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Un parti politique malien en appelle à un front populaire pour libérer Kidal
Publié le mardi 28 mai 2013  |  APA




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Un influent parti politique au Mali, la Convention nationale pour une Afrique solidaire (CNAS) de l’ex-premier ministre Soumana Sako, en a appelé lundi à un vaste « front populaire » pour libérer Kidal des rebelles touaregs qui occupent cette ville du nord-est du pays avec des troupes françaises et africaines sans la présence de l’armée malienne.

La CNAS "invite instamment toutes les forces patriotiques, démocratiques et progressistes et nationales à se mobiliser solidairement et à se regrouper en un vaste Front populaire pour le sursaut national en vue de la libération totale, immédiate et sans condition de Kidal », indique un communiqué de la formation politique parvenue à APA.

Dans le texte, la formation politique affirme réagir aux récents propos du président français François Hollande qui, tout en exhortant à la tenue d'élections en juillet sur « tout le territoire malien », a implicitement écarté l'idée de présence de l'armée malienne à Kidal.

Selon le président français, ces élections devront avoir lieu avec l'administration civile qui serait alors déployée sous la seule surveillance de la force onusienne attendue dans le pays à partir du 1er juillet prochain.

Ces propos sont « mal inspirés », selon la CNAS qui rappelle que le Mali est « souverain » et qu'il ne sied donc pas à un autre Etat, fût-il un « partenaire hautement apprécié », de lui dicter la conduite à tenir vis-à-vis d'une « partie intégrante » de son territoire national.

Pour la formation politique, « l'intérêt stratégique de la France réside non pas dans des épanchements à l'égard des rebelles, « mais plutôt dans la restauration immédiate et sans condition de la souveraineté pleine et entière du Mali sur l'ensemble de son territoire ».

Au lieu d'en appeler à une « soi-disant formule politique destinée en fait à protéger » la rébellion et à soustraire Kidal de l'autorité gouvernementale, la France gagnerait plutôt à veiller à l'exécution des mandats d'arrêt lancés contre les chefs rebelles, poursuit la CNAS.

De la neutralisation des rebelles et de l'abandon de leur protection, y compris sous couvert du futur déploiement de casques bleus dans le pays, dépendront la sauvegarde et le renforcement de l'amitié entre les peuples français et malien, a averti le parti politique.

La déclaration de la CNAS intervient à la veille d'une visite que le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, entreprend ce mardi à Bamako pour tenter d'aplanir les divergences nées de la tenue d'élections à Kidal.

De son côté, la société civile malienne avait fermement rejeté la semaine dernière toute idée d'élections au Mali sans la présence de l'armée nationale à Kidal.

AT/od/APA

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