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CNOU : Le vigile emprisonné, le SGAL tabassé par des gendarmes
Publié le lundi 3 juin 2013  |  L’enquêteur




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Le Centre National des Œuvres Universitaires (CNOU) sis sur la colline de Badalabougou a connu le mercredi 25 avril 2013, un après-midi bouillant. Une altercation aurait opposé un vigile à un gendarme habillé en civile. Elle s’est soldée par l’arrestation du vigile de la structure et des coups de crosse assenés au Secrétaire Général du service.
En effet, selon le secrétaire général du comité syndical de la structure, Abdoulaye Amadou Coulibaly, le mercredi 25 avril 2013 aux environs de 15 heures, une jeune étudiante en compagnie d’un gendarme habillé en civile se sont présentés devant l’enceinte du CNOU sur une moto Djakarta. Le gendarme du nom d’Abdoulaye Somboro a garé sa moto sur l’espace réservé aux engins des travailleurs. Le vigile, Bourama Kané, l’orienta, lui en demanda de déplacer son engin vers le parking destiné aux usagers. Le gendarme habillé en tenue civile refusa d’obtempérer. C’est à ce moment que le vigile a tenté de déplacer l’engin lui-même. Ce que le gendarme n’a pas voulu. Ce dernier a ramené la moto à la même place, ce qui suscita une altercation violente entre les deux hommes.

Selon Abdoulaye Coulibaly alerté par le bruit, il est lui-même sorti de la salle de réunion pour s’imprégner de ce qui se passe dehors. Il trouva le gendarme hurlant sur le vigile et l’accusant de l’avoir agressé en tant que porteur d’uniforme. « J’ai moi-même déplacé la moto tout en tentant de calmer les esprits et d’orienter le gendarme » a-t-il affirmé. Peu de temps après, lorsque le directeur général adjoint tomba sur l’incident, il informa aussitôt le directeur général, lequel a immédiatement effectué le déplacement sur les lieux. Celui-ci sollicita un entretien avec le gendarme afin de calmer les ardeurs. Entre-temps, à leur grande surprise, au moment où le gendarme s’entretenait avec le colonel major Nouhou Sangaré, une dizaine de gendarmes envahirent la porte d’entrée du CNOU. Abdoulaye Coulibaly a affirmé qu’il a été montré par la jeune étudiante (amie ou copine) du gendarme comme l’agresseur de ce dernier. Qu’ils ont tenté manu militari de l’amener avec M. Soriba Cissé, chef de la section engagement et liquidation en service au CNOU. Qu’ils ont reçu des coups de part et d’autre, et que c’est garce à l’intervention de leurs collègues qu’ils ont été relâchés.

Notre interlocuteur indique que 48 heures après, soit le jeudi 31 avril 2013, sur plainte du gendarme, le vigile Bourama Kané a été mis sous mandat de dépôt par le tribunal de la commune 4 du District de Bamako, sans la moindre explication. La comparution du vigile est prévue pour le 7 juin prochain, donc il fera au moins 1mois en prison en attendant son jugement; sauf s’il demande une liberté provisoire qu’il n’est pas sûr d’obtenir, avec comme partie adverse un porteur d’uniforme. Aujourd’hui les collaborateurs, famille et amis du pauvre Bourama Kané fondent espoir sur la justice de notre pays. Le secrétaire général Abdoulaye Coulibaly dit avoir aussi introduit le vendredi 3 mai 2013, une plainte devant la même juridiction, contre Abdoulaye Soumboro et ses collègues du groupement d’intervention de la gendarmerie Nationale, Bamako rive droite. Affaire à suivre !
La Rédaction

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