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Un véhicule avec près d’une tonne d’explosifs détruit dans le nord du Mali (militaires)
Publié le jeudi 12 septembre 2013  |  AFP


© AFP par DR
Crise au nord du mali : un véhicule explose près d’un camp français à Kidal
Jeudi 21 février 2013. A Kidal, à 1.500 km au nord-est de Bamako. Un "véhicule est arrivé en filant vers le sud-ouest" de la ville et "a explosé à environ 500 mètres du camp occupé par les Français et les Tchadiens


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BAMAKO - Les soldats français déployés au Mali ont découvert cette semaine et détruit un véhicule contenant près d’une tonne d’explosifs dans une zone de l’extrême nord-est du pays, ont indiqué jeudi soir à l’AFP deux sources militaires malienne et africaine.

Un responsable de l’armée malienne joint à Gao, la plus grande ville du Nord, a expliqué que le véhicule était "bourré d’explosifs" et "couvert d’une bâche", avec "un camion suspect à côté", lorsqu’il a été découvert par les Français, intervenant militairement au Mali depuis janvier 2013.

Le véhicule aux explosifs "était garé dans une forêt à plus de 100 km à l’ouest d’Anéfis", localité entre Gao et Kidal (extrême nord-est), "les Français (l’) ont détruit" de même que le camion suspect, a dit ce responsable militaire malien ayant requis l’anonymat et qui n’a pas fourni plus de détails.

Une source militaire africaine membre de la Minusma, la force de l’ONU ayant pris en juillet le relais de la force panafricaine Misma, a confirmé la découverte et la destruction d’un véhicule "contenant environ une tonne d’explosifs dans le nord du Mali".

Selon elle, il s’agissait d’un pick-up. "Le véhicule appartenait aux jihadistes infiltrés. C’était sûrement pour commettre un attentat", a-t-elle estimé, sans plus de détails.

Plus tôt jeudi, à Paris, l’état-major de l’armée français avait indiqué que lors d’une opération de contrôle, les soldats français qui agissent en soutien de l’armée malienne et de la Minusma ont découvert "un véhicule qui pouvait servir d’engin explosif" à l’ouest d’Anéfis ainsi que des stocks d’armes et d’explosifs artisanaux.

Le nord du Mali a été occupé une grande partie de 2012 par des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, qui s’étaient dans un premier temps alliés à des rebelles touareg avant de les évincer. Les jihadistes ont été chassés à leur tour à partir de janvier 2013 par l’intervention militaire lancée par la France, ensuite appuyée par des troupes africaines, toujours en cours.

La France a annoncé jeudi avoir commencé cette semaine à alléger son dispositif militaire dans le nord du Mali en retirant environ 20 véhicules blindés de la zone de Tessalit, localité située près de la frontière algérienne à 250 km au nord de Kidal.

De même source, 3.200 soldats français demeuraient actuellement au Mali, mais l’objectif est de réduire ce nombre à un millier fin 2013.

Ces annonces interviennent au lendemain d’un accrochage entre militaires maliens et des hommes armés dans une localité du nord-ouest, Léré, proche de la frontière mauritanienne.

L’armée malienne a indiqué être tombée sur des "bandits armés" lors de patrouilles lancées en raison de la recrudescence de vols de bétails ou autres délits, alors que les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) soutiennent que leurs hommes ont été attaqués par les militaires maliens.

Chacune des deux parties évoque un bilan défavorable au camp adverse.

Un responsable du ministère malien de la Défense a déclaré que trois militaires ont été blessés, trois "bandits armés" tués et une dizaine capturés, tandis que le MNLA a soutenu avoir tué plusieurs soldats maliens et n’enregistrer dans ses rangs que deux blessés.

Ces développements sur le terrain se produisent à une semaine d’une cérémonie prévue à Bamako, le 19 septembre, en présence de nombreux chefs d’Etat, pour marquer l’élection d’Ibrahim Boubacar Keïta comme président.

Vainqueur du second tour de la présidentielle du 11 août, M. Keïta a prêté serment le 4 septembre pour un mandat de cinq ans.

sd/cs/ob

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