Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article



 Titrologie



Le Canard Déchaîné N° 620 du

Voir la Titrologie

  Sondage


 Autres articles


Comment

Société

L’affaire Adama Sangaré se corse
Publié le mercredi 22 mai 2013  |  Le Canard Déchaîné


© aBamako.com par as (Photo d`archive)
3eme session du conseil du District de Bamako et remise de dons aux ressortissants du Nord du Mali
22/10/2012. Bamako. Conseil tenu sous la présidence du maire du district de Bamako Adama Sangare.


 Vos outils




Du fond de sa prison de Koulikoro, le maire du district voit, chaque jour que Dieu fait, la liste des plaintes déposées contre lui s’allonger. Et la mobilisation de ses victimes, estimées à 5.000 dans le seul district de Bamako, se renforce davantage.
L’espoir d’une libération conditionnelle d’Adama Sangaré s’éloigne petit à petit.
L’annonce de la prochaine libération conditionnelle du maire du district, faite la semaine dernière dans la presse, contre paiement d’une caution de 25 millions CFA est à lier à la mobilisation de ses victimes pour, disent –elles, que justice leur soit rendue.

Reçues, le week –end sur le plateau de la ‘‘Radio Klédu’’ par notre confrères Aboubacar Togola, les ‘ ‘victimes’’ du maire du district –avec à leur tête Mr Sambou Fané –ont mis à nu ce qu’ils appellent le ‘‘système Adama Sangaré’’.

Système qui, selon eux, a permis au maire du district de leur retirer leurs lots à usage d’habitation. Avant de les revendre à d’autres personnes.

« Le maire du district disposait d’une poignée d’hommes à sa solde. Ces derniers ont pour tâche de répérer, à travers la ville, toutes les parcelles à usage d’habitation. Même celles, dont les chantiers sont en cours. Une fois la liste en main, il fait appel à son géomètre pour faire de nouvelles lettres d’attribution portant les numéros de ces parcelles listées qu’il revend à d’autres au prix de 2 millions CFA pièce, voire plus », raconte une de ses victimes, au bord des larmes. Ou presque.
Interpellé une première fois, vendredi 22 février 2013, Adama Sangaré avait passé 72 heures dans les locaux de la Brigade d’Investigation Judiciaire (BIJ). Avant de regagner son domicile. C’était, dit –on, à cause d’un différend foncier qui l’oppose à une dame, dans le quartier Missabougou.
Mais l’espoir suscité, dans son entourage, par cette libération n’a été que de court durée. Le 9 mai, il est déféré à la prison de Souban, localité située à quelque 2 km de Koulikoro. Ce n’est pas tout. Lundi 6 mai, son bras droit, un certain Mama Traoré, y avait précédé son patron dans cette prison de triste réputation. Et le mercredi 8 mai, c’est le tour de son secrétaire général par intérim, Boureïma Mariko d’être placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Bamako où, il rejoint le maire de Kalabancoro : le sulfureux Issa Ballo.
Depuis, la liste des plaintes contre Adama Sangaré et ses collaborateurs ne cessent de s’allonger. Estimées, il y a peu, à quelques centaines, elles se chiffrent à 5.000. du moins, si l’on en croit ses victimes.

Leader de l’association des ‘‘victimes d’Adama Sangaré’’, Sambou Fané a, sur les antennes de ‘‘Radio Klédu’’ invité les uns et les autres à la mobilisation. Afin que justice leur soit rendue. « Nous croyons en notre justice, malgré tout ce qui se dit autour de cette affaire. Mais nous resterons mobilisés jusqu’à ce que chaque victime puisse rentrer dans ses droits », a t –il précisé.

De bonnes sources, la justice a décidé d’aller jusqu’au bout dans cette affaire.
Oumar Babi

 Commentaires