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L’Essor N° 17500 du 21/8/2013

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Mopti : les délestages, carburant de l’exaspération
Publié le vendredi 23 aout 2013  |  L’Essor




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Une partie de la population de ville de Mopti a battu le pavé mardi et mercredi. Le motif de la colère des marcheurs ? Les fréquentes coupures d’électricité auxquelles la ville est soumise actuellement.

Il y a quelques mois, la Venise malienne subissait des coupures intempestives et continues de courant. Mais pendant le mois de Ramadan, la distribution d’électricité avait retrouvé son niveau normal au grand bonheur des abonnés du réseau électrique. Mais à peine deux semaines après le Ramadan, les délestages ont repris de plus belle, suscitant incompréhension et colère au sein de la population.

C’est pour protester contre les coupures d’électricité que des gens ont donc investi la rue mardi et mercredi. Les marcheurs essentiellement constitués de jeunes voulaient qu’on leur explique les raisons des multiples coupures. La marche de mercredi a pris le départ sur terrain scolaire de Gangal avec comme destination la direction régionale d’EDM. Et les rangs des manifestants grossissaient au fur et à mesure de leur progression.

Parvenue à la Place des martyrs (ancienne Place de Sévaré), la marée de marcheurs a été stoppée par les forces de l’ordre. C’est donc là, que les manifestants ont érigé des barricades pour bloquer la circulation.

Un autre facteur que les organisateurs de la marche n’avaient sans doute pas pris en compte est la météo. En effet, aux environs de 10 heures, un vent violent a soufflé sur la ville. Du coup la majorité des manifestants s’est dispersée. Malgré les intempéries, les plus déterminés sont restés sur la place. Parmi ceux-ci, Moussa Cissé un menuisier métallique. L’on peut comprendre aisément la colère et le désespoir de celui-ci dont l’activité professionnelle est essentiellement liée à l’électricité. Il faisait naturellement partie des meneurs de la marche. Torse nu, un pneu usé en main, il encourageait ses camarades à renforcer la barricade érigée. « J’ai perdu trop de marchés à cause des délestages. L’électricité ne doit plus être un luxe. C’est un outil de travail. Que peut-on faire aujourd’hui dans une ville sans électricité ? », interpelle l’homme visiblement exaspéré.

Le directeur régional par intérim d’Energie à Mopti, Ali Sangaré, que nous avons rencontré assure que la société EDM est la première à regretter la situation actuelle, expliquant que beaucoup de facteurs concourent à celle-ci : la faiblesse des ressources propres d’EDM pour couvrir les charges, les difficultés financières de l’Etat qui est le principal contributeur de la société, les fréquentes pannes techniques sur les installations.

Selon Ali Sangaré, la centrale de Mopti consomme 55 000 litres de gasoil en 48 heures. Et à la difficulté de ravitaillement de la centrale en combustible s’est greffée une panne de transformateur à Sévaré. Ce qui a provoqué un ralentissement dans fourniture et la distribution de l’électricité.

Le responsable régional d’EDM assure que toutes les dispositions sont prises pour un retour à la normale qui surviendra dès l’arrivée du transfo et de la commande de carburant attendus. Les autorités régionales soutiennent la direction régionale de l’Energie pour trouver une solution viable au problème d’électricité.

D. COULIBALY

AMAP-Mopti

Koro : en manque d'électricite et d'eau potable

Toujours dans la Région de Mopti, la ville de Koro est plongée dans le noir depuis la semaine dernière. Jusque là, le service public de l’électricité se faisait en alternance entre deux parties de la ville. Mais depuis le 14 août, l’électricité n’était plus du tout disponible. Dans un communiqué diffusé sur les antennes des radios locales, la Société d’électrification Bankass-Koro (SEBK) qui distribue le courant dans la ville, expliquait que ses deux principaux groupes électrogènes étaient en panne.

Par ailleurs depuis quelques temps, les coupures d’eau sont de plus en plus fréquentes à Koro. Même l’hivernage n’y a rien changé. Beaucoup d’habitants de la ville se servent donc de l’eau des puits traditionnels dont la qualité est plus que douteuse.

En plus de la vétusté de son réseau de distribution d’eau, les machines de production la SEBK, qui assure également le service public de l’eau à Koro, seraient en panne.

M. NIANGALY

AMAP-Koro

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