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CNCM : Du sang neuf au compte-Gouttes
Publié le mercredi 14 mars 2018  |  L’Essor
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Elle a maintenant raccroché la totalité de la performante génération 1979 de cinéastes du Centre National du Cinéma du Mali (CNCM), la structure d’Etat spécialisée dans le domaine du septième art, principal animateur de la production et de la réalisation de films au Mali.
Ces cadres, réalisateurs et cameramen, qui sont les auteurs durant les trois décennies passées de grandes œuvres cinématographiques, sont aujourd’hui des retraités, s’ils n’ont pas été arrachés à notre affection. Comme Abdrahamane Somé et Adama Drabo qui, recruté comme caméraman, s’est senti pousser des ailes dans la réalisation de films. Qui ne se souvient de «Ta Dona» ou «Tafé Fanga » qui ont été auréolés de bien de trophées dans de prestigieux festivals.
Les derniers cadres de la génération ont tiré leur révérence à la fin de l’année écoulée, parmi lesquels Ibrahim Touré, réalisateur du long métrage «Koussaw» (Tempête de sable), chef de la division production. C’est un film émouvant portant sur un drame familial, sur fonds de rébellion armée, couplée au djihadisme, qui s’est invitée depuis 2012 dans l’évolution sereine de la nation malienne en mettant le pays à feu et à sang.
La problématique de la relève demeure entière, tant on se hâte lentement pour la formation de jeunes cinéastes.
Le plus désolant, c’est qu’aucun étudiant n’est envoyé en formation depuis des décennies, ce que déplore le CNCM, mais aussi l’Union Nationale des Cinéastes du Mali (UNCM).
Le CNCM, est soumis à des contraintes de recrutement qui ne peut se faire que par le seul canal du concours d’entrée à la fonction publique. Le comble, c’est que le domaine cinéma ne figure pas dans les disciplines retenues pour le concours d’entrée à la fonction publique ces derniers temps.
Le département de la culture serait bien inspiré d’ouvrir une fenêtre pouvant permettre au CNCM de s’attacher les services de ces cadres partis à la retraite pour continuer à jouir de leur expérience.
C’est dans cette ambiance d’anorexie que la structure s’est attachée les services d’un jeune réalisateur, Bouna Chérif Fofana. Titulaire d’un master en droit économique et de gestion, il a fait d’abord ses premières armes en qualité d’officier de la police nationale. Mais, sa passion pour le septième art l’a poussé à intégrer le CNCM où il assure les fonctions de chef de la division production. Il n’a pas attendu cette opportunité pour s’adonner à la réalisation de films. Ses débuts sont consacrés aux courts métrages dont le premier, réalisé en 2006, se dénomme «Une partie de thé » puis suivent bien d’autres comme «La Faya», «La Mosquée et l’Église» qui est une contribution à l’éducation des enfants d’un couple de musulman et chrétienne. Il projette de réaliser un film sur l’orpaillage.
Tout le mal qu’on peut lui souhaiter c’est de se voir confier la réalisation d’un long métrage pouvant représenter le Mali au FESPACO. Ce sera peut-être pour les éditions futures, puisque celle de 2019 est déjà en chantier. Intitulé «Pari cheytan», son tournage est en cours d’achèvement sous la houlette de Assane Kouyaté, encore un membre de cette génération dorée.
Kabiné Bemba Diakité
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