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Bamako célèbre son nouveau président, le Mali lié à ses alliés "par le sang"
Publié le jeudi 19 septembre 2013  |  AFP


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Festivités marquant l`Investiture du Président IBK
Bamako, le 19 septembre 2013 au Stade du 26 mars. Le Président Ibrahim Boubacar Keita a fêté en compagnie de ses pairs venus d`Afrique et d`Europe, son investiture à la magistrature suprême du Mali.


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Le nouveau président malien a fêté jeudi devant près de 50.000 personnes à Bamako le début de son mandat, reconnaissant la dette "d’honneur et de sang" du Mali envers ses alliés français et africains qui ont balayé les islamistes dans le nord du pays.

Elu en août dernier et après sa prestation de serment le 4 septembre, Ibrahim Boubacar Keïta a été officiellement investi au cours d’une cérémonie "populaire" et festive dans un Stade du 26 mars plein à craquer.

Devant ses invités, le président français François Hollande et une
vingtaine d’autres chefs d’Etat africains, M. Keïta a remercié les pays ayant participé à l’offensive lancée en février contre les groupes islamistes qui occupaient le nord du Mali.

Bamako est désormais lié à ces alliés par "un pacte d’honneur et un pacte de sang", a-t-il lancé, réitérant les engagements pris lors de sa prestation de serment d’oeuvrer en faveur de la réconciliation, de la bonne gouvernance, et de lutter contre la corruption.

"Nous avons gagné cette guerre!", a déclaré pour sa part le président
Hollande, arrivé à la mi-journée à Bamako. "Nous sommes à son aboutissement, car c’est une victoire, une grande victoire pour le Mali que nous fêtons aujourd’hui", a-t-il estimé.

"Aujourd’hui, le Mali a pris son destin en main, il a choisi son
président", a-t-il ajouté, assurant que Paris "restera aux côtés du Mali" tant qu’il sera menacée et l’accompagnera vers la réconciliation et le renouveau économique.

"La gangrène demeure et peut revenir"

La France a été le fer de lance d’une intervention militaire internationale toujours en cours, ayant permis de chasser du Nord malien les groupes jihadistes qui ont occupé cette région pendant plusieurs mois en 2012.

Parmi les chefs d’Etat présents jeudi à Bamako, figuraient le Tchadien Idriss Deby Itno, dont les troupes (2.000 hommes) ont été, avec les Français, en première ligne dans les combats violents contre les jihadistes; l’Ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao); et le roi Mohammed VI du Maroc, qui se déplace rarement pour ce genre d’évènement.

Tous trois se sont exprimés à la tribune et ont félicité M. Keïta pour son élection, l’encourageant face à l’ampleur de sa mission.

M. Deby Itno a lui aussi estimé que son pays est désormais lié au Mali par "un pacte de sang", alors qu’au moins 38 soldats tchadiens sont morts au combat contre les islamistes.

Les "terroristes" ont été vaincus, "mais la gangrène demeure et peut
revenir à tout moment", a-t-il mis en garde.

Pour Mohammed VI, dont les déplacements sont rares sur le continent, le Mali a traversé la crise et organisé une présidentielle avec succès, donnant "la réponse la plus judicieuse aux errances (...) des radicaux et extrémistes de tous bords".

Profitant de son séjour de quelques heures au Mali, François Hollande et plusieurs de ses homologues africains se réuniront pour un mini-sommet sur la Centrafrique, pays qui sombre inexorablement dans le chaos depuis la prise du pouvoir par la coalition rebelle du Séléka en mars dernier.

La Centrafrique en invité surprise

La France veut à cette occasion "encourager" le Tchad, le Gabon et le Cameroun -principaux contributeurs de la force actuellement en cours de déploiement en Centrafrique sous l’égide de l’Union africaine-, selon l’entourage du président français. L’idée est de "permettre à cette force de s’appuyer sur une résolution du Conseil de sécurité", a-t-on ajouté de même source.

Cette fête en grande pompe est perçue par beaucoup de Maliens comme une manière de rendre hommage "en terre malienne" à François Hollande pour l’engagement militaire français qui, selon certains d’entre eux, les a "extraits d’entre les cuisses d’un éléphant".

Au plus fort de son opération baptisée Serval, la France a déployé jusqu’à 4.500 militaires au Mali. Elle y compte aujourd’hui environ 3.200 hommes et prévoit de réduire ce nombre à un millier à la fin de l’année.

Un allègement du dispositif français qui suscitait quelques craintes dans certains milieux au Mali, où la sécurité est un des défis des nouvelles autorités maliennes, avec en toile de fond les velléités autonomistes des Touareg.

Anciennement alliés aux groupes islamistes, leur offensive éclair contre l’armée en janvier 2012 dans le nord du pays avait ouvert la voie à la crise.

En plus de la réconciliation nationale, les nouvelles autorités devront également redresser le pays dont l’économie a été ruinée par la crise, pouvant compter en cela sur l’aide de la communauté internationale qui a promis en mai au Mali une aide massive de 3,2 milliards d’euros.

Autre mission en vue: l’organisation d’élections législatives, fixées cette semaine par le gouvernement à novembre et décembre, décision contestée par des partis qui ont dénoncé une absence de concertation.

bur-cs/hba

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