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Situation au Mali : Les mises en garde de Cheick Soufi Bilal Diallo
Publié le mardi 13 mars 2018  |  Le Malien
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© aBamako.com par Momo
Atelier de validation du rapport sur l`employabilité des diplômés et formés en langue arabe
Le CICB a abrité le Jeudi 27 Août 2015, l`Atelier de validation du rapport sur l`employabilité des diplômés et formés en langue arabe. Photo: Soufi Bilal
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Profitant d’une cérémonie de prière organisée par ses soins pour la paix et la réconciliation au Mali, Cheick Soufi Bilal a mis en exergue la place importante des religieux qui, selon lui, doivent tout d’abord faire des prières pour le pays. Il n’a pas non plus manqué de rappeler le contexte du pays qui, en ce moment, a besoin de paix et de réconciliation.

« Si nous abandonnons le Mali, ce sera à nos risques et périls. Si nous détruisons notre pays, quel héritage laisserons-nous à nos enfants ? », s’est-il interrogé. Selon lui, nous devons poser des actes pour la paix, la réconciliation et l’essor de notre pays. Il a dénoncé dans son intervention les magouilles des politiciens pour leur ascension au pouvoir mais le pire, selon lui, c’est quand un religieux se prête à ce jeu. Le rempart, le socle des citoyens étant les leaders religieux, il est inimaginable que ces derniers s’adonnent à de tels comportements. Cheick Soufi Bilal a déploré le fait que la plupart des leaders religieux soient des membres de partis politiques. « Mentir sur les gens dans le but de les nuire devient un fait banal quotidien dans notre pays, et les leaders religieux ont pris gout à cette mode », a martelé le guide spirituel. L’ascension au pouvoir ne doit pas devenir un fonds de commerce pour les leaders religieux. « Depuis la venue de notre président Ibrahim Boubacar Keita à maintenant, on ne remarque pas de changement. Le pays est confronté aux mêmes difficultés, ce qui est une situation inquiétante.

Mais des propos incitant à l’hostilité ne doivent pas être tenus par des leaders religieux en tant qu’éducateur, moralisateur, sensibilisateur. Et le fait qu’ils mettent en avant leurs intérêts personnels en abandonnant leur religion, leur pays est dévalorisant. Le Haut Conseil Islamique qui doit servir d’interface entre les religieux et le pouvoir public a délaissé totalement son rôle il y a longtemps à travers son président Mahmoud Dicko », dénonce Cheick Soufi Bilal Diallo, convaincu que le Mali est un pays où tout se sait à la vitesse de l’éclair. Les leaders religieux ne doivent pas se servir de l’islam pour le pouvoir ou encore pour de l’argent ! Soufi Bilal persiste dans ses convictions que le Haut Conseil Islamique n’a pas joué le rôle qui lui est assigné depuis la venue d’IBK au pouvoir. Pour lui, le pays ne se construira pas sans la participation de tous !

A.K

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