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Lutte contre la corruption et la délinquance financière : Quand IBK et l’Imam Mahmoud Dicko embouchent dans la même trompette
Publié le dimanche 22 septembre 2019  |  Le Triomphe
Cérémonie
© aBamako.com par A.S
Cérémonie de présentation de vœux des notabilités au chef de l`Etat
Koulouba, le 29 décembre 2014. Les notabilités et les chefs religieux du Mali sont allés présenter leurs vœux de nouvel an au chef de l`Etat.
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La corruption qui a véritablement débuté après la chute du président Modibo Keita le 19 novembre 1968 s’est rapidement propagée comme une gangrène dans le corps physique du Mali. Elle est devenue un phénomène naturel qui ne gêne plus personne. Pourtant ce qu’on peut appeler une tragicomédie est devenu un vecteur pour occuper les plus hautes fonctions du pays. Sachant bien cela, le président de l’APCAM Bakary Togola n’a pas hésité à demander au Premier ministre de mettre dans la bouche des opposants un peu pour qu’il se calme. Ces propos expliquent à quel point le pays est infecté par la corruption.

Pour stopper la gangrène, le président El Hadj Ibrahim Boubacar Keita a décidé de mettre les pieds dans le plat en donnant carte blanche à la justice pour arrêter tous les délinquants financiers. Cette décision du premier Magistrat du pays a été accueillie avec enthousiasme. Pour soutenir cette croisade contre la corruption, la CMAS Coordination des Mouvements Associations et Sympathisants de l’imam Dickoa élevé la voix pour applaudir l’arrestation du patron des agriculteurs. Partant, elle a réitéré son soutien à la justice, si elle reste sur le chemin de la lutte contre ce fléau qui est comme la peste et le choléra.

Après son accession à la magistrature suprême, le président El Hadj Ibrahim Boubacar Keita avait promis de mener une lutte implacable contre la corruption. Cette promesse est en voie de concrétisation. La preuve la semaine dernière, c’est le tout puissant président de l’APCAM qui était considéré comme un baron intouchable du cercle présidentiel qui a été pris dans les mailles du filet de la justice. L’arrestation de Bakary Togola pour le détournement de plus de 9 milliards de FCFA appartenant aux cotonculteurs a provoqué un mouvement de panique dans les rangs. Pour que la justice mène à bien cette délicate mission, le président de la République a placé à la tête de la justice un dur à cuiren la personne de Malick Coulibaly. Il est un des rares magistrats qui est indépendant de l’argent sale. La preuve juge de paix à Kati, il a rendu le tablier pour ne pas céder à la tentation du fromage. Pour se faire épauler dans cette tâche du nettoyage de l’écurie d’Augias, il a fait appel à une autre gloire de la magistrature Mamadou Kassogue, un homme honnête qui se contente de son salaire de ses primes et autres indemnités. Le juge Kassogue ne sacrifie jamais la proie pour l’ombre. Avec ces deux hommes, les sangsues de la République ne pourront plus dormir tranquillement sur leurs lauriers. C’est à cause de la mal gouvernance que le Cherif de Nioro et plusieurs autres dignitaires religieux de toutes les confessions étaient en rupture de ban avec le régime du président IBK.Ce n’est ne pas une chasse aux sorcières a souligné un haut magistrat du pays, mais il s’agit plutôt de contraindre les grands commis à changer de comportement face aux derniers publics. L’ensemble des forces vives de la nation ont appelé à une union sacrée autour de la justice afin que le Mali inaugure une ère nouvelle en faisant de la corruption un acte passible de la peine de mort. La déclaration de la CMAS marque sans doute le début du rapprochement entre le président IBK, un nationaliste autoritaire quand, il s’agit de préserver les intérêts du Mali et l’ex-président du haut conseil islamique l’Imam Mahmoud Dicko. A la nouvelle de l’arrestation du puissant président de l’APCAM qui bénéficie à présent de la présomption d’innocence, les grosses cylindrées ont pris le chemin de Kolokaniqui est un haut lieu de la science africaine pour sans doute effacer les traces des sous détournés. D’autres bandits financiers ont préféré faire recours aux Marabouts pour des séances de « Kaloua » à la maison. Comme « on le dit si on est ne tue pas la chèvre d’autrui, la sauce d’autrui ne devient pas succulente. » Cela fait plus d’une semaine que les voisins de certains gros bonnets de la place ne payent pasde la viande, car il ya la viande de bœuf à gogo pour ne pas aller au gnouf de Bamako Coura.

OumouCisse
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