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Le Républicain N° 4668 du 30/7/2013

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Sauver le Mali
Publié le mardi 30 juillet 2013  |  Le Républicain


© Partis Politiques par DR
Présidentielle Malienne:tout Koutiala se dit prêt à conduire Modibo Sidibé à Koulouba.
Mercredi 24 juillet 2013.Mali, Region de Sikasso. Cercle de Koutiala. La population de la ville choisit Modibo Sidibé pour la présidentielle 2013.


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Le 8 juillet 2013 a occasionné une mobilisation sans précédent dans l’histoire des élections au Mali. Elle aura le mérite de relever le taux de participation dans notre pays. La compréhension des enjeux électoraux par les populations est une raison de cette forte mobilisation des Maliens. Ils ont voulu participer au choix du président pour lui conférer une légitimité populaire ne souffrant d’aucune contestation. Cependant l’arbre ne doit pas cacher la forêt, la poursuite de ce bel élan de fête électorale est aujourd’hui compromise par la publication des résultats partiels de bureaux ciblés, favorables à un seul candidat sur 27. Jamais aucun autre candidat n’a eu le dessus dans aucun des résultats distillés le soir du 28 juillet. C’est trop beau pour être vrai. C’est là où le show médiatique a pêché par inadvertance. C’est la porte ouverte à toutes les aventures. Il faut sauver le Mali avant qu’il ne soit trop tard.
De leur côté, les observateurs électoraux nationaux et de tous les horizons parlent le même langage : le vote s’est déroulé sans incident majeur, les irrégularités constatées sont mineures et n’entachent pas la régularité du scrutin. Ils sont nombreux, des milliers d’observateurs de diverses provenances, et repartis sur toute l’étendue du territoire, donc il n’y a aucune raison de ne pas les en croire. Mais quand l’Observateur en chef de l’OIF a mis en doute la nécessité d’un deuxième tour, en laissant croire que seul contre 27, un candidat pourrait avoir gagné, il provoque le courroux de certains candidats, notamment ceux du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR).
De son côté, la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE UE) conduite par Louis Michel s’est gardé de fermer la porte à toutes les éventualités : « La MOE UE observera les développements postélectoraux, en particulier la centralisation des résultats et la phase éventuelle du contentieux électoral, y compris le traitement des infractions électorales ». Elle n’a pas dit qu’il n’y aura pas un second tour.
B. Daou

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