Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article



 Titrologie



L’Essor N° 7423 du 30/4/2013

Voir la Titrologie

  Sondage


 Autres articles


Comment

Politique

Interpellation du gouvernement sur la Feuille de route : échanges directs sur des préoccupations partagées
Publié le jeudi 2 mai 2013  |  L’Essor


© aBamako.com par A S
Questions orales à l`assemblée nationale:
Bamako, le 30 avril 2013. Les ministres de la défense et des anciens combattants, de la sécurité, du travail, de l`économie et des finances, de l`administration territoriale et de la décentralisation ont répondu aux questions des députés sur les élections et l`insécurité au Mali.


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Au cours de cette longue plénière de l’Assemblée nationale, il a été surtout question du dispositif de défense et de sécurité, du dialogue et de la réconciliation nationale, du retour des déplacés, de l’organisation des élections, de la situation à Kidal et de la défiance du MNLA. Trois mois après son adoption, la Feuille de route de la Transition était devant les élus de la nation mardi dernier. La mise en œuvre de ce document de la Transition était au cœur d’un débat qui s’est étalé sur toute la journée. Une demi-douzaine de ministres était face aux députés pour parler de ce qui a été fait, de ce qui reste à faire et des difficultés rencontrées.

Le ministre chargé des Relations avec les institutions avait à ses côtés ses collègues de la Défense et des Anciens combattants, de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire, de l’Economie, des Finances et du Budget, de l’Energie et de l’Eau.

Le 29 janvier dernier les députés adoptaient à l’unanimité une Feuille de route qui devait servir de boussole au gouvernement de Transition. Ce document s’articulait autour de grands axes, à savoir la reconquête des zones occupées et les préparations des élections. Mardi il s’est agi de faire le point de la situation devant la représentation nationale.

Deux notes introductives sur la situation sécuritaire et les préparations des élections suivies de réponses succinctes des ministres en charge de la Défense et de l’Administration territoriale ont précédé une longue séance de questions/réponses.

Depuis l’adoption de la Feuille de route, on peut constater la mise en place d’un dispositif de défense et de sécurité, de la Commission Dialogue et Réconciliation, le retour timide de nos compatriotes déplacés à l’intérieur ou dans les pays voisins, la fixation de la date des élections et la poursuite des préparatifs de l’élection présidentielle de juillet 2013. A côté de ces avancées, des inquiétudes demeurent notamment en ce qui concerne la non présence de l’Armée à Kidal, de la posture du MNLA, de la possibilité réelle à organiser les élections à la date convenue…

Comme on pouvait s’y attendre, les députés ont posé des questions essentiellement autour de ces préoccupations. Ils étaient nombreux à s’inquiéter de l’absence de l’armée nationale à Kidal et ne comprenaient pas la défiance du MNLA. « Quand est-ce que l’Armée va rentrer à Kidal ? ». Cette question est revenue à plusieurs reprises.

D’autres questions comme l’achat avorté de véhicules pour l’Armée par l’Autorité malienne de régulation des télécommunications et des postes (AMRTP), les difficultés des troupes sur le terrain, le fichier électoral, la possibilité d’organiser des élections dans un délai si court et le vote des Maliens déplacés, ont été largement abordées. Pour la totalité des intervenants, il était inconcevable d’admettre que les élections puissent être organisées sans la libération de Kidal.

Les membres du gouvernement se son relayés pour répondre aux préoccupations ainsi exprimées. Pour le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Yamoussa Camara, il y a une nette amélioration de la situation sécuritaire, même si, il est vrai, des difficultés demeurent. Les forces armées maliennes et leurs alliés poursuivent les opérations de sécurisation. Mais c’est une mission de longue haleine. Le retour du MNLA complique effectivement les choses.

Pour lui, il faudra bien un jour que ce mouvement dépose les armes et que l’Armée entre à Kidal. Le rôle de l’Armée, c’est de se préparer à cette éventualité. Les politiques sont dans leur rôle s’ils décident d’entamer des négociations et de la médiation pour éviter une confrontation qui de toutes façons ne fera que des victimes maliennes. Le ministre pense que d’ici la mi-mai, l’Armée pourra être à Kidal. Pour lui, il n’est pas envisageable de faire des élections sans Kidal, une partie intégrante du pays.

Le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire, Moussa Sinko Coulibaly est catégorique : les élections auront bien lieu en juillet. Son département est en train de tout mettre en œuvre pour organiser des scrutins les moins contestables. Tout sera fait pour que le plus grand nombre de citoyens prennent part au vote.

Le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile a détaillé toutes les actions de son département en faveur de la sécurité. Les agents sont en train de regagner les zones libérées, a expliqué le général Tiéfing Konaté. Son collègue de l’Economie, des Finances et du Budget a rassuré sur la disponibilité de fonds à financer l’effort de guerre. Enfin le ministre de l’Energie et de l’Eau, Makan Tounkara a répondu à des questions relatives aux coupures actuelles de courant. Il a détaillé les grosses difficultés auxquelles la société Energie du Mali est confrontée et qui empêchent cette société de couvrir les besoins du pays en électricité.

Après ces réponses qui ont visiblement satisfait les élus, une résolution a été adoptée à l’unanimité des 118 votants (voir encadré). Celle-ci sera adressée au Premier ministre.

Signalons qu’avant cette séance, le président de l’Assemblée nationale, Younoussi Touré avait présidé le vernissage d’une exposition photos sur un an de Transition en compagnie de l’ambassadeur des Etats-Unis dans notre pays, Mme Mary Beth Leonard.

A. LAM

 Commentaires