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"IBK" affrontera Cissé au Mali lors d’un second tour le 11 août
Publié le samedi 3 aout 2013  |  Reuters


© aBamako.com par A S
Election présidentielle: Le candidat Soumaila Cissé en campagne à Bamako
Bamako, le 21 juillet au stade Modibo Keita. Le candidat de l`Union pour la République et le Développement (URD), Soumaila Cissé était en campagne après deux semaines passées à l`intérieur du pays.


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BAMAKO (Reuters) - L'ancien Premier ministre malien Ibrahim Boubacar Keïta est arrivé en tête de l'élection présidentielle du 28 juillet, mais il devra affronter l'ex-ministre des Finances Soumaïla Cissé au second tour le 11 août, a annoncé vendredi le gouvernement.

Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK", candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM), a remporté 39,24% des suffrages, contre 19,44% pour son rival Soumaïla Cissé, de l'Union pour la République et la démocratie (URD), a annoncé le ministre de l'Administration territoriale, Moussa Sinko Coulibaly.

Au second tour, les candidats arrivés en troisième et en quatrième position, respectivement Dramane Dembélé, de l'Adéma, et l'ancien Premier ministre Modibo Sidibe, pourraient cependant appeler à voter pour Soumaïla Cissé, avec qui ils forment une coalition, le FDR (Front pour la sauvegarde de la démocratie et de la République).

Amadou Koita, l'un des porte-parole de Cissé, qui avait menacé de contester les résultats s'il n'y avait pas de second tour, a déclaré que ces candidats avaient recueilli plus de 15%, ce qui met globalement la coalition FDR au même niveau qu'IBK.

La Cour constitutionnelle doit confirmer les résultats avant que le second tour ne puisse se tenir.

"COMBLER LE PETIT FOSSÉ"

Le taux de participation a atteint 51,5%, niveau le plus élevé jamais enregistré au Mali, signe de la volonté de la population de tourner la page du coup d'Etat militaire et des troubles dans le Nord, qui ont mis le pays à genou au cours des 18 derniers mois. Lors des précédents scrutins, la participation n'avait jamais atteint la barre des 40%.

Plus de trois millions d'électeurs n'ont cependant pas pris part au vote et 400.000 de ceux qui l'ont fait ont glissé des bulletins nuls dans l'urne, selon les résultats officiels.

Au Q.G de campagne d'"IBK", où les militants avaient espéré une élection de leur champion dès le premier tour, on faisait profil bas.

"Ne désespérons pas", a déclaré Abdoulaye Maïga, directeur de campagne d'Ibrahim Boubakar Keïta, à un groupe de sympathisants. "Tout ce qui reste à faire, c'est de combler le petit fossé qui nous sépare de la victoire", leur a-t-il dit.

Il s'agit des premières élections depuis le putsch militaire de mars 2012, qui avait été suivi de l'invasion d'une grande moitié nord du pays par des rebelles séparatistes touaregs et par des islamistes. L'armée française a déclenché en janvier l'opération "Serval", qui a permis la reconquête du nord du pays.

La peur d'une élection chaotique ne s'est pas concrétisée et les opérations de vote se sont déroulées en grande partie en bon ordre.

"La crise touche à sa fin(...). Il n'y aura pas de problème au second tour", a prédit vendredi le Premier ministre par intérim, Djanbo Sissoko, lors d'une visite en Côte d'Ivoire, après l'annonce des résultats.

"Nous ferons tout en notre pouvoir pour garantir un scrutin pacifique et un résultat qui sera accepté avant tout par la population malienne et aussi par les candidats", a-t-il dit.

David Lewis; Hélène Duvigneau et Eric Faye pour le service français

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