d’ajouter que les actes de vandalisme contre la Radio Kayira de Koutiala et la disparition de notre confrère Birama Touré sont, selon lui, des menaces réelles sur la liberté de la presse dans notre pays.

D’après le président du parti de la poignée de mains, les populations du Nord ont perdu tout espoir quand elles ont vu partir, un à un, les représentants de l’État dans plus d’une centaine de localités, les abandonnant à leur triste sort et sans défense. “Une bonne partie de nos compatriotes déplacés à l’intérieur ou réfugiés dans différents pays ont perdu espoir et s’interrogent sur leur avenir en tant que membres d’une communauté nationale qui glisse dangereusement vers la partition et l’aggravation des conflits intercommunautaires”, a-t-il rappelé.

Les Maliens vivent dans une angoisse permanente

Avant de condamner le trafic en Libye de migrants originaires d’Afrique subsaharienne parmi lesquels des Maliens. Et d’inviter le gouvernement à diligenter des actions idoines pour mettre fin immédiatement à cette pratique digne d’un autre âge. “Aujourd’hui, les Maliens vivent dans une angoisse permanente car, au-delà de la pauvreté, la misère et l’insécurité qui les assaillent, nos compatriotes sont tenaillés par la peur du lendemain, peur largement nourrie par le manque de vision de nos dirigeants”, a-t-il renchéri.

Aux dires de l’Honorable Cissé, l’indécision, l’inaction et l’absence de vision sont les parents de l’échec de la gouvernance IBK. Ainsi, dit-il, la gestion d’un pays n’est pas un jeu de famille, encore moins un jeu de hasard car l’insatisfaction démocratique entraîne des colères engendrant le populisme et l’extrémisme qui apportent, tous deux, des réponses dangereuses à des questions véritables et légitimes. “Aujourd’hui, c’est donc notre survie même, en tant que nation libre et souveraine, qui est en cause. C’est pourquoi, chacun comprendra aisément qu’en 2018, notre pays aura besoin d’un choix décisif et clair du peuple malien”, a-t-il conclu.

Boubacar PAÏTAO

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