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L’Indépendant N° 3336 du 6/9/2013

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Sortie de crise au Mali et paix définitive dans le Sahel : Une rencontre de haut niveau ce lundi à Tunis
Publié le samedi 7 septembre 2013  |  L’Indépendant


© aBamako.com par A S
Coopération: audience accordée par le chef de l`Etat par intérim à Michel Reveyrand de Menthon .
Bamako, le 18 avril 2013 au palais de Koulouba. Le président Dioncounda Traoré a reçu en audience l`ancien ambassadeur de France au Mali de 2006 à 2011, Mr Michel Reveyrand de Menthon nommé représentant spécial de L`Union Européenne pour la région du sahel


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unis accueille les 9 et 10 septembre 2013 une réunion de haut niveau entre les responsables du dossier malien et les spécialistes ouest-africains et internationaux des évolutions politiques et sécuritaires dans le Sahel-Sahara. L’objectif de la rencontre est de faire un examen critique des réalités et des réponses régionales et internationales à la crise du Mali et du Sahel-Sahara, prendre la mesure des défis à venir et identifier les réponses nécessaires. La réunion est co-organisée par le Centre 4S, le Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD) et l’Institut International pour la Paix (IPI).
Après une élection présidentielle paisible en présence de nombreux observateurs, Ibrahim Boubacar Keita a été élu et sa victoire reconnue par tous les protagonistes. Après la prise de fonctions du nouveau président, experts et observateurs avertis, mais aussi rebelles, trafiquants et jihadistes peuvent se demander : et après?

« Les crises de la région sahélienne ont été et restent profondes. Elles ont précédé l’effondrement du Mali en 2012 et ne finiront pas automatiquement avec le retour de la légitimité par les urnes dans ce pays » rappellent les organisateurs qui ajoutent : « les défis pour le Mali demeurent énormes, tandis que l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb vivent sous la menace permanente d’attaques terroristes pour lesquelles leurs Etats sont peu préparés « .

« Les causes et les interconnexions des problèmes (violences armées, trafics divers, chômage des jeunes, crise de la démocratie représentative et retribalisation des États) doivent être explicitées comme doit être reconnue la nécessité d’une mutualisation des moyens sécuritaires des États de la CEDEAO et du Maghreb « .

Les organisateurs rappellent que «l’effondrement du Mali a révélé les déficits des arrangements de sécurité régionaux et confirmé la nécessité d’ouvrir ceux-ci à de nouveaux partenaires. L’établissement de ces partenariats doit être envisagé avec des États, à même d’aider à protéger l’intégrité territoriale des États menacés, y compris hors zone, voire à l’extérieur du continent».

Comment consolider les acquis de l’élection présidentielle, les résultats de l’opération Serval, les accords de Ouagadougou et le déploiement de la Minusma ? La réunion de Tunis permettra une discussion libre et franche sur les moyens à mettre en œuvre pour : aider le nouveau gouvernement et la communauté internationale à gérer les sujets structurels sans céder aux seules exigences de l’urgence ; faire respecter par les parties l’ensemble des engagements pris lors des accords de Ouagadougou et rebâtir de nouvelles relations de confiance entre Maliens, y compris au travers des travaux de la Commission Dialogue et Réconciliation ; assurer la mobilisation et les déboursements effectifs et responsables des contributions de 3.4 milliards d’euros annoncés par les « amis du Mali « le 15 mai dernier lors de la conférence de Bruxelles ; éviter que le retrait partiel ou total des troupes françaises de l’opération Serval ne laisse un vacuum sécuritaire et donc assurer une bonne coordination entre ce retrait et le déploiement des forces onusiennes de la MINUSMA et la restructuration des forces maliennes.

« Les crises de la région du Sahel-Sahara ne commencent ni ne finissent au Mali « .Plusieurs stratégies régionales et internationales ont tenté de traiter ces problèmes d’une façon intégrée. La réunion de Tunis portera un regard critique sur ces stratégies, y compris la nouvelle stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel.

De nombreuses personnalités sont attendues à Tunis pour un débat libre et ouvert. Il s’agit de Tiéman Coulibaly, ministre des Affaires étrangères du Mali, Marou Amadou, Ministre de la Justice du Niger, Albert Koenders, Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Mali, Robert Piper, Coordinateur humanitaire pour le Sahel, le Général Makoko, adjoint de la Mission de la Commission de l’Union Africaine au Mali, Michel Reveyrand de Menthon, Envoyé Spécial de l’Union Européenne pour le Sahel, Najim el Hadj Mohamed, Secrétaire Exécutif de la Stratégie Nationale Sécurité Développement du Niger, Christophe Guilhou, Directeur de la Paix, de la Sécurité et des Droits de l’Homme de l’Organisation Internationale de la Francophonie. D’autres experts en géopolitique seront présents à Tunis.

Bruno D SEGBEDJI

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