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L’enquêteur N° 026 du

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Le Général Amadou Haya Sanogo depuis Ségou : ‘’IBK est notre Chef…je m’y plierai avec honneur et loyauté’’
Publié le lundi 26 aout 2013  |  L’enquêteur


© Autre presse par DR
Capitaine Amadou Sanogo


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En marge de sa visite dans la cité des Balazans le général Sanogo a donné une interview à la presse dans son domicile familial sis au quartier Darslam. Dans cet entretien il nous parle de sa promotion et de sa soumission au tout nouveau Chef suprême des armées. Lisez plutôt.
L’Enquêteur : Mon Général bonsoir. On vous a vu en famille très décontracté, quels sentiments vous animent de voir votre promotion de Général célébrée par vos proches, vos amis et connaissances, bref votre région natale, Ségou ?

Je vous remercie d’abord d’être venu, cet-après midi, effectivement, je suis comblé de joie. L’Etat malien m’a donné une promotion à travers son excellence, le Président de la République par intérim, le Pr. Dioncounda Traoré. Au-delà de ça, la fête de Ségou aujourd’hui est grandiose pour moi, grandiose parce que Ségou j’ai vécu, Ségou je vis et Ségou je vivrai. C’est une promotion pour toute l’armée. A Kati, la fête est célébrée par le commandant de la région militaire de Kati et aujourd’hui, c’est toute une ville, beaucoup d’autres chefs lieux de cercles qui se réunissent pour honorer mon humble personne. Je ne peux que me réjouir davantage. Au-delà de ça, je suis encore heureux pour un autre aspect, parce que quand on posait l’acte du 22 mars, on nous avait traités d’assoiffés de pouvoir, des militaires qui sont venus de nulle part, qui veulent venir s’approprier l’Etat, les instituions et les biens de l’Etat. Mais en son temps, nous avons dit que nous ne sommes pas venus pour ça, que les Maliens le savent ou pas, que les Maliens se rendent compte ou pas, vous saviez très bien comme moi qu’il n’y avait pas d’Etat et grâce à l’acte du 22 mars, le Mali a connu l’élection présidentielle exemplaire, estimée et appréciée. Aujourd’hui, nous sommes à Kidal. Je ne peux réellement me sentir qu’en homme heureux. Voilà ce qui m’anime aujourd’hui.



L’Enquêteur : votre promotion a fait couler beaucoup d’encre, certains estiment que vous avez sauté des grades. D’autres vous assimilent même à un élève de 6ème année qui a passé au Bac. Que répondez-vous ?

Je sais que même Dieu ne fait pas l’unanimité, l’histoire retiendra qu’un homme et ses camarades ont un moment donné mis un terme à la débâcle, au désordre et à la déliquescence de l’Etat. Si l’Etat malien, m’a honoré aujourd’hui à travers le président de la République; ce n’est pas le capitaine qui s’est donné le grade comme certains l’’ont fait. Je ne peux que me réjouir. Encore une fois je reprends, Dieu ne fait pas l’unanimité.



L’Enquêteur : le Mali vient de tourner une page de son histoire durant laquelle l’armée a pris une part active, avec l’élection d’un nouveau président de la République. Quelle lecture faites-vous de cette élection ?

Le nouveau président de la république; je l’ai dit en d’autres circonstances et je le dirai encore, le Mali a connu des élections exemplaires au moment où personne ne s’y attendait. C’est comme en matière de course de chevaux, on dira que c’est le gros outsider qui est sorti vainqueur. Mais c’est un gros outsider qui est serein, républicain, mature et rassembleur que ce Général n’a pas choisi; c’est le peuple malien qui l’a choisi lors d’une élection avec un taux de participation jamais vu. Je profite pour demander à l’ensemble du peuple malien, c’est une prière, à l’ensemble des forces armées et de sécurité, de se réunir comme un seul homme pour soutenir le nouveau Président. Il en a besoin, le Mali en a besoin, car on vient de loin.



L’Enquêteur : Mon général d’aucuns vous accusent d’être très actif et de tirer toujours les ficelles du pouvoir, maintenant que le nouveau Président est élu, quels sont vos rapports ?

Je suis un soldat républicain, je n’ai pas de relations avec le nouveau pouvoir. Au contraire, en tant que soldat de ce pays, on se soumet au nouveau pouvoir. On se soumet comme tout autre soldat. Si le nouveau président de la République démocratiquement élu, juge nécessaire de me mettre là où il le souhaite pour être encore utile à mon pays, je m’y plierai avec honneur et loyauté. S’il ne le juge pas nécessaire, je resterais chez-moi ou irais aux champs en attendant que d’autres besoins nécessitent que le chef suprême des armées, mon chef (le Président IBK) fasse appel à moi.

Entretien réalisé par Harber Maiga depuis Ségou

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